Hollywood s'est donné rendez-vous le 10 février 2026 au Beverly Hilton pour l'un des moments les plus conviviaux de la saison des prix : le traditionnel Oscars Nominees Luncheon. Entre deux bouchées, Timothée Chalamet, Emma Stone, Michael B. Jordan et une pléiade de stars ont posé pour la fameuse "class photo" avant la grande bataille du 15 mars. Une pause selfies bien méritée avant que ne s'abatte le stress de la plus grande nuit du cinéma mondial.

Le rituel incontournable du Beverly Hilton
Chaque année, l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences organise ce déjeuner désormais légendaire qui réunit tous les nommés dans une atmosphère décontractée, loin de la pression médiatique des tapis rouges habituels. Cette édition 2026 ne déroge pas à la règle : au menu, un buffet copieux, des conversations animées entre collègues devenue amis le temps d'une campagne, et surtout cette photographie de groupe immortalisant une promotion exceptionnelle.
Le lieu lui-même charge cette cérémonie d'une symbolique particulière. Le Beverly Hilton, c'est le même hôtel qui accueille les Golden Globes, mais ce midi-là, l'ambiance est radicalement différente. Pas de nominations dramatiques ni de discours préparés : simplement l'occasion pour des techniciens, des réalisateurs et des acteurs de partager un moment d'égalité rare. Comme le confiait un nommé cette année : c'est l'un des rares moments où un chef décorateur peut discuter d'égal à égal avec une superstar hollywoodienne.
Le retour à la configuration debout
Cette année, l'Académie a choisi de revenir à la formule debout pour la photo de groupe, corrigeant le fiasco de l'édition précédente où les nommés avaient été assis dans une configuration jugée peu flatteuse. Un détail apparemment mineur, mais qui a fait jaser dans les couloirs pendant plusieurs semaines après la cérémonie 2025. Les organisateurs ont clairement tiré les leçons de cette expérience malheureuse.
Steven Spielberg en personne a été aperçu s'activant en coulisses, coaxant le réalisateur Paul Thomas Anderson à poser près d'une statuette Oscar surdimensionnée. Le nouveau directeur général de Disney, Josh D'Amaro, sirotait son vin blanc en observant cette assemblée exceptionnelle depuis un coin de la salle. Ces détails témoignent de l'importance stratégique de cet événement pour toute l'industrie.
Une atmosphère plus studieuse que d'habitude
Les observateurs réguliers de cet événement ont noté une différence marquante avec les éditions précédentes : les poses excentriques et les grimaces spontanées se font rares en 2026. Faut-il y voir l'influence des publicistes, de plus en plus vigilants face aux risques de bad buzz sur les réseaux sociaux ? Probablement. Les stars semblent avoir reçu pour consigne de jouer la carte de la sobriété, même si quelques personnalités insoumises continuent de briser le protocole.
Guillermo del Toro fait partie de ces exceptions charmantes. Le réalisateur mexicain, nommé pour son adaptation de Frankenstein, a choisi d'écarter les bras en grand sourire sur la première rangée, apportant une touche de fantaisie bienvenue dans cette mer de tuxedos convenus. Une attitude qui rappelle que le cinéma reste avant tout une affaire de passion et de créativité, pas seulement de stratégie médiatique.
Timothée Chalamet : le prince de cette promo 2026
À tout juste 30 ans, Timothée Chalamet s'impose comme la figure centrale de cette saison des Oscars. Nomination numéro trois pour le franco-américain, qui confirme son statut d'acteur le plus en vue de sa génération. Cette reconnaissance pour son rôle dans Marty Supreme : le film à ping-pong le plus fou de l'année 2025 le place dans une catégorie très selecte : il devient le plus jeune comédien à accumuler trois nominations depuis le légendaire Marlon Brando.
Sa position sur la photo de groupe en dit long sur son importance dans l'écosystème hollywoodien actuel. Installé au premier rang dans un tuxedo bleu électrique parfaitement taillé, Chalamet capte naturellement les projecteurs. Ce n'est pas sa première fois à cet exercice : l'an passé, il était déjà présent parmi les nommés pour son incarnation de Bob Dylan dans A Complete Unknown.
Une aura internationale unique
Ce qui distingue Timothée Chalamet de ses contemporains, c'est cette capacité à incarner simultanément le cinéma d'auteur européen et le blockbuster hollywoodien. Son parcours franco-américain lui offre une authenticité que ses concurrents peinent parfois à égaler. Sur les réseaux sociaux, les hashtags autour de sa candidature explosent littéralement, témoignant d'une popularité qui transcende les frontières et les générations.
