Image 1
Cinéma

Scream 3

Découvrez notre critique de Scream 3 ! Entre humour, intrigue et meurtres, plongez au cœur du tournage de Stab 3.

As-tu aimé cet article ?

Histoire et distribution

Le tueur au masque est de retour.... ça va hurler !

Réalisation : Wes Craven
Scénario : Ehren Kruger
Musique : Marco Beltrami

Acteurs principaux

  • Sid Prescott - Neve Campbell
  • Gale Weathers - Courtney Cox Arquette
  • Dewey Riley - David Arquette

Une ambiance de spectacle unique

Scream 1, c'était nouveau et bien fait, donc forcément intéressant. Le deuxième relevait le défi de poursuivre un film déjà culte sans le trahir, ce qui fut fait avec plus ou moins de réussite selon les avis, mais c'était tout de même un bon film.

C'est donc avec une certaine appréhension que je me rendais un lundi soir au Grand Rex à Paris pour l'avant-première du film en présence de l'équipe : Wes Craven et Neve Campbell. Il faut avant tout dire qu'une bonne ambiance change tout et que 2700 personnes excitées comme des malades vous permettent tout de suite de juger le film : les applaudissements furent là, et les cris aussi.

Une intrigue dans le monde du cinéma

Le début de Scream 3 laisse pourtant présager une certaine lenteur, mais l'ambiance ne fait que monter petit à petit avant d'exploser finalement lors des meurtres. Avant même le générique, on est dans le bain (de sang bien sûr), avec la même jubilation ironique dans l'achèvement de la victime par le tueur au masque et le même humour que dans les précédents films. Et pourtant...

Car la première chose que l'on note après avoir vu Scream 3, c'est que l'ambiance du film lui-même n'est plus la franche rigolade universitaire qui régnait auparavant. Les personnages ne sont plus de jeunes étudiantes ou des garçons légèrement dérangés ne vivant que dans le culte du cinéma d'horreur.

Nous sommes ici plongés au cœur du monde du travail, dans une ambiance tout de même décontractée. Et c'est ce qui fait le charme du film : les décors de Scream 3 représentent eux-mêmes d'autres décors, ceux du film Stab 3, la suite des Stab relatant les événements de Woodsboro.

Pour la première fois basé sur un scénario créé, cela laisse présager un certain retournement de situation : après avoir relaté les agissements du tueur, celui-ci ne va-t-il pas agir en suivant ceux de Stab 3 ? On se sent bien dans ce studio, toujours émerveillés par l'originalité du lieu et la ressemblance avec les décors des précédents films. Cette même attraction qu'exerce le cinéma envers nous, pauvres spectateurs envieux, on la ressent en permanence dans Scream 3.

Des personnages qui évoluent

Les acteurs eux-mêmes sont sympathiques, souvent de par leur naïveté constante ou leur affolement hystérique face au moindre bruissement ou sursaut. On finit par ne plus vouloir sortir de la salle, d'autant plus que les presque deux heures passent le temps d'un souffle.

Il est de plus évident que la "série" a mûri par rapport aux premiers "épisodes". Le scénario est plus poussé, l'humour plus fin, pourtant certains personnages sont plus superficiels, on a même du mal à les reconnaître, ce qui est souvent inutile puisqu'ils meurent tous (tous ?) bien vite...

Il était facile dans Scream 1 et 2 de mémoriser tout le monde, il n'y avait (presque) que la bande de 5 ou 6 copains faisant plus souvent la fête qu'autre chose. Cette fois, entre le producteur, les acteurs, le réalisateur, le scénariste ou bien encore l'archiviste (mention spéciale à Carrie Fisher, la princesse Leia de Star Wars), on ne sait plus où donner de la tête.

Mais peu importe finalement, on suit Sidney, trop longtemps éloignée des autres au début, Gale, bien moins garce qu'avant, et Dewey qui a lui aussi mûri et semble plus réfléchi et moins... stupide.

Une fin sans règles ?

Et puisqu'on nous a promis qu'il n'y avait plus de règles, on s'attend à tout moment à voir nos héros périr, la gorge tranchée, le tueur enfin victorieux... Règles qu'on a de toute façon bien du mal à définir puisque la trilogie les enfreint toutes, enfin, toutes sauf une... qui laisse deviner la fin si on y pense...

Mais est-il vraiment nécessaire d'y penser ? La fin de toute façon, si on est bien incapable de la prévoir par ailleurs, ne passionne pas. Le mobile semble tombé du ciel, inventé une heure avant le tournage pour donner du sens au reste. Mais après tout pourquoi pas ? Si la fin n'est qu'un prétexte, acceptons-la et profitons du film.

Jubilons, trépignons, et surtout crions !

Site officiel : www.scream3.com

As-tu aimé cet article ?
benjamin.hanau
Benjamin Hanau @benjamin.hanau
11 articles 0 abonnés

Commentaires (1)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires