Portrait rapproché de l'acteur Ryan Gosling portant un blazer sombre et une chemise à motifs.
Cinéma

Ryan Gosling Ghost Rider MCU : discussions, contexte et date de sortie potentielle

Ryan Gosling a confirmé des discussions avec Marvel pour incarner Ghost Rider. Entre lien familial avec Eva Mendes et rivalité avec Ackles, décryptez le projet.

As-tu aimé cet article ?

L'idée de voir Ryan Gosling revêtir la veste en cuir et enflammer son crâne pour incarner Ghost Rider dans l'univers cinématographique Marvel ne relève plus de la simple fiction de fan. Ce qui n'était au départ qu'un fantasme de casting sur les réseaux sociaux s'est mué en une rumeur industrielle sérieuse, alimentée par les déclarations de l'intéressé lui-même. Imaginez l'acteur de Blade Runner 2049 prêter ses traits à Johnny Blaze, mêlant sa fascination pour les figures tragiques à l'horreur surnaturelle du Spirit of Vengeance. La perspective est d'autant plus séduisante qu'elle arrive à un moment où Marvel cherche à renouveler sa galaxie de héros. Cependant, derrière l'enthousiasme se cache une réalité complexe faite de négociations, de calendriers surchargés et de contraintes budgétaires. Entre intérêt sincère de la star et stratégie à long terme du studio, décryptons une potentielle signature qui pourrait redéfinir l'horreur héroïque au cinéma. 

Portrait rapproché de l'acteur Ryan Gosling portant un blazer sombre et une chemise à motifs.
Portrait rapproché de l'acteur Ryan Gosling portant un blazer sombre et une chemise à motifs. — (source)

« Some discussions have been had » : la bombe lâchée sur le podcast Happy Sad Confused

La confirmation n'est pas venue d'un communiqué de presse officiel ni d'une vidéo stagée par Disney, mais d'une conversation informelle et naturelle. En mars 2026, Ryan Gosling était l'invité de Josh Horowitz sur son émission Happy Sad Confused, un podcast réputé pour son atmosphère décontractée où les stars baissent souvent leur garde. C'est là que l'acteur a officialisé ce que beaucoup soupçonnaient déjà : il y a eu des échanges concrets entre son camp et Marvel Studios. En utilisant la phrase « Some discussions have been had », Gosling a reconnu l'existence de négociations sans pour autant promettre une signature imminente. Il a complété sa pensée en parlant d'une « situation compliquée », laissant entendre que des obstacles, qu'ils soient calendaires ou créatifs, freinent encore l'aboutissement du projet.

Cette sortie publique constitue un événement rare pour un acteur de sa stature. Habituellement, Gosling évite soigneusement de commenter les projets qui ne sont pas gravés dans le marbre, préférant garder le mystère jusqu'à l'annonce officielle. Le fait qu'il admette ouvertement ces discussions montre qu'il tient à ce rôle et qu'il souhaite peut-être faire pression publiquement pour faire avancer les choses. Sa phrase finale « We keep hope alive » (nous gardons l'espoir en vie) agit comme un signal lancé aux fans : le projet n'est pas mort, il est juste en suspens. 

Claire Foy et Ryan Gosling lors de la première de 'First Man'.
Claire Foy et Ryan Gosling lors de la première de 'First Man'. — Aubrey Gemignani / Public domain / (source)

Un acteur oscarisé qui ne bavarde pas pour rien

Il est essentiel de saisir le poids de ces mots en les mettant en perspective avec la carrière de l'intéressé. Ryan Gosling n'est pas un acteur qui lance des rumeurs pour créer un buzz artificiel autour de sa personne. Avec des nominations aux Oscars pour La La Land et Barbie, il appartient à cette catégorie d'artistes qui privilégie le choix des rôles plutôt que la visibilité constante. Sa communication est généralement très mesurée et réfléchie. Par conséquent, lorsqu'il affirme que des discussions ont eu lieu, il ne s'agit pas de vagabondages spéculatifs. C'est une reconnaissance factuelle que Marvel et lui ont exploré la possibilité d'une collaboration. Cette franchise inhabituelle dans son discours suggère que le projet est suffisamment avancé pour être mentionné, mais assez fragile pour être qualifié de délicat.

