Owen Cooper recevant le trophée du meilleur acteur dans un second rôle aux BAFTA TV Awards 2026.
Cinéma

Pourquoi « Une bataille après l'autre » a écrasé la concurrence aux BAFTA 2026

Découvrez comment « Une bataille après l'autre » a écrasé la concurrence aux BAFTA 2026 avec six trophées, dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur.

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Le 22 février 2026, le Royal Festival Hall de Londres a vécu une soirée historique. Sous les yeux du prince William et de Kate Middleton, Paul Thomas Anderson a transformé la 79e cérémonie des BAFTA en un triomphe personnel. Son film « Une bataille après l'autre » est reparti avec six statuettes, laissant ses concurrents loin derrière. 

Owen Cooper recevant le trophée du meilleur acteur dans un second rôle aux BAFTA TV Awards 2026.
Owen Cooper recevant le trophée du meilleur acteur dans un second rôle aux BAFTA TV Awards 2026. — JaceMerlyn / CC BY-SA 4.0 / (source)

Alan Cumming, maître de cérémonie, a donné le ton avec son humour acéré dès l'arrivée des stars sur le tapis rouge. Mais personne ne s'attendait à une telle domination. Chaque annonce de prix déclenchait des applaudissements nourris, et le nom d'Anderson revenait sans cesse. Le score final donne le vertige : 14 nominations — le plus grand nombre de la soirée — et 6 trophées conquis. Une performance qui n'avait pas été vue depuis des années dans l'histoire des BAFTA.

Le film a notamment raflé les prix les plus prestigieux : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur dans un second rôle, Meilleur scénario adapté, Meilleure photographie et Meilleur montage.

Une moisson historique aux BAFTA

Le chiffre de 14 nominations mérite qu'on s'y attarde. « Une bataille après l'autre » a non seulement reçu le plus grand nombre de nominations de la soirée, mais il a aussi battu un record absolu : 16 mentions dans les longlistes, soit le plus haut total jamais enregistré dans l'histoire des BAFTA. Aucun film avant lui n'avait été autant cité en phase de présélection. 

Scène du film 'Une bataille après l'autre' : un personnage armé et connecté sur une route déserte.
Scène du film 'Une bataille après l'autre' : un personnage armé et connecté sur une route déserte. — (source)

La répartition des six prix gagnés

Chaque trophée raconte une histoire claire : celle d'un film qui a convaincu sur tous les plans. Le BAFTA du Meilleur film est revenu aux producteurs Adam Somner, Sara Murphy et Paul Thomas Anderson. Ce dernier a également décroché le prix du Meilleur réalisateur, confirmant son statut de maître incontesté du cinéma américain contemporain. 

Scène du film « Une bataille après l'autre » montrant un moment d'intimité entre deux personnages.
Scène du film « Une bataille après l'autre » montrant un moment d'intimité entre deux personnages. — (source)

Sean Penn a été récompensé comme Meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation glaçante du Colonel Steven J. Lockjaw. Le scénario adapté, la photographie et le montage ont complété ce palmarès exceptionnel. Pour comparaison, « Sinners » — deuxième film le plus nommé avec 13 citations — n'a obtenu que 3 prix. « Hamnet » s'est contenté de 2 trophées sur ses 11 nominations. L'écart est abyssal.

Le record des longlistes

Les 16 mentions dans les longlistes des BAFTA constituent un exploit historique. Ce système de présélection, qui détermine les nominations finales, n'avait jamais vu un film en accumuler autant. Cette performance témoigne de la reconnaissance du film à tous les niveaux de l'industrie britannique, des techniciens aux acteurs en passant par les scénaristes.

Le film a été cité dans des catégories aussi variées que le maquillage, les effets visuels, le son ou la musique. Même Jonny Greenwood, le compositeur attitré d'Anderson, a vu son travail nominé, même si le prix est finalement allé à un autre film. Cette reconnaissance tous azimuts explique en partie pourquoi le film a dominé la cérémonie.

Marty Supreme repart bredouille

Le grand choc de la soirée n'a pas été le triomphe d'Anderson, mais l'humiliation subie par « Marty Supreme ». Avec 11 nominations — un score impressionnant en soi — le film de Timothée Chalamet est reparti les mains vides. Zéro prix sur 11 tentatives. Ce résultat égale un record historique des BAFTA : celui du plus grand nombre de nominations sans aucune victoire en une seule soirée.