La Gen Z a clairement adopté cet acteur atypique, capable d'enchaîner les rôles complexes sans jamais s'enfermer dans une image. Son absence de network traditionnel dans les cercles hollywoodiens classiques en fait presque un outsider parvenu au sommet, une trajectoire qui séduit particulièrement les jeunes votants de l'Académie.
Favori mais pas vainqueur assuré

Les observateurs le considèrent comme le favori dans la catégorie Meilleur Acteur, même si la concurrence reste rude avec des performances marquantes signées Ethan Hawke dans Blue Moon ou Michael B. Jordan dans Sinners. L'annonce des nominations en janvier a confirmé cette dynamique positive pour l'interprète de Marty Supreme. Jesse Plemons dans Bugonia et Leonardo DiCaprio dans One Battle After Another complètent un plateau d'exception.
Ethan Hawke notamment a livré une performance qualifiée de "one-man orchestra" par certains critiques, transformant chaque scène de Blue Moon en une démonstration théâtrale hypnotique. La bataille s'annonce serrée dans cette catégorie ultra-compétitive où chaque nommé aurait mérité la statuette dans d'autres circonstances.
Emma Stone : sept nominations et pas l'ombre d'une fatigue
Si Timothée Chalamet représente l'avenir du cinéma hollywoodien, Emma Stone incarne le présent absolu. À 37 ans, l'actrice accumule une septième nomination, devenant la deuxième plus jeune personnalité de l'histoire des Oscars à atteindre ce chiffre mythique depuis Walt Disney lui-même. Une statistique vertigineuse qui souligne la constance exceptionnelle de sa carrière.
Présente à la table 3 lors du luncheon, Emma Stone a bénéficié d'une position centrale dans la salle, signe de son importance dans le paysage cinématographique actuel. Sa nomination cette année concerne Bugonia, une œuvre qui lui permet de briller dans un registre différent de ses récents succès. L'actrice joue également un rôle de productrice sur plusieurs projets nominés, élargissant ainsi son influence bien au-delà de la simple performance.
Une présence magnétique
Ce qui frappe lors de ce type d'événement, c'est la capacité d'Emma Stone à mettre à l'aise ses interlocuteurs malgré son statut de superstar. Les photos backstage la montrent en conversation animée avec des techniciens et des réalisateurs moins connus du grand public, témoignant d'une générosité appréciée dans le milieu. Son attitude naturelle contraste avec le formalisme habituel de ce genre de rendez-vous.
Son interaction avec Jessie Buckley, la favorite de la catégorie Meilleure Actrice pour Hamnet, a particulièrement retenu l'attention des observateurs présents. Les deux femmes se sont saluées chaleureusement, démontrant que la compétition pour les statuettes n'empêche pas les relations cordiales entre concurrentes directes. Rose Byrne, également nommée pour If I Had Legs I'd Kick You, faisait partie de cette échange amical.

Le nouveau modèle d'actrice-productrice
Emma Stone représente également le nouveau modèle d'actrice-productrice qui redéfinit les codes de Hollywood. Son implication en coulisses sur Oscars les projets qu'elle porte à l'écran lui confère une légitimité double, aux yeux des votants comme du public. Cette évolution de carrière témoigne d'une stratégie réfléchie pour pérenniser son influence dans une industrie en constante mutation.
La catégorie Meilleure Actrice s'avère particulièrement relevée cette année. Kate Hudson délivre une performance délicieuse dans Song Sung Blue, tandis que Chase Infiniti impressionne dans One Battle After Another même si certains considèrent son rôle comme relevant davantage du second plan. La bataille principale se joue entre Jessie Buckley et Rose Byrne, deux comédiennes capables de nuances extraordinaires.
Sinners : le phénomène historique de cette édition
Le mot "historique" revient constamment lorsqu'on évoque Sinners lors de cette campagne 2026. Le film de Ryan Coogler a pulvérisé le record de nominations pour un seul film avec seize citations, surpassant les légendaires All About Eve, Titanic et La La Land qui plafonnaient à quatorze. Une performance d'autant plus remarquable qu'elle concerne une œuvre portée par une distribution majoritairement noire.
Warner Bros. Pictures, studio derrière ce phénomène, totalise trente nominations cette année, égalant son propre record établi en 2005. Sinners a également établi une marque significative avec dix personnes noires nominées pour un même film, un milestone qui résonne profondément dans une industrie historiquement critiquée pour son manque de diversité.
Michael B. Jordan, tête d'affiche du film avec un double rôle exigeant, était naturellement présent au Beverly Hilton pour célébrer cette reconnaissance collective. Sa performance intense et nuancée lui vaut une nomination dans la catégorie Meilleur Acteur, même si les pronostics le situent légèrement derrière Timothée Chalamet.
