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Cinéma

Olé !

Gérard Depardieu et Gad Elmaleh réunis dans une comédie bonne enfant, où se mêlent rapports de pouvoir, argent et valeurs morales.

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On ne les présente plus. D'un côté, Gérard Depardieu, immense acteur français ayant tourné dans une multitude de films. De l'autre, Gad Elmaleh, plutôt connu de prime abord en tant que comique, puis progressivement en tant qu'acteur.

Deux personnalités artistiques réunies par Florence Quentin (J'ai faim), qui a travaillé en collaboration avec Étienne Chatiliez pour La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danielle, XXL, Le bonheur est dans le pré...

D'après ce tableau descriptif, ce film semblerait être placé sous une bonne étoile. Et en effet, il l'est.

L'intrigue du film

Ramon (Gad Elmaleh) est le chauffeur de François (Gérard Depardieu), PDG éminent d'une très grande entreprise d'optique. Ramon ne se cantonne pas qu'au métier de chauffeur vis-à-vis de François : il est son confident, son partenaire de golf, son alibi, bref son pilier. Ce chauffeur est bien conscient de sa place en or, et n'hésite pas à donner tout son temps à son cher patron... Au grand désespoir de sa femme : Carmen (Valeria Golino, 36 Quai des Orfèvres), qui de son côté s'occupe de la restauration pour la famille. Tout ceci suit son cours jusqu'au jour où François se fait un nouvel ami, dirigeant tout comme lui...

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Réaliste ou utopique ?

Au fur et à mesure de l'histoire, le chef d'entreprise montrera un côté imbu de lui-même, pourri par l'argent, se persuadant que tout peut s'acheter. N'hésitant pas à considérer ses employés comme des moins que rien, ne leur portant aucune estime.

Gérard Depardieu incarne à merveille ce personnage ambitieux, grand patron plein de pouvoir snobant les petites gens. Ramon avait toutefois une place privilégiée, jusqu'au jour où François décida de changer de « partenaire pour ses loisirs »...

C'est alors que derrière ce fond comique remonte à la surface toute une réalité : la reconnaissance de l'Autre au sein du travail, le pouvoir que confère l'argent, la méprise des personnes riches sur les autres, bref leur manque d'humanité certain.

Une fin morale et optimiste

Sans vous dévoiler la fin ni son déroulement, vous verrez que Ramon a toujours cru en la capacité de bonté de son patron. Un héros des temps modernes comme on aimerait en voir davantage, une personne finalement simple mais qui s'engage à faire le bien autour d'elle — faire le bien certes, mais démesurément vis-à-vis de sa femme.

Enfin et pour conclure, un film pétillant et intéressant que je vous conseille vivement. Toutefois, ne nous méprenons pas : la fin est quelque peu utopiste et poussée à l'extrême. Les tendances sont inversées, c'est déjà là un peu gros : le chauffeur qui devient patron du patron :) mais le film n'avait pas pour but de rester dans le réalisme, bien au contraire.

C'est cette fin atypique qui nous montre bien que nul n'est vulnérable, ni condamné à être pauvre. La fatalité n'existe pas, et le fait que quelqu'un soit immensément riche ne fait pas de lui une personne dispensée d'humanité et de respect vis-à-vis de l'Autre. Car comme le film nous l'a justement montré, la roue peut tourner et nul n'est à l'abri...

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claquette
claquette @claquette
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