Josh Horowitz, l'artisan caché de cette révélation

Le rôle de Josh Horowitz dans cette révélation ne doit pas être sous-estimé. Le journaliste est connu pour sa capacité à créer un environnement de confiance, incitant les acteurs à livrer des informations qu'ils garderaient pour eux ailleurs. Lors de cet échange, Horowitz a plaisanté en affirmant avoir « tout fait » pour décrocher le rôle à Gosling. La réponse de l'acteur, « You're not working hard enough » (tu ne travailles pas assez dur), est révélatrice. Cette taquinerie confirme une complicité réelle entre les deux hommes autour du sujet et montre que Gosling n'est pas hostile à l'idée, bien au contraire. Il joue le jeu, ce qui laisse penser qu'il est plus qu'ouvert à la proposition. 

Ryan Gosling souriant en veste blanche lors d'un événement Barbie.
Ryan Gosling souriant en veste blanche lors d'un événement Barbie. — Raph_PH / CC BY 2.0 / (source)

De 2022 à 2026 : quatre ans à cultiver le fantasme Ghost Rider

L'intérêt de Ryan Gosling pour le personnage n'est pas un feu de paille né d'une opportunité soudaine en 2026. C'est une fascination qui couve depuis plusieurs années, attestée par de multiples déclarations publiques. Il faut remonter à 2022 pour trouver la première trace concrète de cet engouement. Lors d'un échange avec MTV News à cette époque, Gosling avait déjà laissé échapper son envie de jouer le Spirit of Vengeance, qualifiant le projet de potentiellement « amazing ». Ce mot unique, lancé presque en passant, a pourtant servi de base à toute la spéculation qui a suivi. Ce n'était pas un lobbying agressif, mais l'expression sincère d'une admiration pour le potentiel dramatique et visuel du personnage.

Cette constance dans le temps renforce la crédibilité de sa démarche. On est loin d'un acteur qui cherche simplement un chèque facile ou un rôle dans une franchise à succès pour relancer sa carrière. Gosling semble véritablement captivé par la dualité du personnage. En 2026, lorsqu'on lui demande d'expliquer pourquoi ce rôle spécifique l'attire, il répond de manière énigmatique : « Juste un sentiment ». Il refuse de suranalyser ou de justifier son attraction par des arguments techniques, se contentant de dire qu'il « ressent » le truc. Il ajoute même une touche d'humour en blaguant sur le fait que pour ce rôle, « vous voulez juste mettre le feu à votre visage ». Cette remarque, teintée d'auto-dérision, montre qu'il est conscient de l'absurdité visuelle inhérente au personnage tout en étant séduit par le défi de le rendre crédible à l'écran.

L'aveu MTV de 2022 : « amazing » comme unique justification

Revenons sur ce moment fondateur de 2022. Face à la caméra, Ryan Gosling n'avait pas besoin de longs discours marketing pour convaincre. Son utilisation du mot « amazing » avait suffi à braquer les projecteurs. Compte tenu de la sélectivité habituelle de l'acteur, qui privilégie souvent le cinéma d'auteur ou des œuvres singulières comme Projet Dernière Chance, son engouement public pour un super-héros était pour le moins inattendu. Il n'y avait là nullement de manœuvre stratégique, mais une franche admiration pour la puissance iconique de Johnny Blaze. C'est cette authenticité qui rend la perspective si tentante pour les passionnés : l'on pressent que la motivation de Gosling n'est pas financière, mais profondément artistique.

« Mettre le feu à votre visage » : l'auto-dérision comme stratégie de séduction

La blague sur le fait de mettre le feu à son visage est particulièrement révélatrice de la personnalité de Gosling. En riant de la dimension absurde d'un personnage au crâne enflammé, il prouve qu'il comprend l'équilibre tonal nécessaire pour interpréter Ghost Rider. Il ne prend pas le concept trop au sérieux, ce qui est souvent le piège des films de super-héros sombres qui sombrent dans le pathos. Il comprend qu'il y a une part de kitsch inhérente à un cascadeur possédé par un démon. Cette auto-dérision est une stratégie de séduction redoutable : elle humanise l'acteur et suggère qu'il serait capable de naviguer avec aisance entre l'horreur pure et l'ironie, un atout crucial pour un MCU qui a parfois tendance à prendre ses personnages très au sérieux. 

