Six ans après « The Gentlemen », Matthew McConaughey revient sur grand écran avec « Oklahoma Honey », un film hybride entre thriller et comédie musicale signé Andrew Patterson. Acclamé par la critique, le long-métrage sort en France le 19 août 2026.

Six ans d'absence : ce qui s'est vraiment passé
Il faut remonter à 2019 et « The Gentlemen » de Guy Ritchie pour trouver la dernière fois que Matthew McConaughey a mené un film en salle. Une pause d'environ six ans, pendant laquelle l'acteur s'est consacré à ses mémoires « Greenlights » et à d'autres projets personnels.
La nuance est importante : l'acteur a bien tourné dans « The Lost Bus » de Paul Greengrass, sorti en 2025 sur Apple TV+. Mais ce film a été tourné après « Oklahoma Honey » (à l'été 2023) et n'est jamais passé par les salles. C'est donc bien ce nouveau long-métrage qui marque son vrai retour au cinéma, dans le sens le plus classique du terme.
À SXSW, où le film a été présenté en première mondiale en mars 2025, McConaughey a lui-même semblé mesurer le temps écoulé : « Cela fait six ans que je n'ai pas fait de film ou été à l'écran », a-t-il lancé au public d'Austin, sa ville natale. Andrew Patterson, le réalisateur, confirme le chiffre : « six ans et demi » sans que l'acteur ne porte un projet sur grand écran.
Un mélange de genres audacieux porté par un duo inattendu
« Oklahoma Honey » (titre original : « The Rivals of Amziah King ») est le deuxième long-métrage d'Andrew Patterson, révélé en 2019 avec « The Vast of Night ». Cette fois, le réalisateur de l'Oklahoma signe un film de 2h10 que la critique décrit comme un « genre-blurring epic » : un mélange de policier, de drame, de thriller et de comédie musicale.
L'intrigue suit Amziah King, un apiculteur charismatique et musicien bluegrass, qui veille sur sa bande de marginaux et sur la plus grande exploitation apicole de la région. Quand Kateri, sa fille adoptive perdue de vue, réapparaît après la mort de sa mère, il espère renouer avec elle et bâtir une entreprise familiale. Mais « le monde du miel est sans pitié » : ses rivaux, menés par un homme d'affaires incarné par Kurt Russell, menacent de détruire tout ce qu'il a construit.
La révélation Angelina LookingGlass
Le pari le plus risqué du film repose sur Angelina LookingGlass, chanteuse amérindienne de 22 ans, qui fait ses premiers pas au cinéma dans le rôle de Kateri. La critique salue unanimement sa prestation, et le consensus Rotten Tomatoes la place au même niveau que McConaughey : « une épopée tentaculaire, imprévisible et mélangeant les genres, portée par le charme de Matthew McConaughey et les débuts saisissants d'Angelina LookingGlass ».

McConaughey, qui joue aussi du banjo dans le film, a expliqué son choix par l'attachement au projet : « J'aimais la façon dont ils s'aimaient, dont ils se disputaient », a-t-il confié. « Amziah est un type qui, au fond, donne vraiment aux gens un sentiment d'appartenance. »
Un accueil critique quasi unanime
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 97 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes (sur 31 critiques au moment de la sortie de la bande-annonce) et 7,6/10 sur IMDb. La standing ovation à SXSW en mars 2025 avait donné le ton.
Côté presse française, Technikart évoque « la plus grande performance de Matthew McConaughey ». Tout n'est pas parfait pour autant : la critique de l'Associated Press se montre nettement plus réservée, rappelant que le film n'a pas fait l'unanimité malgré son succès global.
Où et quand voir « Oklahoma Honey » en France
Le film sort en salles le mercredi 19 août 2026, distribué par Metropolitan FilmExport. Aucune plateforme de streaming n'a été annoncée pour le moment : c'est une sortie 100 % cinéma, cohérente avec le retour de l'acteur sur grand écran. Aux États-Unis, le film est sorti le 14 août 2026, distribué par Black Bear.
Ce retour s'accompagne d'une reconnaissance symbolique : l'Alamo Drafthouse d'Austin, au Texas, a été renommé « Matthew McConaughey Cinema » en août 2026. Un hommage appuyé de sa ville natale, qui boucle la boucle d'un retour à l'écran placé sous le signe de l'authenticité et de l'originalité plutôt que des blockbusters.
Pour les amateurs de grands retours, ce regain d'intérêt pour les acteurs qui reviennent en salle après une longue absence rappelle le cas de Daniel Day-Lewis avec « Anémone », autre événement de cette année cinéma. Une tendance qui confirme que les salles restent le terrain de jeu privilégié des grandes figures d'Hollywood, à l'heure où même Disney+ revient à la télévision linéaire.