
Tout au long du film, Mathilde essaiera de démêler le fil qui la ramènera à son fiancé ou qui, si elle ne le retrouve pas, lui servira à se pendre. Elle découvre dans sa recherche passionnée un nom : Bingo Crépuscule, qui la mènera jusqu'aux anciens camarades de guerre de son fiancé. Tous les souvenirs qu'ils lui rapportent, les bons comme les mauvais, lui font remonter des émotions et des passions qui ne lui permettront plus de vouloir renoncer. Elle fera des rencontres inattendues, celles d'hommes brisés qui ont tout perdu dans la guerre, ou encore celle d'une femme dont la volonté de se venger de la mort de son fiancé la pousse jusqu'à l'échafaud.

Une esthétique surprenante entre guerre et romance
Entre histoire d'amour et film de guerre, nos sentiments balancent. Ce qui est certain, c'est que le réalisateur Jean-Pierre Jeunet (voir aussi le très célèbre Amélie Poulain) nous offre une fois de plus un film d'une esthétique surprenante. Une aventure formidable où l'on découvre que décidément l'amour d'adolescence est la plus belle des histoires, une histoire impérissable.
Une critique de l'orgueil militaire
Toutefois, on y trouve aussi quelques critiques à l'égard des hauts dirigeants qui, par leur orgueil et leur condescendance, sacrifient des hommes qui se sont battus pour la patrie. On comprend alors encore mieux que la guerre n'est pas une bonne chose, et qu'au lieu de trouver des idées pour une nouvelle guerre, il faudrait en inventer pour que la paix subsiste et que tous les massacres finissent.