Portrait artistique en noir et blanc de Ryan Gosling portant un blazer et tenant un collier.
Portrait artistique en noir et blanc de Ryan Gosling portant un blazer et tenant un collier. — (source)

Eva Mendes, Nicolas Cage et le lien familial qui rend tout encore plus dingue

Au-delà de la performance purement cinématographique, il existe une connexion personnelle et biographique qui rend ce casting narrativement irrésistible. Eva Mendes, la compagne de longue date de Ryan Gosling, a déjà foulé les plateaux de l'univers Ghost Rider. Elle a tenu le premier rôle féminin, Roxanne Simpson, dans le film Ghost Rider sorti en 2007, aux côtés de Nicolas Cage. Cette coïncidence biographique ajoute une couche de métatexte fascinante au projet. Lorsqu'on a interrogé Gosling sur cette situation étrange, sa réponse a été d'un humour machiavélique : « Je suis juste content que l'un d'entre nous ait pu le faire ».

Cette anecdote fait basculer la discussion de la rumeur industrielle vers une dimension humaine inattendue. Ce n'est pas juste une histoire de casting, c'est une histoire de famille qui se crée autour d'un personnage de comics. On imagine facilement les conversations autour de la table de dîner, entre les anecdotes sur le plateau du film de 2007 et les conseils de maquillage pour les flammes CGI. Cette dynamique rend le prospect d'un Ryan Gosling en Ghost Rider encore plus séduisant pour le public, car cela génère une continuité presque sentimentale avec l'histoire du personnage à l'écran, tout en promettant une version radicalement supérieure artistiquement.

Ghost Rider (2007) : le film qui liait Eva Mendes à Nicolas Cage

Il est nécessaire de se remémorer le contexte de ce film de 2007, réalisé par Mark Steven Johnson. À l'époque, la production avait souffert de critiques mitigées, mais avait marqué les esprits grâce à l'iconographie visuelle très forte de Johnny Blaze, la chaîne et le crâne enflammé. Eva Mendes y jouait l'amour perdu du cascadeur, donnant la réplique à un Nicolas Cage en pleine phase d'interprétation survoltée. En revisitant les notes publiques de l'époque, on se souvient que le film était considéré comme un blockbuster moyen, divertissant mais sans âme, qui n'avait pas réussi à capturer la profondeur tragique des comics. Néanmoins, pour la famille Gosling-Mendes, c'est un film qui existe et qui fait partie de leur histoire, ce qui ajoute une saveur unique à cette potentielle reprise du flambeau.

« L'un d'entre nous » : la taquinerie qui en dit long sur le couple

La citation de Gosling sur le fait qu'il est « content que l'un d'entre nous ait pu le faire » est à décrypter comme un rare aperçu de la dynamique du couple dans les médias. Ryan Gosling et Eva Mendes sont connus pour protéger leur vie privée de manière quasi militaire. Entendre Gosling faire ce genre de taquinerie publique sur la carrière de sa compagne suggère une grande confiance et beaucoup d'humour. L'ironie est palpable : le partenaire de l'actrice du premier Ghost Rider pourrait incarner la version MCU du même personnage, effaçant par la même occasion les souvenirs mitigés du film de 2007 tout en honorant l'héritage familial. C'est le genre de petite histoire qui fait le bonheur des fans de pop culture et qui donne une âme à ce qui ne serait, sinon, qu'une transaction financière. 

Affiche du film 'Ghost Rider' avec le motard enflammé.
Affiche du film 'Ghost Rider' avec le motard enflammé. — TMDB / (source)

De Nicolas Cage à Agents of S.H.I.E.L.D. : l'héritage encombrant du Spirit of Vengeance

Avant d'envisager l'avenir avec Gosling, il est impératif de faire l'état des lieux complet de Ghost Rider à l'écran. Le personnage a en effet déjà une histoire cinématographique, mais elle est pour le moins encombrante. Nicolas Cage a incarné Johnny Blaze à deux reprises, d'abord dans Ghost Rider en 2007, puis dans Ghost Rider: Spirit of Vengeance, sorti en France en 2012. Ces deux films, malgré leur star power, ont échoué à convaincre la critique et ont divisé le public, souvent pris entre l'amusement kitsch et l'incompréhension face au ton instable. Parallèlement, le MCU a déjà introduit une version du personnage via la série Agents of S.H.I.E.L.D. avec Robbie Reyes, interprété par Gabriel Luna, durant les saisons 4 et 6.