La déception Chalamet

Pour Chalamet, présent dans la salle, la déception devait être immense. Son film était pourtant donné favori dans plusieurs catégories. Mais face à la machine « Une bataille après l'autre », rien n'a fonctionné. Les votants britanniques ont clairement choisi leur camp, et ce choix a renforcé la domination du film d'Anderson.

Ce désastre a eu un effet secondaire inattendu : il a consolidé la perception que « Une bataille après l'autre » était intouchable. Quand un concurrent aussi solide que « Marty Supreme » se fait totalement éliminer, cela donne une idée de la puissance du vainqueur. La concurrence n'a pas été battue — elle a été anéantie.

Robert Aramayo, le spoiler qui a humilié DiCaprio

La plus grande surprise de la soirée n'a pas été le triomphe d'Anderson, mais la victoire de Robert Aramayo dans la catégorie du Meilleur acteur. À 33 ans, connu principalement pour son rôle dans « Game of Thrones », Aramayo a remporté le BAFTA pour « I Swear » (« Plus fort que moi » en français).

Il a battu Leonardo DiCaprio, pourtant donné favori après sa performance dans « Une bataille après l'autre ». Mais aussi Timothée Chalamet (« Marty Supreme »), Michael B. Jordan (« Sinners »), Ethan Hawke (« Blue Moon ») et Jesse Plemons. Une véritable humiliation pour DiCaprio, qui voyait déjà le BAFTA lui tendre les bras. 

Affiche officielle du film « Une bataille après l'autre » avec une femme armée courant dans le désert au coucher du soleil.
Affiche officielle du film « Une bataille après l'autre » avec une femme armée courant dans le désert au coucher du soleil. — (source)

Le rôle d'Aramayo est celui d'un jeune homme atteint du syndrome de Tourette, inspiré de l'histoire vraie de John Davidson. Sa performance, à la fois drôle et déchirante, a conquis les votants britanniques. Ce « spoiler » a complètement redéfini la dynamique de la course aux Oscars, où DiCaprio était jusqu'alors considéré comme le grand favori.

Le discours de PTA qui a ému Londres

Le moment le plus mémorable de la cérémonie reste sans doute le discours de Paul Thomas Anderson en acceptant le prix du Meilleur film. Le réalisateur, visiblement ému, a cité Nina Simone : « I know what freedom is: It's no fear ». Puis il a ajouté, en français : « Faisons des choses sans peur. C'est une bonne idée. »

Une dédicace poignante

Affiche du film 'Une bataille après l'autre' présentant un personnage armé.
Affiche du film 'Une bataille après l'autre' présentant un personnage armé. — (source)

Anderson a dédié sa victoire à Adam Somner, son premier assistant réalisateur, décédé en novembre 2024. Une dédicace qui a tiré des larmes à plusieurs acteurs dans la salle. Somner avait travaillé avec Anderson sur plusieurs films, et son absence se faisait cruellement sentir.

La présence du prince William et de Kate Middleton a ajouté une touche de solennité à la soirée. Le couple royal, assis au premier rang, a applaudi longuement le discours d'Anderson. Un signe que même l'establishment britannique reconnaît la puissance de ce film venu d'outre-Atlantique.

L'hommage à Nina Simone

La citation de Nina Simone n'était pas anodine. « I know what freedom is: It's no fear » résonnait particulièrement dans le contexte du film, qui parle de révolutionnaires, de peur et de rédemption. Anderson a transformé cette phrase en un appel à l'industrie du cinéma : continuer à créer sans crainte, malgré les risques financiers et les controverses politiques.

Ce discours a été largement partagé sur les réseaux sociaux et repris par les médias du monde entier. Il a contribué à humaniser un réalisateur souvent perçu comme distant et perfectionniste. Le public a découvert un Anderson vulnérable, reconnaissant, et profondément attaché à son équipe.

Le pari gagnant d'Anderson

Comment un film d'auteur politique, adapté d'un roman post-moderne de Thomas Pynchon, a-t-il pu recevoir un budget de 130 à 175 millions de dollars ? C'est la question que tout le monde se posait à l'annonce du projet. Paul Thomas Anderson, connu pour ses films exigeants comme « There Will Be Blood » ou « The Master », n'avait jamais eu les moyens d'un blockbuster.

