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Cinéma

The Blues Brothers

Jake et Elwood, le duo mythique né du Saturday Night Live, ont conquis le monde avec leurs films cultes. Entre cascades légendaires et légendes de la soul, découvrez l'univers des Blues Brothers.

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Voici un article entièrement dédié aux rois du blues, du rhythm 'n' blues, de la soul, de la pop, du rock et de la country music. Car c'est l'un des seuls groupes à pouvoir se vanter d'avoir puisé dans tous ces répertoires, brillamment de surcroît. Tout d'abord, penchons-nous sur les deux films...

The Blues Brothers (1980) : le film culte

Comédie musicale | Durée : 2h10 (de bonheur)
Réalisateur : John Landis
Scénario : John Landis et Dan Aykroyd
Année : 1980

Distribution :
- John Belushi : Jake Blues
- Dan Aykroyd : Elwood Blues
- Cab Calloway : Curtis, de l'orphelinat
- James Brown : le révérend Cleophus James
- Carrie Fisher (Princesse Leia !) : la femme mystérieuse
- Henry Gibson : le chef des néo-nazis
- John Lee Hooker : Street Slim
- Aretha Franklin : la propriétaire du « Soul Food Café »
- Ray Charles : Ray, le vendeur d'instruments de musique
- Twiggy : la femme à la Jaguar
- Steven Spielberg : le receveur d'impôts
- Frank Oz : le contrôleur judiciaire
- Charles Napier : Tucker McElroy

Sans oublier l'orchestre du Blues Brothers Band : Lou Marini, Matt Murphy, Steve Cropper, Donald Dunn et Willie Hall, sans qui rien n'aurait été possible...

Résumé de l'intrigue

Aujourd'hui, Jake Blues sort de prison. Son frère Elwood l'accueille à sa sortie pour l'emmener illico presto chez la sœur de l'orphelinat dans lequel ils ont grandi. L'heure est grave : l'orphelinat manque d'argent et s'il ne trouve pas 5 000 $ pour renouveler le bail, l'établissement sera rasé. Qu'à cela ne tienne, Jake et Elwood, aidés de leur père fictif Curtis, décident de reformer leur fameux groupe de musique et de se produire sur scène pour réunir la somme demandée. Ils vont donc devoir trouver des « arguments » pour convaincre leurs anciens amis de poursuivre leur carrière musicale et d'abandonner leurs jobs actuels.

L'origine et le succès du groupe

Révélés en 1977 aux États-Unis par le « Saturday Night Live », ce duo de chanteurs-comédiens explose l'année suivante en sortant leur premier album « Briefcase Full of Blues », vendu à plus de deux millions d'exemplaires, rien qu'aux États-Unis. Leur album doit en partie son succès à la reprise de « Soul Man », déjà un classique à l'époque. Ce titre est écrit par David Porter et Isaac Hayes (la voix de Chef dans South Park, ou, si vous préférez, le chanteur de « Shaft »).

Deux ans après ce succès, c'est donc sur le grand écran qu'on les retrouve, toujours avec leurs lunettes, chapeaux et costumes noirs, désormais marque de fabrique. Le film dispose d'un budget, à l'époque, de 27 millions de dollars. Il fait un carton partout dans le monde, et la bande originale reste l'une des mieux vendues à ce jour, avec pas moins d'un million d'exemplaires vendus en France.

Après un troisième album en live et les quelques apparitions de John Belushi dans des films tels que « 1941 » de Steven Spielberg, les Blues Brothers doivent arrêter la scène après le décès de John, en 1982, par overdose. C'est un coup dur pour Dan Aykroyd, qui fut son ami en dehors du groupe. Dan continue donc sa carrière d'acteur avec un certain succès, enchaînant les films (Ghostbusters, Un fauteuil pour deux...)...

Guest-stars et caméos

Le film doit aussi son succès au nombre incroyable de guest-stars prêtant leur image le temps d'un morceau. De James Brown à Aretha Franklin, en passant par John Lee Hooker ou Ray Charles, tous y passent.

Mais il n'y a pas que des chanteurs : on retrouvera les regrettés John Candy et Kathleen Freeman, mais aussi Frank Oz — le type qui s'occupe des marionnettes d'Hollywood, comme les Muppets, mais aussi Yoda ! On y croise aussi Steven Spielberg et le réalisateur John Landis (qui réalisa le clip « Thriller » de Michael Jackson).

Anecdotes sur le tournage

Ce film figurait dans le Guinness Book pour avoir le record de carambolages dans une production cinématographique, mais il n'a pas tardé à être détrôné par une autre production... Et pour poursuivre dans les anecdotes, on notera aussi que les prénoms des frères Blues (Jake et Elwood) sont en fait des noms de villes dans lesquelles le film fut tourné.