Cette section contextualise ce que Gosling hériterait : un personnage déjà vu, souvent moqué, et pourtant jamais vraiment réussi au cinéma dans une version satisfaisante. L'enjeu d'un reboot avec un acteur de la trempe de Gosling est donc crucial. Il ne s'agit pas seulement de relancer une franchise, mais de racheter un personnage aux yeux du grand public, de prouver que le Ghost Rider peut être un personnage complexe, tragique et effrayant, et non pas une simple attraction foraine pour effets spéciaux. C'est ce potentiel inexploité qui constitue l'argument principal pour un casting premium.

Les deux films Nicolas Cage : des notes Allociné qui parlent d'elles-mêmes

Un petit tour d'horizon critique suffit à comprendre pourquoi un nouveau départ est nécessaire. Les notes des deux films de Nicolas Cage sur des plateformes comme Allociné ou Rotten Tomatoes tournent souvent autour de 2 ou 3 étoiles, reflétant l'accueil tiède de la presse et des spectateurs. Ghost Rider: Spirit of Vengeance, en particulier, a souffert d'une esthétique sombre et d'une narration décousue qui ont fini de lasser le public. Les films ont réussi à capturer l'aspect visuel flamboyant du personnage, mais ont échoué à donner de l'épaisseur à Johnny Blaze, le réduisant souvent à une caricature hurlante dans le cas de Cage. Ghost Rider mérite mieux que des films à 2-3 étoiles ; il a une dimension gothique et horrifique qui n'a jamais été exploitée à sa juste mesure, exactement ce que pourrait apporter un réalisateur visionnaire soutenu par un acteur comme Gosling.

Robbie Reyes dans Agents of S.H.I.E.L.D. : la présence MCU que tout le monde oublie

Techniquement, Ghost Rider existe déjà dans le MCU. Robbie Reyes, porté par Gabriel Luna, a fait une entrée fracassante dans Agents of S.H.I.E.L.D.. Son interprétation était moderne, violente et visuellement fidèle à une version plus récente du comics. Cependant, le statut canonique des séries ABC/Netflix reste extrêmement flou depuis la reprise en main de Kevin Feige sur la direction télévisuelle de Marvel. La plupart des observateurs considèrent ces séries comme une sorte de « soft canon » ou une réalité parallèle. Cela laisse la porte grande ouverte à l'introduction d'un Johnny Blaze tout neuf sans contradiction flagrante. Les rumeurs suggèrent d'ailleurs que Gabriel Luna pourrait reprendre son rôle, mais rien n'empêcherait une cohabitation ou une transition vers le Johnny Blaze de Gosling, plus ancien et plus expérimenté dans la magie noire.

Ce que Gosling ferait différemment : le crâne enflammé version auteur

C'est ici que l'on peut commencer à rêver de ce que Gosling apporterait spécifiquement. Si l'on compare l'approche « spectacle B-movie » de Cage avec la filmographie de Gosling, l'écart est abyssal. Dans Drive ou Blade Runner 2049, Gosling a prouvé sa capacité à incarner des figures tourmentées, muettes mais explosives, capables de violence extrême tout en gardant une aura mélancolique. Il pourrait apporter une gravité et une texture dramatique inédites au Spirit of Vengeance. Imaginez un Ghost Rider filmé comme un thriller néo-noir, où l'horreur est psychologique autant que physique. C'est cette promesse de légitimité artistique qui rend le casting si tentant pour Marvel : passer du phénomène de foire à l'œuvre d'auteur. 