175 millions de dollars et 162 minutes

Le budget de « Une bataille après l'autre » est le plus élevé de la carrière de Paul Thomas Anderson. Pour mettre ce chiffre en perspective, « There Will Be Blood » avait coûté 25 millions. « The Master » : 32 millions. « Phantom Thread » : 35 millions. Le bond est vertigineux.

Warner Bros. a pris un risque considérable. Plusieurs facteurs justifiaient cette dépense : le casting cinq étoiles avec Leonardo DiCaprio, Sean Penn et Benicio del Toro ; la durée du film de 162 minutes, qui augmente les coûts de production ; et le choix technique du VistaVision, un format qui nécessite un équipement spécifique.

Mais le pari s'est avéré payant. Le film a rapporté plus de 213 millions de dollars au box-office mondial, devenant le plus gros succès commercial de la carrière d'Anderson. Et les 6 BAFTA sont venus couronner cette audace économique.

Le retour gagnant de la VistaVision

Affiche française du film « Une bataille après l'autre » avec Leonardo DiCaprio.
Affiche française du film « Une bataille après l'autre » avec Leonardo DiCaprio. — (source)

Le tournage en VistaVision est l'un des aspects les plus fascinants de ce projet. Ce format large, qui utilise une pellicule 35 mm défilant horizontalement, n'avait pas été employé de manière significative depuis les années 1960. Alfred Hitchcock l'avait utilisé pour « Vertigo » et « North by Northwest ». Anderson l'a ressuscité pour « Une bataille après l'autre ».

Ce choix technique a considérablement augmenté les coûts de production et de post-production. Les caméras VistaVision sont rares, les techniciens capables de les manipuler encore plus. Le développement des pellicules nécessite un équipement spécialisé. Mais le résultat visuel est époustouflant : une qualité d'image unique, avec une profondeur de champ exceptionnelle et des couleurs d'une richesse inouïe.

L'Académie britannique a récompensé ce travail en décernant le BAFTA de la Meilleure photographie à Michael Bauman, le directeur de la photographie. Le film est également sorti en 70mm et en IMAX, offrant aux spectateurs une expérience visuelle incomparable.

Le générique de l'ombre

Derrière le succès du film se cache une équipe de collaborateurs fidèles qui travaillent avec Anderson depuis des années. Le compositeur Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead, a signé une bande originale qui oscille entre mélancolie et tension.

La costumière Colleen Atwood, trois fois oscarisée, a habillé les personnages avec un souci du détail historique impressionnant. Les costumes des années 1980 — période où se déroule une partie de l'action — sont d'une authenticité rare. Le chef décorateur Florencia Martin a reconstitué des décors californiens qui semblent tout droit sortis d'une photographie de William Eggleston.

Le monteur Andy Jurgensen a remporté le BAFTA du Meilleur montage, une récompense amplement méritée pour un film de 162 minutes qui ne laisse jamais retomber le rythme. La directrice de casting Cassandra Kulukundis a réuni l'ensemble le plus impressionnant de l'année. Cette cohérence d'équipe, cette fidélité d'Anderson à ses collaborateurs, explique en grande partie la qualité homogène du film.

Le casting parfait pour une fresque politique déjantée

Un film ne triomphe pas aux BAFTA uniquement grâce à son réalisateur. Le casting de « Une bataille après l'autre » a joué un rôle déterminant dans cette victoire écrasante. Anderson a réuni une distribution qui mêle stars confirmées, acteurs de caractère et nouveaux talents, créant une alchimie rare.

Leonardo DiCaprio incarne Bob Ferguson, un ancien révolutionnaire paranoïaque et désabusé. Sean Penn joue le Colonel Steven J. Lockjaw, un officier suprémaciste blanc qui devient l'ennemi juré de Ferguson. Entre eux, une galerie de personnages hauts en couleur : Benicio del Toro en ancien compagnon d'armes, Regina Hall en agent gouvernemental ambigu, Teyana Taylor en ex-compagne militante.

Sean Penn et le BAFTA du meilleur second rôle

Sean Penn n'avait pas besoin d'un BAFTA supplémentaire pour prouver son talent. Mais sa performance dans « Une bataille après l'autre » méritait amplement cette reconnaissance. Dans le rôle du Colonel Steven J. Lockjaw, un officier suprémaciste blanc à la tête d'un groupe paramilitaire, Penn livre une interprétation glaçante.