Ah, il y a aussi cette histoire de cascade avec une voiture dans la ville de Chicago... Dans un passage du film, des néo-nazis se retrouvent en effet à hauteur de gratte-ciel et font une chute de plusieurs centaines de mètres. Étant donné que les techniques par ordinateur n'étaient pas très poussées à l'époque, la voiture fut effectivement lâchée à cette hauteur, en pleine ville. La production a donc passé plusieurs jours à récupérer toutes les autorisations possibles pour réaliser la cascade.

Voilà donc un film culte, à voir absolument, tant pour le scénario que pour la musique. Si vous avez des préjugés contre les comédies musicales, c'est le moment de changer d'avis...

Blues Brothers 2000 : la suite

Comédie musicale | Durée : 2h03 (toujours de bonheur)
Réalisateur : John Landis
Scénario : John Landis et Dan Aykroyd
Année : 1998

Distribution :
- John Goodman : Mack McTeer / Mighty Mack Blues
- Joe Morton : Cab Blues
- J. Evan Bonifant : Buster Blues
- Dan Aykroyd : Elwood Blues
- James Brown : Révérend Cleophus James
- Aretha Franklin : Mme Murphy
- Frank Oz : Warden
- B.B. King : Malvern Gasperon
- Kathleen Freeman : Mère Mary Stigmata
- Matt Murphy : Matt « Guitar » Murphy
- Lou Marini : « Blue Lou » Marini
- Donald Dunn : Donald « Duck » Dunn
- Steve Cropper : Steve « Le Colonel » Cropper
- Tom Malone : Tom « Bones » Malone
- Murphy Dunne : Murph
- Eddie Floyd : Ed
- Wilson Pickett : M. Pickett
- Steve Lawrence : Maury Sline
- Sam Moore : Révérend Morris
- Paul Shaffer : Marco / Lui-même
- Willie Hall : Willie « Too Big » Hall
- John Popper : Lui-même / Buster's Harmonica

Apparitions spéciales : Isaac Hayes, Eric Clapton, Jeff Baxter, Gary U.S. Bonds, Bo Diddley, Dr. John, Jimmie Vaughan, Lou Rawls

Résumé de l'intrigue

Dix-huit ans après s'être fait coffrer, Elwood sort de prison. Il attend en vain son frère devant la porte du pénitencier, et ce n'est qu'après qu'on lui dira que son frère est mort. Dépité, Elwood rejoint donc sœur Stigmata et apprend la mort de Curtis et la destruction de l'orphelinat. Mais Curtis avait un fils, Cab Chamberlain, aujourd'hui dans la police et ignorant son vrai père. Aidé par un barman et un gamin que lui colle sœur Stigmata à charge, il décide de re-reformer le groupe, en enrôlant Cab...

Critiques et réception

Ce film reçut un accueil beaucoup plus mitigé de la presse et fut quelque peu boudé. Il n'égale certes pas le premier, mais reste tout de même un bon film, et les guest-stars ainsi que les rythmes endiablés sont toujours présents.

C'est l'excentrique Paul Shaffer, du Late Show with David Letterman, qui s'occupe de la musique. Il apparaît comme majordome de Queen Moussette, vers la fin du film. C'est d'ailleurs dans ce décor pittoresque de la Louisiane que se retrouvent toutes les plus grandes stars du blues et autres... On notera l'apparition d'Eric Clapton, B.B. King ou Isaac Hayes, tous partants pour chanter « New Orleans » avec les Blues Brothers — un grand moment. Mais les anciennes connaissances du premier film ont répondu présents pour ce second épisode : Aretha Franklin, James Brown ou Frank Oz sont de la partie. Certaines d'entre elles donnèrent d'ailleurs un concert avec les Blues Brothers, en 1998, sur la Croisette, pendant le festival de Cannes.

Anecdotes sur le tournage

Chose amusante : au début, Landis penchait pour Macaulay Culkin (Maman, j'ai raté l'avion !) pour le rôle de Buster, mais il a finalement opté pour quelqu'un de plus jeune. Tout comme James Belushi, le frère de John, à qui on avait proposé le rôle tenu par John Goodman, mais il déclina finalement l'offre.

Blues Brothers 2000 bénéficie quasiment du même budget que le premier, soit 27 millions de dollars. Chose tout à fait dérisoire, en comparaison avec des gros blockbusters qui avoisinent souvent les 150 millions de dollars !

Le film est également tourné à Chicago, mais quelques passages ont été filmés au Canada, pays natal de Dan Aykroyd. Il est par ailleurs dédié aux trois disparus du premier opus : John Belushi, John Candy et Cab Calloway.

Et vous souvenez-vous que je vous ai dit que Blues Brothers premier du nom avait détenu le record de carambolages pour un film, mais que ce record avait été détrôné ? Eh bien c'est tout simplement au profit de Blues Brothers 2000...

Conclusion

En clair, ce film n'arrive malheureusement pas à la cheville de son prédécesseur, mais reste néanmoins une bonne œuvre. Les fans seront déçus, et les néophytes feraient mieux de regarder le premier avant de plonger sur celui-ci. Everybody needs somebody...

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