Affiche du film "Alien" de Ridley Scott : un oeuf extraterrestre lumineux vert repose sur un sol rocheux dans l'espace sombre, avec le titre "ALIEN" et le slogan "In space no one can hear you scream".
Cinéma

Un nouveau film Alien en préparation, avec Aaron Guzikowski au scénario, produit par Ridley Scott et, selon The Hollywood Reporter, lié à Prometheus et Covenant

20th Century Studios a engagé Aaron Guzikowski pour écrire un nouveau film Alien. Ridley Scott le produit avec Michael Pruss, mais ne le réalisera pas à ce stade ; selon The Hollywood Reporter, le récit serait lié à Prometheus et Alien: Covenant, avec l'androïde David comme fil conducteur. Michael Fassbender n'est pas engagé, aucun réalisateur, acteur ou date de sortie n'est confirmé, et le projet n'aura aucun lien avec Alien: Romulus.

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Le 23 octobre 2026, The Hollywood Reporter a révélé que 20th Century Studios, filiale de Disney, avait engagé Aaron Guzikowski pour écrire un nouveau film "Alien". Le scénariste de Prisoners et créateur de la série Raised by Wolves - que Ridley Scott a produite et dont il a réalisé les deux premiers épisodes - retrouve donc le cinéaste, cette fois dans la franchise qui a fait de lui une légende du fantastique.

Affiche du film "Alien" de Ridley Scott : un oeuf extraterrestre lumineux vert repose sur un sol rocheux dans l'espace sombre, avec le titre "ALIEN" et le slogan "In space no one can hear you scream".
Affiche du film "Alien" de Ridley Scott : un oeuf extraterrestre lumineux vert repose sur un sol rocheux dans l'espace sombre, avec le titre "ALIEN" et le slogan "In space no one can hear you scream". - (source)

Ridley Scott ne réalisera pas ce film, du moins pas à ce stade : il le produit avec Michael Pruss, son associé chez Scott Free. Aucun réalisateur n'est attaché au projet, aucun acteur n'est confirmé, aucune date de sortie n'est annoncée. À 88 ans, Scott ne repasse pas derrière la caméra : il endosse le rôle d'architecte d'une mythologie qu'il a lui-même lancée en 2012.

Ce que dit l'annonce

Le point le plus notable n'est pas la production, mais l'histoire annoncée. Selon les sources de The Hollywood Reporter, ce nouveau film sera rattaché à Prometheus (2012) et à Alien: Covenant (2017), avec l'androïde David, incarné par Michael Fassbender, comme fil conducteur. Michael Fassbender n'est pour l'instant pas engagé. Covenant s'était achevé sur un cliffhanger resté sans suite : David seul aux commandes d'un vaisseau chargé de plus de deux mille colons endormis et d'embryons de facehuggers.

Le projet n'aura en revanche aucun lien avec Alien: Romulus. La suite du film de Fede Álvarez n'est pas annulée pour autant : elle reste en développement. Álvarez a quitté la réalisation en septembre 2025 tout en restant producteur, et le studio a démenti les rumeurs d'annulation. La franchise avance donc sur deux fronts cinématographiques, auxquels s'ajoute la saison 2 de la série Alien: Earth, en tournage depuis l'été 2026.

Deux conceptions de la peur s'opposent désormais : celle de 1979 et celle des préquelles.

1979 : une peur qui refuse de s'expliquer

À l'origine, il y a un cargo spatial, sept membres d'équipage en hibernation, une clause contractuelle qui oblige à vérifier un signal inconnu, une planète désertique, une épave, des oeufs. Dan O'Bannon écrit, H. R. Giger dessine, Ridley Scott filme des couloirs et des visages. Le monstre lui-même reste longtemps hors champ.