Lockjaw n'est pas un simple méchant de cartoon. Penn lui donne une épaisseur psychologique, une humanité perverse qui rend le personnage d'autant plus terrifiant. Ses scènes avec DiCaprio sont des duels d'acteurs d'une intensité rare. Le BAFTA du Meilleur acteur dans un second rôle vient récompenser ce travail d'orfèvre.

Ce prix a également une importance stratégique : il positionne Sean Penn comme favori pour l'Oscar du même titre. La campagne pour les Oscars 2026 est déjà lancée, et ce BAFTA constitue une étape clé vers la statuette dorée. Penn pourrait bien ajouter un troisième Oscar à son palmarès.

Chase Infiniti, la révélation de 18 ans

Dans un film surchargé de stars, il fallait un talent exceptionnel pour se faire remarquer. Chase Infiniti y est parvenue avec une aisance déconcertante. À 18 ans, pour son premier rôle au cinéma, elle incarne Willa Ferguson, la fille de Bob Ferguson, avec une maturité et une présence qui laissent pantois.

Les critiques ont été unanimes : sa performance est « électrisante », « magnétique », « une révélation ». Son face-à-face avec Leonardo DiCaprio — qui joue son père à l'écran — est l'un des moments les plus émouvants du film. La scène où Willa confronte son père sur son passé révolutionnaire est un morceau de bravoure qui a fait pleurer le public du Royal Festival Hall.

Pour le public 18-25 ans, Chase Infiniti représente une nouvelle génération d'acteurs. Ses débuts fracassants rappellent ceux de Jennifer Lawrence dans « Winter's Bone » ou de Saoirse Ronan dans « Atonement ». Elle est déjà annoncée comme l'une des actrices les plus prometteuses de sa génération.

Une satire de l'Amérique venue du roman de Thomas Pynchon

Pour comprendre pourquoi « Une bataille après l'autre » a autant marqué les esprits, il faut plonger dans son histoire. Le film est une adaptation libre de « Vineland », le roman de Thomas Pynchon publié en 1990. Mais Anderson a considérablement transformé le matériau d'origine, y ajoutant ses propres obsessions et son regard sur l'Amérique contemporaine.

Le résultat est une fresque politique déjantée qui mêle satire, action et tragédie. L'histoire suit Bob Ferguson, ancien révolutionnaire du groupe French 75, qui vit reclus avec sa fille Willa. Seize ans après avoir abandonné la lutte armée, son passé le rattrape quand sa fille disparaît. Il doit alors affronter le Colonel Lockjaw, son ennemi juré, et renouer avec ses anciens camarades.

De Vineland à l'écran

Paul Thomas Anderson voulait adapter « Vineland » depuis le début des années 2000. Le roman de Thomas Pynchon, publié en 1990, est une satire post-moderne de l'Amérique reaganienne, mêlant culture pop, politique et paranoïa. Un matériau difficile, presque inadaptable.

Anderson a mis plus de vingt ans à trouver la bonne approche. Plutôt que de suivre le roman à la lettre, il a intégré ses propres histoires au récit, créant une œuvre hybride qui rend hommage à Pynchon tout en portant la marque indélébile d'Anderson. Le BAFTA du Meilleur scénario adapté valide cette alchimie entre littérature post-moderne et cinéma d'action débridé.

Le scénario d'Anderson réussit l'exploit de rester fidèle à l'esprit de Pynchon — son humour absurde, sa critique sociale acerbe, sa méfiance envers l'autorité — tout en offrant une narration accessible et rythmée. Les dialogues sont ciselés, les situations rocambolesques, mais jamais gratuites. Chaque scène sert à la fois le divertissement et la réflexion.

Un miroir de l'Amérique contemporaine

Le film d'Anderson n'est pas qu'un divertissement. C'est une « fresque politique » — comme le décrit Le Monde — qui met en scène la chasse aux anciens révolutionnaires par des suprémacistes blancs. Le Colonel Lockjaw et son groupe paramilitaire font écho aux politiques d'immigration de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) et à la montée de l'extrême droite aux États-Unis.

La sortie du film en septembre 2025, après les élections américaines de 2024, lui a donné une résonance particulière. L'Amérique post-Trump est déchirée entre nostalgie révolutionnaire et répression autoritaire. Le film capture cette tension avec une acuité rare. Les spectateurs français, eux aussi confrontés à des débats sur l'immigration et l'identité nationale, s'y reconnaissent.