Photographie de Ryan Gosling en costume sombre, le visage mis en valeur sur un fond obscur.
Photographie de Ryan Gosling en costume sombre, le visage mis en valeur sur un fond obscur. — (source)

Tête de flamme, regard sombre : pourquoi les fans voient déjà Johnny Blaze en lui

Avant même que les rumeurs ne prennent corps sur les podcasts, les fans de comics ont longtemps imaginé Ryan Gosling dans le rôle. Ce n'est pas seulement parce qu'il est une star, mais parce qu'il correspond physiquement et spirituellement à l'archétype du personnage. La dimension fan-casting précède ici la rumeur officielle et la valide d'une certaine manière. Expliquer pourquoi Gosling ressemble physiquement au Johnny Blaze des comics est facile : mâchoire carrée, regard intense, capacité à passer du calme absolu à la violence soudaine. Mais c'est sa filmographie qui le prépare parfaitement. Des figures tourmentées de The Ides of March aux cascadeurs charismatiques de The Fall Guy, il a déjà exploré toutes les facettes de ce que pourrait être Johnny Blaze.

Cette section répond à la question « pourquoi lui spécifiquement » que tout lecteur se pose. Il n'y a pas de hasard dans l'engouement des fans. Gosling possède ce charisme sombre, cette aura de « bad boy » qu'il a su cultiver tout en restant un acteur profond, capable de porter une franchise sur ses épaules. Il n'est pas le beau gosse propre sur lui, c'est un acteur qui a une patine, une maturité et une aura tragique qui collent parfaitement au mythe du cascadeur vendant son âme au diable pour sauver un père. D'ailleurs, sa filmographie complète témoigne de cette constance dans le choix de rôles complexes.

La ressemblance comics et le double visage de Johnny Blaze

Regardons les choses en face : le look classique de Johnny Blaze dans les comics Marvel correspond presque trait pour trait à l'iconographie originale portée par Gosling. Dans les comics, Blaze est un homme hanté, quelqu'un qui porte le poids du monde sur ses épaules et qui communique sa douleur par son silence plus que par ses mots. C'est une spécialité de Gosling. On se souvient de ses regards silencieux dans Blade Runner 2049 ou de sa posture hiératique dans Only God Forgives. Il n'a pas besoin de dialogues expositifs pour nous faire comprendre ce qui se passe dans sa tête. C'est cet atout majeur pour Ghost Rider, qui est souvent un personnage silencieux, une force de la nature qui observe plus qu'il ne parle.

De The Fall Guy à Ghost Rider : le cascadeur maudit comme fil rouge

Il est impossible d'ignorer le rôle de Colt Seavers dans The Fall Guy, sorti en France en avril 2024. Bien que le film n'ait pas rencontré le succès commercial espéré, il a servi de démonstration technique parfaite pour le rôle de Ghost Rider. Dans ce film, Gosling jouait déjà un cascadeur dont le corps est son principal outil de travail. Il a passé des mois à faire des cascades réelles, à se battre, à subir des blessures. Ce lien entre The Fall Guy et Johnny Blaze est évident : deux cascadeurs, dont l'un est maudit par la physique, l'autre par le surnaturel. Le pont entre les deux personnages est ténu. Gosling a déjà fait l'expérience de la camionnette, des combinaisons et des explosifs, il ne lui manquerait que les maquillages CGI du crâne enflammé pour boucler la boucle.

Jensen Ackles et la guerre des fans pour le crâne enflammé

Cependant, Ryan Gosling n'est pas le seul prétendant au trône de l'enfer. Il existe un rival de fait dans le fan-casting, et il est massivement soutenu par une partie très vocale de la communauté des fans : Jensen Ackles. L'acteur de Supernatural et de The Boys est depuis des années la figure de proue des campagnes de fans pour voir Ghost Rider revenir à l'écran. Comparer les profils des deux acteurs pour ce rôle permet de nuancer l'idée que Gosling serait le choix évident ou unique. Cette section ajoute de la tension au récit en montrant que Gosling n'est pas le seul prétendant, ce qui relativise le « casting de rêve » et le replace dans un paysage concurrentiel complexe. Marvel a l'embarras du choix pour ce rôle, ce qui rend la décision finale encore plus délicate.

Jensen Ackles a construit sa carrière sur le terrain du surnaturel. Pendant quinze saisons de Supernatural, il a incarné Dean Winchester, un chasseur de démons qui se bat constamment contre le mal tout en maintenant une attitude frondeuse et sarcastique. Les fans voient en lui l'incarnation parfaite de Johnny Blaze car il maîtrise déjà le ton requis : mélange d'action, d'humour noir et d'horreur. La guerre des fans est aussi une guerre des tonalités : ceux qui veulent un Ghost Rider plus proche d'une série télévisée d'horreur tendent vers Ackles, tandis que ceux qui rêvent d'une super-production cinématographique grave et esthétique penchent pour Gosling.