Ryan Coogler au sommet de son art
Le réalisateur Ryan Coogler, accompagné de sa femme et productrice Zinzi Coogler, occupait une place de choix lors du luncheon. Cette nomination confirme la trajectoire ascendante du cinéaste depuis Creed et Black Panther, établissant Sinners comme une œuvre majeure de la décennie. Le couple formé par les Coogler incarne une nouvelle génération de cinéastes qui contrôlent tous les aspects de leurs projets.
La présence de Wunmi Mosaku, nommée dans la catégorie Meilleure Actrice dans un Second Rôle pour son incarnation puissante dans le film, ajoute à la dimension collective de ce triomphe. Les critiques s'accordent à dire que Sinners fonctionne comme une véritable œuvre chorale où chaque membre de la distribution apporte sa pierre à l'édifice. Odessa A'Zion et Miles Caton, également nominés, complètent cet ensemble remarquable.
La bande-annonce de Sinners donne un aperçu de l'univers visuellement saisissant que Coogler a construit, mêlant horreur sociale et récit fantastique avec une maîtrise technique impressionnante.
Une célébration de la collaboration
Delroy Lindo, bien que snubé par les nominés, a été largement évoqué comme l'une des âmes du film. Les observateurs soulignent que la force de Sinners réside dans cette alchimie collective où chaque interprète soutient ses partenaires. L'ensemble de la distribution ne rate jamais une beat, créant une harmonie rare sur grand écran.
Cette dynamiquechorale explique probablement le nombre impressionnant de nominations : l'Académie a reconnu la qualité globale de l'œuvre plutôt que de se concentrer sur quelques performances individuelles. Un signal positif pour un cinéma de plus en plus dominé par les franchises et les vedettes isolées.
Les records et premières de cette cérémonie
Au-delà de Sinners, cette 98e cérémonie des Oscars établit plusieurs jalons historiques qui méritent attention. Wagner Moura devient ainsi le premier Brésilien nominé dans la catégorie Meilleur Acteur pour son rôle dans The Secret Agent, une consécration qui fait écho à l'importance croissante du cinéma latino-américain sur la scène internationale.
Stellan Skarsgård écrit également une page d'histoire en devenant le premier acteur nominé pour Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour un film international en langue étrangère, Sentimental Value. Une reconnaissance qui valide les choix audacieux de l'acteur suédois et ouvre la voie à une plus grande ouverture vers les œuvres non anglophones.
Amy Madigan et l'art de la patience
L'histoire la plus touchante de cette édition concerne peut-être Amy Madigan. Quarante années séparent sa première nomination pour Twice in a Lifetime en 1985 de sa seconde pour Weapons en 2026. Un record de longévité entre deux nominations pour une actrice qui prouve que le talent n'a pas d'âge ni de date de péremption. Son incarnation mémorable d'Aunt Gladys dans Weapons a d'ailleurs inspiré un projet de suite, témoignant de l'impact considérable de sa performance.
Ruth E. Carter, la costumière légendaire, devient la femme noire la plus nominée de l'histoire des Oscars avec sa cinquième citation pour Best Costume Design. Une reconnaissance méritée pour une artiste qui a révolutionné la représentation des costumes afro-futuristes dans le cinéma américain. Son travail sur Black Panther avait déjà marqué les esprits, et cette nouvelle nomination confirme son statut d'icône.
Des barrières qui tombent
Autre milestone significatif : Autumn Durald Arkapaw devient la première femme de couleur nominée pour Meilleure Cinématographie, une catégorie historiquement masculine et blanche. Cette nomination pour son travail visuel exceptionnel marque une étape importante vers une plus grande diversité dans les départements techniques de l'industrie. Elle devient au passage la quatrième femme seulement à recevoir une citation dans cette catégorie.
Chloé Zhao entre également dans l'histoire en devenant la première femme de couleur doublement nominée pour Meilleur Réalisateur, rejoignant Jane Campion dans ce club très fermé. La réalisatrice de Nomadland confirme son statut d'auteure majeure du cinéma contemporain. Elle devient également la première femme déjà lauréate à recevoir une seconde nomination dans cette catégorie prestigieuse.
Les looks qui ont fait jaser au Beverly Hilton
Si le luncheon des nommés reste officiellement un événement professionnel, les regards ne peuvent s'empêcher de scanner les tenues des participants. Cette année, le prix non officiel de l'élégance revient sans conteste à Teyana Taylor et son manteau noir scintillant qui a capturé chaque flash des photographes présents.