Un ovni cinématographique

TMDB décrit « Une bataille après l'autre » comme « un véritable ovni cinématographique, un délire assumé qui mélange satire politique, humour absurde et énergie débridée ». Cette description n'est pas exagérée. Le film est effectivement unique en son genre.

Le BAFTA du Meilleur scénario adapté récompense cette audace. Les votants ont salué la capacité d'Anderson à transformer un roman post-moderne complexe en un film grand public sans en trahir l'esprit. C'est un équilibre délicat : trop fidèle au roman, le film aurait été inaccessible ; trop éloigné, il aurait trahi Pynchon. Anderson a trouvé le juste milieu.

Le résultat est un film qui parle à la fois aux cinéphiles exigeants et au grand public. Les références à Pynchon raviront les initiés, tandis que l'intrigue palpitante et les personnages attachants séduiront les spectateurs venus chercher du divertissement.

Le consensus critique quasi parfait

Un film peut gagner des BAFTA grâce à ses qualités intrinsèques. Mais pour écraser la concurrence à ce point, il faut aussi un contexte favorable. « Une bataille après l'autre » a bénéficié d'un consensus critique quasi parfait — des scores qui le placent parmi les films les mieux notés de l'histoire récente.

97% sur Rotten Tomatoes, 4,7/5 sur AlloCiné

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Sur Rotten Tomatoes, le film affiche un score de 97 à 98% — « Certified Fresh », la certification la plus élevée. Sur Metacritic, il obtient 95 à 96/100, soit « Universal Acclaim », la mention la plus prestigieuse. Forbes le décrit comme « l'un des films les mieux notés de l'histoire récente ».

Sur IMDb, le film frôle les 8,5/10, un score exceptionnel pour un film d'auteur. Et sur AlloCiné, la presse lui a attribué 4,7/5 — un record pour un film de Paul Thomas Anderson. Les spectateurs ne sont pas en reste, avec une note très élevée qui témoigne de l'adhésion du public.

Les critiques parlent de « chef-d'œuvre », de « film le plus divertissant d'Anderson tout en étant l'un des plus riches thématiquement ». Ce consensus quasi parfait a créé un effet boule de neige : plus le film était encensé, plus les gens voulaient le voir, plus il devenait incontournable.

La tempête politique qui a boosté le film

Selon The Guardian, le film « a irrité une partie de la droite » et a été accusé d'être « une apologie du terrorisme d'extrême-gauche ». La polémique est née de la représentation des révolutionnaires du French 75, présentés comme des idéalistes sincères, même si leurs méthodes sont violentes.

Aux États-Unis, des commentateurs conservateurs ont dénoncé le film comme « anti-américain » et « dangereux ». Des appels au boycott ont été lancés sur les réseaux sociaux. Mais cette controverse a eu l'effet inverse : elle a attiré l'attention sur le film et aiguisé la curiosité du public.

Ce débat politique a paradoxalement renforcé la notoriété du film et attiré un public plus large. Les spectateurs qui n'auraient jamais vu un film d'Anderson sont venus par curiosité, pour se faire une opinion. Résultat : le film est devenu un événement culturel au-delà du simple film d'auteur.

Où voir « Une bataille après l'autre » en France

Vous avez envie de voir ce film dont tout le monde parle ? Bonne nouvelle : il est disponible sur plusieurs plateformes en France. La fenêtre de visionnage est encore ouverte, et c'est le moment idéal pour le rattraper avant la cérémonie des Oscars du 15 mars 2026.

Le film est sorti en salles le 24 septembre 2025, distribué par Warner Bros. Il a connu une longue exploitation en salles, porté par le bouche-à-oreille et les critiques dithyrambiques. Mais si vous l'avez manqué à l'époque, plusieurs options s'offrent à vous.

Canal+, Prime Video, VOD

Depuis le 22 janvier 2026, le film est disponible en VOD sur la plupart des plateformes. Vous pouvez le louer ou l'acheter sur Prime Video, SFR, ARTE Boutique et d'autres services de vidéo à la demande. Le prix de location est standard, celui d'achat un peu plus élevé — mais vu la durée du film de 162 minutes, le rapport qualité-prix est excellent.