Supernatural comme école de l'occulte : l'argument Ackles

L'argument en faveur de Jensen Ackles est solide et repose sur la familiarité. Il a passé quinze années de sa vie à combattre des démons, des fantômes et toutes sortes de créatures de l'enfer. Il a une crédibilité naturelle dans le registre de l'occulte démoniaque qui est difficile à égaler. Quand Jensen Ackles se met à hurler face à une créature, cela ne paraît jamais faux, car c'est ce qu'il fait depuis des décennies. Pour beaucoup de fans, il est « le gars qui fait ça », tout naturellement. Le casting de Gosling pourrait être perçu par certains comme un choix de prestige marketing, alors qu'Ackles serait un choix de cœur pour ceux qui suivent le genre depuis longtemps.

Deux visions de Johnny Blaze : Ackles l'occulte vs Gosling le tragique

Il est intéressant de contraster les deux approches potentielles sans prendre parti, car elles racontent deux histoires différentes. Avec Jensen Ackles, on peut s'attendre à un Ghost Rider plus dynamique, plus proche de l'action pure, avec une touche de cynisme américain très The Boys. On évoque un Ghost Rider sillonnant les autoroutes infernales sous une pluie de plomb. Si Ryan Gosling endossait le rôle, la représentation serait probablement plus sombre et introvertie, rappelant peut-être un western gothique. Le choix entre ces deux voies révélerait beaucoup sur l'orientation que Marvel compte donner à son personnage au sein du MCU : cherchent-ils une tête d'affiche pour des blockbusters estivaux ou l'icône d'une nouvelle franchise d'horreur ? C'est précisément ce dilemme qui nourrit les discussions internes au sein du studio. 

Ryan Gosling en costume violet clair, posant devant un fond neutre.
Ryan Gosling en costume violet clair, posant devant un fond neutre. — (source)

Avengers : Secret Wars bloquerait Ghost Rider jusqu'en 2028 minimum

Après l'enthousiasme des rumeurs de casting, il est indispensable de faire face à la réalité industrielle : le calendrier du MCU est déjà plein. Marvel est actuellement focalisé sur la conclusion de sa saga multivers. Avengers: Doomsday est prévu pour mai 2026, suivi de près par Avengers: Secret Wars en mai 2027. Ces deux titans de la box-office monopolisent l'attention, les budgets et les ressources du studio. De plus, l'introduction officielle des mutants, suite à l'acquisition de la 20th Century Fox, est devenue une priorité absolue pour Disney. Dans ce contexte, les héros surnaturels de second rang comme Ghost Rider ou Blade passent au second plan.

Cette section est le « plat d'airain » de l'article. Même si Ryan Gosling est d'accord et prêt à signer, il n'y a tout simplement pas de créneau de sortie avant longtemps. Les rumeurs les plus sérieuses situent un éventuel projet Ghost Rider, et surtout une équipe des Midnight Sons, après la sortie de Secret Wars. Cela nous place potentiellement en 2028 ou 2029. Pour les fans impatients, c'est une pilule amère à avaler : voir Ryan Gosling en Ghost Rider, c'est bien, mais devoir attendre encore trois ou quatre ans pour voir le résultat, c'est une toute autre histoire.

Doomsday, Secret Wars, les mutants : la roadmap Marvel ne laisse aucune place au surnaturel

La stratégie actuelle de Marvel Studios est claire : il faut d'abord résorber les arcs narratifs du multivers avant d'ouvrir de nouvelles portes. Les phases actuelles sont entièrement consacrées à la gestion des conséquences des précédents films et à l'intégration des X-Men et des Fantastic Four. Dans cette roadmap surchargée, les projets purement surnaturels peinent à trouver leur place. Ghost Rider et Blade sont tous les deux en développement depuis des années, subissant des retards et des changements de réalisateurs, simplement parce que le studio ne peut pas gérer trop de franchises simultanément. La priorité logistique est clairement ailleurs, ce qui explique que les discussions avec Gosling soient dans une impasse temporaire. Le studio n'a pas encore décidé ni comment caser ce personnage dans son planning ultra-serré.

