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Cinéma

The Eye

The Eye fait sursauter grâce à une réalisation nerveuse, mais s'essouffle vite. Un film d'horreur asiatique efficace sans originalité.

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Mann est une jeune aveugle qui retrouve la vue suite à une greffe de cornées. Sa joie se transforme peu à peu en cauchemar quand elle réalise qu'elle voit ce que personne d'autre ne perçoit : des êtres mystérieux, des ombres qui n'apparaissent que dans ses yeux. Gloups, serait-ce des fantômes ? Et les cornées qu'elle porte désormais, elles viennent d'où au fait ?

The Eye : un scénario inspiré du « Sixième Sens »

Si le scénario vous rappelle quelque chose, c'est normal : la similitude avec « Le Sixième Sens » est flagrante ! Mais si l'intrigue se ressemble, le film ne poursuit pas le même objectif. Alors que « Le Sixième Sens » misait sur une peur sobre et montante, « The Eye » s'apparente plus à un tour de manège, avec des phases tranquilles et des poussées subites d'adrénaline. Et si le film remplit parfaitement son contrat sur ce point, on ne peut qu'être déçu par son manque d'originalité et par l'essoufflement vers la fin...

Une ambiance horrifique plus « choc » que psychologique

À première vue, le film semble se rapprocher des « The Ring » et autres « Dark Water ». Pourtant, « The Eye » s'en démarque largement par un traitement beaucoup plus « choc », plus speed et moins psychologique. Là où « Dark Water » jouait sur le hors-champ et une ambiance glauque, « The Eye » opte pour des images où l'horreur est bien visible et une bande-son qui stresse le spectateur de façon brutale. Le générique d'intro, très réussi, résume bien cet état d'esprit : des images en « flash », la pellicule qui brûle à l'écran et une phrase choc : « Accrochez-vous ! ».

Une réalisation efficace mais répétitive

De fait, les deux premiers tiers du film sont d'une grande efficacité : la tension monte progressivement à mesure que l'héroïne retrouve la vue. La réalisation et l'ambiance sonore sont particulièrement travaillées, et réussissent à faire sursauter le spectateur plusieurs fois, horrifié de voir la pauvre fille harcelée par de méchants spectres ! L'actrice principale est très convaincante dans son rôle, et plus globalement, les acteurs ne surjouent pas, contrairement à certains films asiatiques.

Cependant, « The Eye » s'essouffle dès l'instant où l'héroïne cherche à comprendre l'origine de ses visions et de ses cornées. En effet, dès qu'il s'agit de raconter une histoire sans effets horrifiques, les frères Pang (à peine connus en France grâce à Bangkok Dangerous) perdent le spectateur, face à un récit qu'ils ne parviennent pas à rendre passionnant. Quant au climax final, tous ceux qui auront vu la bande-annonce savent déjà ce qui s'y passe ! Merci les gens du marketing, grâce à vous, on a droit à un résumé du film en 2 minutes chrono (j'en ris, mais ça énerve vraiment) !

The Eye révolutionne-t-il le genre ?

Ce final peu passionnant démontre surtout le manque flagrant d'imagination des réalisateurs. Effectivement, le film est efficace dans la poussée d'adrénaline, mais ce stress repose sur une seule technique utilisée à dix reprises : gros silence, on ne voit rien, et paf ! D'un coup, le son hurle, on découvre un corps décharné en gros plan... forcément, on flippe. Efficace, purement et simplement. De même, la réalisation est pleine de clins d'œil à d'autres films : en témoigne ce gros plan d'une étincelle qui met le feu aux poudres (enfin... aux gaz), tout droit sorti de Fight Club.

Bref, « The Eye » est un film qui plaira aux spectateurs qui veulent jouer à se faire peur, mais ne risque pas de révolutionner le cinéma fantastique !

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cypher22
cypher22 @cypher22
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