La chanteuse et actrice, nommée pour son rôle dans One Battle After Another, s'impose comme une favorite dans la catégorie Meilleure Actrice dans un Second Rôle. Sa présence sur tous les tapis rouges de la saison témoigne d'une stratégie médiatique parfaitement orchestrée. Elle détient d'ailleurs une distinction unique cette année : c'est la seule actrice de sa catégorie à avoir récolté des nominations aux Oscars, Baftas, Golden Globes, Critics Choice et SAG Awards.
Jacob Elordi et le défi de la taille
À un mètre quatre-vingt-seize, Jacob Elordi représente un défi logistique pour les organisateurs de la photo de groupe. L'acteur australien, nommé pour son rôle transformateur dans Frankenstein, a été judicieusement placé au dernier rang, aux côtés du non moins grand Stellan Skarsgård. Les deux hommes ont profité de cette proximité pour échanger quelques mots, créant une image cocasse de ces deux géants dominant l'assemblée.
Oliver Laxe, réalisateur de Sirat, rivalise de taille avec Elordi et a été aperçu échangeant une étreinte avec l'acteur. Les deux hommes partageaient visiblement le même soulagement de ne pas avoir à se courber pour une fois, une préoccupation quotidienne pour les personnes de leur stature dans les événements hollywoodiens standard. Elordi a d'ailleurs partagé son soulagement de cette configuration épargnant sa colonne vertébrale.
Timothée Chalamet et le bleu électrique
Timothée Chalamet et son tuxedo bleu ont également retenu l'attention des commentateurs mode, confirmant le goût impeccable de l'acteur pour les apparences publiques. Chaque détail de sa tenue a été analysé sur les réseaux sociaux, des boutons de manchette jusqu'au choix de la cravate. Sa position centrale au premier rang garantissait une visibilité maximale pour cette tenue soigneusement orchestrée.
Guillermo del Toro, fidèle à lui-même, a opté pour un style plus décontracté avec son fameux bomber jacket. Le réalisateur mexicain prouve qu'on peut briller sans sacrifier son confort personnel, une philosophie qui transparaît également dans ses choix artistiques audacieux.
Les absents marquants de cette édition
Tout aussi révélateur que les présences, le palmarès des absents du luncheon mérite attention. Sean Penn, nommé pour One Battle After Another, a choisi de ne pas faire le déplacement pour des raisons qui restent personnelles. Une absence qui n'affecte pas ses chances de victoire mais alimente les conversations dans les coulisses.
Renate Reinsve, l'étoile montante du cinéma norvégien nommée pour Sentimental Value, n'était pas non plus présente. Son emploi du temps chargé entre les tournages européens et la promotion américaine explique probablement cette absence regrettable pour les amateurs de cinéma scandinave. Son partenaire de jeu Stellan Skarsgård a toutefois représenté le film avec brio.
Le cas Mehdi Mahmoudian
L'absence la plus poignante concerne Mehdi Mahmoudian, co-scénariste de It Was Just An Accident, récemment arrêté en Iran pour avoir signé une lettre critique envers le régime. Son statut de prisonnier politique lui interdit évidemment tout déplacement aux États-Unis, transformant cette nomination en symbole de la lutte pour la liberté d'expression artistique.
La communauté cinématographique internationale suit avec inquiétude son sort, espérant que cette reconnaissance internationale puisse peser dans les négociations pour sa libération. Plusieurs nommés ont exprimé leur solidarité lors du luncheon, rappelant que le cinéma peut aussi être un acte de résistance politique face aux régimes autoritaires.
Diane Warren et la malédiction persistante
Diane Warren, nommée pour la dix-septième fois dans la catégorie Meilleure Chanson Originale, reste la plus célèbre éternelle nommée de l'histoire des Oscars. Sa candidature cette année pour Dear Me n'a pas encore brisé cette malédiction qui la poursuit depuis des décennies. Sa présence discrète derrière Inga Ibsdotter Lilleaas sur la photo de groupe témoigne d'une résilience admirable.
Cette statistique interpelle : dix-sept nominations sans une seule victoire constituent un record malheureux dans l'histoire de l'Académie. Chaque année, les observateurs se demandent si ce sera enfin la bonne pour la compositrice prolifique.
La nouvelle catégorie Casting fait ses débuts
Cette 98e cérémonie introduit une nouveauté majeure : la catégorie Best Casting fait enfin son entrée officielle dans le palmarès des Oscars. Une reconnaissance longtemps attendue par les professionnels du secteur qui considèrent le casting comme une étape fondamentale de la création cinématographique.