Midnight Sons en 2028-2029 : la fenêtre de tir la plus réaliste

Cependant, la rumeur la plus persistante est celle d'un film Midnight Sons (Les Fils de Minuit en français). Ce projet regrouperait plusieurs héros de l'horreur Marvel : Ghost Rider, Blade, Doctor Strange, ou encore Werewolf by Night. Les informations suggèrent que ce film pourrait voir le jour après Secret Wars, vers 2028-2029. C'est probablement le format le plus plausible pour introduire un Johnny Blaze de haut vol. Plutôt qu'un film solo immédiat, Gosling pourrait faire une première apparition surprise dans l'un des films précédents ou être présenté comme l'un des leaders de cette équipe de monstres. Cela expliquerait aussi pourquoi les discussions sont « complicated » : le format exact du projet n'est pas encore fixé, le budget non plus, et Gosling attend probablement de voir si l'ambiance créative lui convient avant de s'engager pour le long terme.

Star Wars : Starfighter et le vrai dilemme franchise de Ryan Gosling

Il est important de noter que Marvel n'est pas le seul géant à convoiter Ryan Gosling. L'acteur est au centre d'une autre bataille de casting massive, cette fois chez Disney Lucasfilm. Il est en effet annoncé dans Star Wars: Starfighter, un nouveau film réalisé par Shawn Levy pour une sortie prévue en 2027. Ce projet pourrait constituer le premier vrai engagement franchise durable de Gosling. Cette section montre que Ghost Rider n'est pas sa seule option de blockbuster, et que le conflit de calendrier avec Star Wars est un facteur concret et immédiat. Un acteur ne peut pas être le visage de deux des plus grosses franchises de l'histoire du cinéma simultanément, surtout avec des tournages aussi exigeants.

Il est crucial de se rappeler que jusqu'à présent, Gosling n'a jamais réussi à ancrer une franchise durable. Des films comme The Nice Guys et The Fall Guy ont déçu au box-office, rendant toute suite improbable. Gosling est donc à un point de bascule de sa carrière, à 45 ans : il lui faut une franchise hit ou il restera l'acteur de films standalone, aussi brillants soient-ils. Le choix entre Star Wars et Marvel n'est donc pas juste artistique, il est stratégique. Faut-il miser sur la saga galactique la plus célèbre du monde ou tenter de réinventer un héros de l'horreur chez Marvel ? C'est le dilemme auquel l'acteur et ses agents sont confrontés actuellement.

The Nice Guys, The Fall Guy : deux tentatives fracassées de construire une franchise

Rappelons brièvement les faits. The Nice Guys (2016) est devenu un film culte, mais sa performance commerciale a été faible, tuant tout espoir de suite. Plus récemment, The Fall Guy (2024) a subi le même sort, malgré un accueil critique favorable et un concept idéal pour une série de films d'action. Ces échecs ont coûté cher et ont prouvé que la présence de Gosling seule ne suffit pas à garantir un succès au box-office. Il est probablement prudent de la part de l'acteur de ne pas disperser ses efforts. S'il s'engage avec Star Wars, il va investir énormément d'énergie pour que ça marche. Lui demander en plus de porter Ghost Rider serait risqué, et il en est parfaitement conscient.

Starfighter en 2027 : le calendrier qui pourrait tout bloquer

Le projet Star Wars: Starfighter est le principal obstacle à une arrivée immédiate de Gosling dans le MCU. Réalisé par Shawn Levy, avec une sortie en salles prévue pour 2027, ce film a de grandes chances de se transformer en trilogie si les résultats sont au rendez-vous. Si le premier film fonctionne, Gosling pourrait se retrouver sous contrat exclusif avec Lucasfilm pendant les cinq à dix prochaines années, rendant Ghost Rider impossible à court terme. Les tournages de Star Wars sont connus pour être longs et épuisants, laissant peu de place pour des rôles secondaires dans d'autres univers. C'est peut-être pour cela que les discussions avec Marvel sont dans une situation « compliquée » : le studio attend de voir comment Starfighter va se passer avant de définitivement engager Gosling.