Ridley Scott, cheveux gris ondulés et barbe grise, vêtu de noir, tablette à la main sur un plateau sombre, avec un casque jaune au premier plan et des membres d'équipe en arrière-plan.
Ridley Scott, cheveux gris ondulés et barbe grise, vêtu de noir, tablette à la main sur un plateau sombre, avec un casque jaune au premier plan et des membres d'équipe en arrière-plan. - (source)

Le film sort le 25 mai 1979 et reçoit un accueil critique tiède : on loue la beauté visuelle et la direction artistique, on juge les personnages et l'intrigue maigres. Puis le box-office explose, le film décroche l'Oscar des meilleurs effets visuels, entre au National Film Registry en 2002 et devient, pour beaucoup, un classique qui a contribué à faire évoluer le genre - notamment en confiant à une femme, Ripley, le rôle de la survivante.

La mécanique de cette peur tient à une chose simple : le xénomorphe n'a pas d'origine racontée. Il est là, son sang est un acide, il grandit, il tue. Le spectateur ne sait rien, et c'est ce rien qui travaille.

Prometheus et Covenant : le prix de l'explication

Ridley Scott, lui, a voulu savoir. Prometheus pose les Ingénieurs, les créateurs de l'humanité. Covenant pousse la logique jusqu'au bout : David, androïde artiste et méprisant, fabrique lui-même le xénomorphe à partir d'un pathogène noir. Le monstre devient une oeuvre, et l'horreur devient une généalogie.

Un homme aux cheveux gris, vu de profil dans une lumière bleue, tend la main vers une créature extraterrestre allongée dans une chambre de science-fiction sombre.
Un homme aux cheveux gris, vu de profil dans une lumière bleue, tend la main vers une créature extraterrestre allongée dans une chambre de science-fiction sombre. - (source)

Commercialement, le pari n'est pas absurde : Prometheus a rapporté environ 403 millions de dollars dans le monde, le meilleur résultat de la saga. Covenant a ensuite rapporté environ 240 millions, derrière Prometheus et Romulus, ce dernier ayant dépassé les 350 millions en 2024. La courbe descend, puis remonte - mais par un autre film et une autre méthode. L'accueil des fans de Covenant, surtout, a été nettement plus dur que celui de la presse : intrigue jugée faible, incohérences avec l'univers d'origine, psychologie des personnages invraisemblable. Autrement dit, l'explication n'a pas tué la franchise : elle a entamé la confiance d'une partie du public - celle qui préfère la peur à l'explication.

Ridley Scott ne cache pas son avis sur la franchise. Selon IGN France, qui cite des propos recueillis par AlloCiné en août 2026, il a livré ce verdict : Alien: Romulus "était OK", et la franchise avait "besoin d'un coup de pouce". Ces formules sont rapportées sans leur contexte complet et appellent la prudence ; elles suggèrent en tout cas que Scott estime la saga à relancer plutôt qu'à entretenir.

Romulus, le contre-exemple

Or Romulus constitue le contre-exemple le plus solide à la stratégie du nouveau projet. Fede Álvarez avait fait le choix inverse : un huis clos avec de jeunes colons prêts à tout pour fuir, une station spatiale en perdition, un retour assumé à l'angoisse plutôt qu'à l'action. Résultat : un budget d'environ 80 millions de dollars, plus de 350 millions de recettes mondiales, 42 millions de dollars sur le seul week-end d'ouverture nord-américain (le deuxième meilleur démarrage de la franchise derrière Prometheus), un Saturn Award du meilleur film d'horreur et une nomination aux Oscars pour les effets visuels.

Un studio rationnel en tirerait une conclusion : l'horreur à budget contenu trouve son public, quand la fresque mythologique a rapporté 240 millions à son dernier essai.

Le tournant, et ce qu'il risque

Le tournant annoncé n'est pas esthétique, il est stratégique. Disney garde deux lignes ouvertes : la veine horrifique héritée de 1979 avec la suite de Romulus, et la fresque philosophique sur la création avec David. La première rassure les fans, la seconde répond à une ambition d'auteur. On peut y voir de l'intelligence industrielle : chaque public a son film. On peut aussi y voir le symptôme d'une franchise qui, depuis 47 ans, n'a pas trouvé de troisième voie entre répéter le monstre et l'expliquer.