Pour les abonnés Canal+, bonne nouvelle : le film sera diffusé en prime le 27 mars 2026 à 21h10. Une occasion parfaite pour le découvrir dans des conditions optimales, avec une qualité d'image et de son irréprochable. Notez que cette diffusion interviendra après les Oscars, mais avant la sortie en DVD et Blu-ray.

Le film est également disponible sur Prime Video pour les abonnés, en location ou en achat. Les plateformes VOD classiques comme SFR et ARTE Boutique proposent aussi le film.

Pourquoi le voir avant les Oscars

La cérémonie des Oscars 2026 aura lieu le 15 mars 2026. « Une bataille après l'autre » est donné favori dans plusieurs catégories — Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur dans un second rôle, entre autres. Voir le film avant cette date vous permettra de comprendre pourquoi il est considéré comme le grand favori.

C'est aussi l'occasion de participer à la conversation. Les Oscars sont un événement social : on en parle au bureau, entre amis, sur les réseaux sociaux. Être capable de donner son avis sur le film, de discuter des performances et des thèmes, c'est faire partie de la conversation culturelle.

Notre article sur les Oscars 2026 et où voir les films nommés vous donne toutes les clés pour être incollable.

Conclusion

Le 22 février 2026 restera comme la date où « Une bataille après l'autre » a officiellement pris le contrôle de la saison des récompenses. Six BAFTA, dont les plus prestigieux, ont consacré le film comme le grand favori des Oscars du 15 mars. Et les pronostics se sont vérifiés : le film a confirmé sa domination en remportant six Oscars, dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur.

Ce triomphe n'était pas une surprise. Il était le résultat d'une alchimie parfaite entre un auteur au sommet de son art, un casting de rêve, un budget colossal bien employé, et un contexte politique brûlant. Paul Thomas Anderson a prouvé qu'un film d'auteur pouvait être un blockbuster. Warner Bros. a prouvé que prendre des risques pouvait payer.

« Une bataille après l'autre » n'a pas seulement écrasé la concurrence aux BAFTA. Il a redéfini ce qu'un blockbuster politique d'auteur peut accomplir dans l'industrie du cinéma en 2026. En mélangeant satire politique, humour absurde et énergie débridée, Anderson a créé un film qui parle à son époque tout en restant intemporel.

Les BAFTA 2026 ont été le théâtre de cette consécration. Mais le véritable héritage du film va bien au-delà des récompenses. Il a montré qu'il existe un public pour un cinéma ambitieux, exigeant et politique — à condition que ce cinéma soit aussi divertissant. Et ça, c'est une leçon que toute l'industrie devrait retenir.

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Questions fréquentes

Combien de BAFTA « Une bataille après l'autre » a-t-il remportés ?

Le film a remporté six BAFTA lors de la cérémonie de 2026, dont ceux du Meilleur film, du Meilleur réalisateur et du Meilleur acteur dans un second rôle.

Qui a remporté le BAFTA du Meilleur acteur en 2026 ?

Robert Aramayo a remporté le BAFTA du Meilleur acteur pour son rôle dans « I Swear », battant Leonardo DiCaprio et Timothée Chalamet.

Pourquoi « Marty Supreme » a-t-il été un grand choc aux BAFTA 2026 ?

« Marty Supreme » est reparti avec zéro prix malgré ses 11 nominations, égalant le record du plus grand nombre de nominations sans aucune victoire en une seule soirée.

Quel record de longlistes « Une bataille après l'autre » a-t-il battu ?

Le film a obtenu 16 mentions dans les longlistes des BAFTA, le plus haut total jamais enregistré dans l'histoire de la cérémonie.

Sources

  1. Parasite (film, 2019) — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  2. actus.sfr.fr · actus.sfr.fr
  3. allocine.fr · allocine.fr
  4. One Battle After Another · bedfordplayhouse.org
  5. boxofficepro.fr · boxofficepro.fr
binge-guide
Camille Hubot @binge-guide

J'ai un don : je peux recommander le film parfait pour n'importe quelle humeur en moins de 30 secondes. Bordelaise de 26 ans, je cumule 7 abonnements streaming :'D et je tiens un tableur Excel monstrueux de tout ce que j'ai regardé depuis 2018. Community manager le jour dans une agence de com', je passe mes soirées à dévorer des séries coréennes et des films d'auteur français avec la même passion. Ma règle d'or : jamais de jugement, il y a un moment pour Netflix et un moment pour Arte.

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