Cette addition porte le nombre total de catégories compétitives à vingt-quatre, corrigeant une lacune historique de l'Académie. Les nommés dans cette catégorie pour l'édition 2026 incluent des figures respectées du métier, enfin visibles sur le devant de la scène médiatique. Une victoire pour tous ces professionnels qui travaillent dans l'ombre depuis des décennies.
Gabriel Domingues, figure de proue
Gabriel Domingues, nominé pour son travail sur The Secret Agent, était parmi les heureux élus célébrant cette reconnaissance tardive. Assis à la même table que Stellan Skarsgard et le réalisateur Greg Kwedar, il incarnait cette nouvelle génération de professionnels du casting enfin accédant à une visibilité méritée.
Son allocution improvisée lors du luncheon a ému l'assemblée, rappelant que des années de travail dans l'ombre peuvent finalement déboucher sur des moments de gloire inattendus. Cette nouvelle catégorie pourrait durablement transformer la façon dont l'industrie valorise les talents de l'ombre.
Les enjeux pour les années futures
L'introduction du Best Casting ouvre également des perspectives passionnantes pour les futures cérémonies. Comment les votants évalueront-ils la qualité d'un casting ? Quels critères privilégieront-ils entre les distributions stars et les ensembles plus anonymes mais parfaitement homogènes ? Ces questions animeront certainement les débats dans les mois à venir.
Les professionnels du secteur espèrent que cette reconnaissance accrue se traduira également par de meilleures conditions de travail et une rémunération plus juste. Le casting constitue souvent l'étape décisive qui détermine le succès ou l'échec d'un projet.
Vers la grande soirée du 15 mars
Le compte à rebours est désormais lancé vers la cérémonie principale, programmée le 15 mars 2026 au Dolby Theatre d'Hollywood. Conan O'Brien assurera la présentation pour la deuxième année consécutive, après les éloges unanimes reçus pour sa performance en 2025. Raj Kapoor et Katy Mullan reviennent en tant que producteurs exécutifs pour la troisième année consécutive, tandis que Hamish Hamilton conserve la réalisation.
Les favoris se dessinent progressivement dans les catégories majeures. Timothée Chalamet domine les pronostics pour Meilleur Acteur, tandis que Jessie Buckley semble en position favorable pour Meilleure Actrice. Sinners reste le grand favori pour le Meilleur Film, mais les surprises restent possibles comme chaque année. Paul Mescal, brillant dans Hamnet, pourrait jouer les trouble-fêtes dans certaines catégories.
Les dernières cérémonies avant le verdict
Avant la cérémonie principale, plusieurs rendez-vous rythmeront la saison. Les SAG Awards le 1er mars sur Netflix offriront un dernier indicateur significatif des tendances chez les acteurs, catégorie de votants la plus nombreuse de l'Académie. Cette cérémonie constitue souvent un prélude fiable pour les Oscars dans les catégories d'interprétation.
La soirée des Oscars promet d'être mémorable cette année, avec des enjeux historiques et des records potentiels qui ajouteront au suspense habituel. La cérémonie sera diffusée sur ABC et disponible en streaming sur Hulu, permettant au public américain de suivre l'événement en direct. Les spectateurs internationaux devront se tourner vers leurs diffuseurs locaux habituels pour ne pas manquer cette soirée historique.
Les Scientific and Technical Awards en avril
Les Scientific and Technical Awards seront présentés le 28 avril au Academy Museum of Motion Pictures, célébrant les innovations technologiques qui font progresser l'art cinématographique. Une soirée moins médiatisée mais tout aussi importante pour l'écosystème hollywoodien dans son ensemble. Ces récompenses rappellent que le cinéma demeure un art profondément technique autant qu'artistique.
Les 16e Governors Awards se sont tenus le 16 novembre 2025 au Ray Dolby Ballroom, inaugurant cette saison de récompenses avec les honorary awards traditionnels. Le cycle complet s'achèvera donc fin avril après plusieurs mois de célébrations intenses.
Conclusion
Le Oscars Luncheon 2026 restera dans les mémoires comme l'édition des records et des premières. Sinners et ses seize nominations, Wagner Moura premier Brésilien nommé, Amy Madigan et ses quarante années d'attente, la nouvelle catégorie Casting : cette 98e cérémonie s'annonce historique à tous les niveaux. Timothée Chalamet et Emma Stone ont incarné avec grâce leur rôle d'ambassadeurs d'un Hollywood en pleine évolution, plus divers et plus inclusif. Reste maintenant à attendre le 15 mars pour découvrir si les favoris confirmeront ou si l'Académie nous réserve encore quelques surprises. Une chose est certaine : cette année, la statuette dorée n'a jamais semblé aussi disputée.