Ryan Gosling en Ghost Rider : entre « Juste un sentiment » et la réalité des studios Marvel

Pour conclure, il est nécessaire de faire le point sur la distinction entre le rêve et la réalité. Ce qui est certain, c'est que Ryan Gosling veut le rôle. Ses déclarations récurrentes, de 2022 à aujourd'hui, prouvent que sa motivation n'est pas feinte. Des discussions ont eu lieu, c'est un fait avéré par l'acteur lui-même. Il est aussi fort probable que Marvel songe à Ghost Rider pour l'après-Secret Wars, intégrant potentiellement le personnage à une équipe de Midnight Sons. Cependant, l'existence d'un projet concret, avec un scénario finalisé et un accord signé, reste du domaine de la spéculation.

Le calendrier, quant à lui, est un obstacle majeur. Avec Avengers: Doomsday et Secret Wars à venir, sans oublier l'arrivée imminente des mutants et le projet Star Wars de l'acteur, les fenêtres de tir sont étroites. Il faudra attendre au moins 2028-2029 pour espérer voir Johnny Blaze brûler les écrans du MCU. Mais rappelez-vous que Marvel est capable de surprises, tout comme ils l'ont été avec le casting inattendu de Pedro Pascal dans Fantastic Four. Gardons donc l'espoir en vie, comme le dit si bien Gosling, tout en restant patients face aux lenteurs inévitables de la machinerie hollywoodienne.

Conclusion

En somme, le casting de Ryan Gosling en Ghost Rider dans le MCU oscille entre l'aveu public d'un acteur fasciné et les contraintes d'une industrie aux prises avec un calendrier surchargé. Les déclarations de mars 2026 ont transformé une rumeur de fans en piste crédible, validée par l'intérêt sincère de l'acteur et ses liens familiaux avec le film de 2007. Cependant, la réalité des studios Marvel impose ses lois : avec les épisodes Avengers et la montée en puissance des mutants, le Spirit of Vengeance n'est pas une priorité immédiate. L'obstacle supplémentaire de Star Wars: Starfighter rend l'horizon encore plus incertain pour les années à venir. Il faudra probablement attendre l'après-2027 pour voir si ce « sentiment » évoqué par Gosling se concrétise sur les écrans. En attendant, l'idée seule de le voir au guidon de la moto infernale continue de faire rêver une communauté de fans prête à attendre le temps qu'il faudra.

As-tu aimé cet article ?

Questions fréquentes

Ryan Gosling sera-t-il Ghost Rider ?

L'acteur a confirmé que des discussions ont eu lieu avec Marvel, décrivant la situation comme "compliquée" mais gardant l'espoir en vie. Aucune signature officielle n'a encore été annoncée.

Quelle est la date de sortie potentielle ?

Le projet ne pourrait pas voir le jour avant 2028 ou 2029, en raison du calendrier chargé du MCU avec *Avengers: Doomsday* et *Secret Wars*.

Quelle est la connexion avec Eva Mendes ?

Eva Mendes, la compagne de Ryan Gosling, a joué le rôle principal féminin dans le film *Ghost Rider* de 2007 aux côtés de Nicolas Cage.

Qui est le rival de Ryan Gosling ?

Jensen Ackles est un autre prétendant populaire au rôle, soutenu par de nombreux fans pour son expérience dans l'occulte via *Supernatural*.

Sources

  1. Cast the Runner-Up - TV Tropes · tvtropes.org
  2. comicbookmovie.com · comicbookmovie.com
  3. digitalspy.com · digitalspy.com
  4. eklecty-city.fr · eklecty-city.fr
  5. gamerant.com · gamerant.com
cine-addict
Julien Cabot @cine-addict

Je regarde des films comme d'autres font du sport : intensément et quotidiennement. Toulousain de 28 ans, je travaille dans un cinéma d'art et essai la semaine, ce qui me permet de voir gratuitement à peu près tout ce qui sort. Mon appartement est tapissé d'affiches et mon disque dur externe contient 4 To de films classés par réalisateur. J'ai un superpouvoir agaçant : reconnaître n'importe quel film en moins de trois plans. Mon compte Letterboxd est une œuvre d'art en soi, avec des critiques de 2000 mots sur des nanars des années 80.

166 articles 0 abonnés

Commentaires (4)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...