Car l'explication a un prix : une fois qu'on sait que le xénomorphe est le produit d'un androïde, il cesse d'être un inconnu. Il reste une créature admirablement dessinée, mais la peur primaire - celle de ce qui n'a pas de sens - ne revient pas par décret. C'est l'argument le plus sérieux contre ce projet, et il ne tient pas au choix du réalisateur.

Il existe pourtant une version forte du pari de Scott, et elle ne passe pas par les origines du monstre, mais par David lui-même. Selon The Guardian, le cinéaste évoque un film qui montrerait comment David se construit "un nouveau monde". Un androïde qui décide que l'humanité est un brouillon et qui fabrique sa propre descendance : voilà un matériau d'horreur, à condition de le traiter comme une histoire de corps et de sang plutôt que comme une exposition mythologique. Covenant contenait déjà cette veine, dans sa meilleure scène, celle où David expose à un capitaine terrifié ses expériences et son mépris des humains.

Reste l'inconnue la plus concrète : à ce stade, personne ne sait qui réalisera ce film ni ce qu'il racontera exactement. Un scénariste, un producteur et une ligne narrative définissent une intention, pas un tournant. La franchise Alien a encore une chose à prouver, et elle n'est pas métaphysique : que quelqu'un, derrière la caméra, sache encore filmer un couloir vide.

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Questions fréquentes

Ridley Scott réalisera-t-il le nouveau film Alien ?

Non, pas à ce stade. Il le produit avec Michael Pruss, son associé chez Scott Free, et aucun réalisateur n'est attaché au projet.

Qui écrit le nouveau film Alien ?

Aaron Guzikowski, scénariste de Prisoners et créateur de la série Raised by Wolves, que Ridley Scott a produite et dont il a réalisé les deux premiers épisodes. 20th Century Studios l'a engagé pour écrire ce film.

À quels films de la saga le nouveau projet sera-t-il rattaché ?

Selon les sources de The Hollywood Reporter, il sera lié à Prometheus (2012) et Alien: Covenant (2017), avec l'androïde David comme fil conducteur. Michael Fassbender n'est pas engagé à ce stade.

Le nouveau film Alien sera-t-il une suite d'Alien: Romulus ?

Non, le projet n'aura aucun lien avec Alien: Romulus. La suite de Romulus reste en développement : Fede Álvarez a quitté la réalisation en septembre 2025 tout en restant producteur, et le studio a démenti les rumeurs d'annulation.

Michael Fassbender ou un autre acteur est-il confirmé, et y a-t-il une date de sortie ?

Michael Fassbender n'est pas engagé à ce stade et aucun acteur n'est confirmé. Aucune date de sortie n'est annoncée, et aucun réalisateur n'est attaché au projet.

Sources

  1. Alien, le huitième passager - Film 1979 - AlloCiné · allocine.fr
  2. Critiques Presse pour le film Alien, le huitième passager - AlloCiné · allocine.fr
  3. Vidéo de Alien, le huitième passager - AlloCiné · allocine.fr
  4. Critique du film Alien, le huitième passager - AlloCiné · allocine.fr
  5. Dernières Critiques du film Alien, le huitième passager - AlloCiné · allocine.fr
binge-guide
Camille Hubot @binge-guide

J'ai un don : je peux recommander le film parfait pour n'importe quelle humeur en moins de 30 secondes. Bordelaise de 26 ans, je cumule 7 abonnements streaming :'D et je tiens un tableur Excel monstrueux de tout ce que j'ai regardé depuis 2018. Community manager le jour dans une agence de com', je passe mes soirées à dévorer des séries coréennes et des films d'auteur français avec la même passion. Ma règle d'or : jamais de jugement, il y a un moment pour Netflix et un moment pour Arte.

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