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Cinéma

Lost In Translation

Découvrez notre critique de Lost In Translation, où l'alchimie entre Bill Murray et Scarlett Johansson éblouit dans une Tokyo fascinante.

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Lost In Translation est sorti le 7 janvier 2004. C'est le deuxième long-métrage de Sofia Coppola, après Virgin Suicides (1998). Fille du célèbre réalisateur Francis Ford Coppola (également producteur exécutif du film), elle a d'abord fait ses armes comme actrice (Le Parrain, Star Wars Episode 1) et scénariste (New York Stories, Virgin Suicides). Pour Lost In Translation, elle s'est inspirée de ses séjours à Tokyo et de ses nuits blanches causées par le décalage horaire. La plupart des lieux de tournage sont des endroits qu'elle a elle-même traversés. Le scénario, étonnamment court, a surpris toute l'équipe de production...

L'intrigue de Lost In Translation

Bob Harris (Bill Murray), acteur célèbre en pleine crise de la cinquantaine, arrive à Tokyo pour tourner une publicité pour une marque de whisky. Il devrait être en Amérique pour tourner, mais il a besoin d'argent et la marque lui offre 2 millions de dollars. Il séjourne dans un luxueux hôtel de Tokyo où réside également Charlotte (Scarlett Johansson), venue accompagner son mari photographe. Tous deux, victimes du décalage horaire, passent leurs soirées au bar de l'hôtel. Ils finissent par se croiser et une profonde amitié se noue entre eux...

Une réalisation envoûtante

Lost In Translation s'ouvre sur un générique calme et envoûtant (les spectateurs comprendront). Le rythme est d'emblée lent : longues séquences panoramiques, travellings dans la voiture qui conduit Bob Harris à son hôtel. De nombreux jeux de reflets sur les vitres ponctuent l'ensemble du film. Une plongée immédiate dans une atmosphère planante.

Cette ambiance singulière et agréable se maintient tout au long du récit. Ce n'est pas un film lent à la Elephant de Gus Van Sant, mais une lenteur assumée, d'un style tout à fait différent.

Bill Murray et Scarlett Johansson : une alchimie parfaite

Côté dialogues, le film est tout simplement excellent. Les répliques cyniques et les imitations hilarantes de Bill Murray (notamment lors de la séquence du photographe) rendent le film vivant. Pas de dialogues superflus, juste l'essentiel agrémenté d'humour. L'essentiel du film repose sur les gestes, les regards.

Côté acteurs, le spectateur est également gâté. Bill Murray, dans un style rappelant Jack Nicholson, est tout simplement parfait. Scarlett Johansson s'avère être une véritable révélation. Elle a relativement peu de dialogues mais excelle dans le jeu comportemental : les regards, les sourires, les gestes qui parlent autant que les mots.

Les récompenses aux Golden Globes 2004

Lost In Translation est nommé aux Golden Globes (cérémonie du 25 janvier) dans plusieurs catégories : meilleur scénario, meilleure comédie dramatique, meilleur acteur dans une comédie (Bill Murray), meilleure actrice dans une comédie (Scarlett Johansson) et meilleure réalisatrice. À noter que Scarlett Johansson concourt également pour le titre de meilleure actrice dans un drame avec La Jeune Fille à la perle, qui sort le 4 mars en France.

Lost In Translation est véritablement mon coup de cœur de ce début d'année 2004. S'il était sorti deux semaines plus tôt, il aurait été LE film de 2003. Espérons qu'il sera LE film de 2004... mais pour le savoir, il faudra attendre !

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abouchat
abouchat @abouchat
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