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Cinéma

Seul au monde

Tom Hanks est fascinant dans cette réinterprétation moderne de Robinson Crusoë, où il lutte pour la survie sur une île déserte.

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Titre original : Cast Away
Réalisation : Robert Zemeckis
Avec : Tom Hanks, et un ballon de volley
Durée : 2H15 environ

Seul au monde : une version moderne de Robinson Crusoë

Seul au monde reprend le mythe de Robinson Crusoë dans un contexte contemporain. L'histoire suit Chuck, incarné par Tom Hanks, un employé de FedEx obsédé par le temps et l'efficacité. Sa carrière est en plein essor et il s'apprête à épouser la femme de sa vie. Cependant, lors d'une mission, son avion traverse un violent orage et s'écrase en plein océan.

Chuck se retrouve alors complètement seul sur une île déserte. Commence un long combat pour la survie : il doit se nourrir, s'habiller et allumer un feu, une tâche loin d'être évidente. Pour lutter contre l'isolement, il contemple la photo de sa promise et crée un compagnon imaginaire : Wilson, un ballon de volley orné d'un sourire, retrouvé dans les colis de l'épave.

Une performance spectaculaire de Tom Hanks

Pour la majeure partie du film, Tom Hanks est le seul personnage à l'écran (Wilson mis à part). Le film repose donc entièrement sur ses épaules, et l'acteur est fabuleux. Son investissement est total, ayant notamment pris une année de pause en plein tournage pour maigrir drastiquement et laisser pousser sa barbe. Sous la direction de Robert Zemeckis, réalisateur des excellents Retour vers le Futur et Forrest Gump, il parvient à captiver le public. On s'attache à son personnage mais aussi à Wilson, dont le sort nous tient en haleine comme s'il s'agissait d'un véritable être humain. Les dialogues muets avec ce « Vendredi » inanimé sont à la fois drôles et émouvants, sans jamais sombrer dans le ridicule.

Malgré les craintes que l'on pourrait avoir, la phase de survie sur l'île n'est jamais ennuyeuse. On se surprend à s'enthousiasmer pour les réussites du héros et à déplorer ses échecs au fil de ses péripéties.

Un rythme inégal

En revanche, les scènes se déroulant au sein de la civilisation paraissent bien plus longues. Le film met du temps à véritablement démarrer avant la scène du crash, d'ailleurs très bien réalisée. De plus, la fin s'avère mélodramatique et maladroite, car trop étirée. Un dénouement plus sobre et moins explicite aurait certainement été préférable.

Verdict

Ces défauts empêchent Seul au monde de devenir le chef-d'œuvre qu'il aurait pu être, le reléguant au rang de « bon film ». Il reste toutefois à voir, ne serait-ce que pour la performance magistrale de Tom Hanks (déjà récompensée aux Golden Globes) et pour la prestation surprenante de Wilson.

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michael.bareyt
Michaël Bareyt @michael.bareyt
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