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Cinéma

Spider-man 2

Spider-Man 2 s'efface pour laisser place à Peter Parker. Ce second opus explore les doutes du héros, ses choix et ses responsabilités face au Docteur Octopus. Une réalisation maîtrisée signée Sam Raimi.

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Titre : Spider-Man 2 (prononcer Spaïdeurman, pour que ça sonne anglais)
Réalisateur : Sam Raimi
Casting : Tobey Maguire, Alfred Molina, Kirsten Dunst, James Franco
Musique : Danny Elfman

Deux ans se sont écoulés depuis que Peter Parker s'est fait piquer par l'araignée. Il n'habite plus avec son meilleur ami Harry Osborn, décidé à venger la mort de son père.

Dans sa vie privée, Parker est toujours amoureux de Mary-Jane mais son statut de super-héros ne lui permet pas cet amour. De plus, ce même statut l'empêche de vivre une vie normale : ses études vont mal et il s'éloigne de plus en plus de Mary-Jane.

Un jour, invité par son ami Harry, Peter assiste à une expérience scientifique qui tourne au drame. Le scientifique en question, le docteur Otto Octavius, se retrouve avec quatre bras métalliques préhensibles et télescopiques à l'issue de l'expérience. Octavius perd la tête, un super-vilain est né : le Docteur Octopus, alias « Doc Ock ».

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Spider-Man 2 : un film centré sur Peter Parker

J'ai attendu ce film près d'une année, et maintenant, je l'ai vu, je l'ai assimilé.

Tout d'abord, dans ce second opus, Spider-Man s'éclipse pour laisser place à Peter Parker. Le film est surtout centré sur la vie privée des personnages, leurs problèmes personnels.

Raimi exploite tous les paradoxes des protagonistes, restés en suspens à la fin du premier épisode :

  • La rage folle qu'a Harry pour Spider-Man, qu'il tient pour principal responsable de la mort de son père.
  • Mary-Jane, qui ne sait pas si elle doit tourner la page avec Peter, ou bien continuer de l'aimer.
  • Peter, toujours hanté par la mort de son oncle, qui doit gérer l'histoire d'amour improbable qu'il a avec Mary-Jane. Il ne sait pas non plus s'il est vraiment coupable de la mort du père de Harry.

Peter Parker est en fait au centre des questions que se posent ses amis. Il n'est pas seulement leur ami, mais il fait aussi partie de leurs problèmes. Peter s'en rend compte : son handicap, c'est Spider-Man. C'est lui qui a amené des ennuis au sein du groupe. À partir de ce moment, il ne sait plus s'il doit vraiment être Spider-Man. Ses pouvoirs commencent donc à s'estomper.

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Peter Parker doit-il raccrocher le costume ?

« Tout se passe dans la tête. » La question se pose alors : Parker doit-il raccrocher son costume ? Doit-il oublier son alter-ego et n'être QUE Peter Parker, étudiant avec ses petits tracas de la vie ?

La réponse est non. Il est Spider-Man, qu'il le veuille ou non. Il ne faut pas oublier la phrase de son oncle Ben : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » Parker semble l'avoir oublié et se voile la face, choisissant la solution de facilité, alors que tant de vies dépendent de lui.

On peut aussi voir que Parker semble avoir pour refuge, lorsqu'il se pose des questions, le moment où son oncle lui a parlé pour la dernière fois, dans sa voiture. C'est la dernière fois qu'il a vu son oncle vivant. C'est à la suite de ce moment que Parker devient Spider-Man.

Les thèmes du choix et de la liberté

« On a toujours le choix. » Cette phrase est en même temps un catalyseur, l'une des raisons pour laquelle Peter raccroche le costume, mais aussi la phrase de la liberté. Mary-Jane refuse de se marier parce qu'elle ne veut pas se mentir à elle-même. Peter renfile le costume pour la même raison. Lors du final, le Docteur Octopus choisit de ne pas rester du côté du mal : il choisit d'aider la ville, d'aider Spider-Man, d'aider Parker. Il choisit l'altruisme plutôt que l'égoïsme.

Une réalisation maîtrisée par Sam Raimi

Du côté de la réalisation, ça va bien, ça va même très bien. On a droit à quelques petites références, comme quand Octopus se réveille : on remarque le jeu des ombres qui fait penser au film d'horreur (merci « Première » !). Ou bien quand il arrive dans l'entrepôt désaffecté et qu'il s'aperçoit qu'il a tout perdu, il lève les « bras » au ciel dans un grondement de tonnerre. Ça fait cliché, mais ça le fait bien.

On peut aussi remarquer que, quand Parker est Parker, la ville paraît comme une jungle : insalubre, sale, pleine de fumée. Alors que quand il est Spider-Man, elle est belle, comme dans un conte de fées.

Notamment dans les scènes de « balancement » entre les immeubles, presque toujours sur un beau coucher de soleil, les couleurs sont chaudes, avec une grande présence d'orange, de jaune et de rouge. Une ovation aussi aux effets spéciaux, magnifiques et bien faits. Pour une fois, on peut dire que les effets spéciaux ne sont pas l'histoire, mais qu'ils servent l'histoire.

Conclusion : courez voir Spider-Man 2 !

Voilà, c'était ma critique de Spider-Man 2, que je viens de voir le jour de sa sortie. Je ne suis pas critique de cinéma, mais je dis juste ce que je vois et ce que je comprends avec mes mots.

Allez, courez, volez voir ce film magnifique. Le genre même de ce long métrage est dur à définir : film noir, film d'amour, film d'action ? Blockbuster, film d'auteur ?

Il y a une seule chose que je regrette : ne pas avoir applaudi à la fin de la séance.

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