Image 2
Cinéma

Les Rivières Pourpres 2

Jean Reno et Benoît Magimel reforment un duo explosif dans cette suite signée Olivier Dahan. Un thriller visuellement maîtrisé, mais affaibli par un scénario prévisible.

As-tu aimé cet article ?

Les Rivières Pourpres 2 : une suite dans la lignée du premier film

Parce qu'une bonne recette ne se change pas. Les Rivières Pourpres 2 : Les Anges de l'Apocalypse est le digne successeur de son aîné. À la suite de la franche réussite commerciale que fut le premier film, les producteurs (Besson n'est pas loin) se sont dit qu'il fallait exploiter le filon. On nous ressert donc la même cuisine que la dernière fois, c'est-à-dire un thriller sombre et angoissant dont le fil conducteur est l'enquête parallèle puis conjointe de deux flics, un jeune, un vieux, sur des événements étranges pour ne pas dire inexplicables.

On retrouve avec plaisir le commissaire Niemans (incarné avec brio par Jean Reno) et son homologue de moins de 30 ans, le capitaine Reda (Benoît Magimel, digne héritier de Vincent Cassel). Les deux compères vont devoir, non sans mal, découvrir ce qui se trame derrière les morts mystérieuses qui frappent un petit village de Lorraine. Qui est cet homme, réplique parfaite de Jésus, que l'on retrouve agonisant devant l'église du bourg ? Et qui se cache derrière ce sombre habit de moine, plus agile, véloce et fort qu'un athlète professionnel ?

Une réalisation visuelle maîtrisée par Olivier Dahan

Symbolique de l'image. S'il faut reconnaître une qualité à ce film, c'est certainement son aptitude à transmettre, par l'image, toutes les sensations qui sont habituellement les effets inhérents au script et à la bande-son. Une technique irréprochable que l'on savoure sans scrupules dans une image à la photo parfaitement appropriée : grain adopté, effets de flous, jeux de lumières... Tout est parfaitement choisi pour nous faire ressentir le malaise viscéral que devrait soulever le sujet du film en lui-même (chose que ce dernier ne parvient jamais à faire).

Les plans, osés parfois, originaux le plus souvent, servent, dans l'ensemble, la bonne dynamique du film et accentuent la sensation que notre ami le réalisateur, Olivier Dahan, a trouvé là un genre qui lui sied bien.

Bilan mitigé : un scénario prévisible malgré de bonnes performances

Second succès en vue ? Bien que Dahan se sente visiblement à l'aise, qu'il maîtrise parfaitement son sujet et qu'il parvient, sans difficulté, à donner de quoi briller au duo Reno/Magimel, la faiblesse du scénario pèse sur la qualité générale du film. Il laisse trop rapidement la place au spectre d'une histoire dont on devine le dénouement facilement.

S'ajoutent la prestation plus qu'anecdotique de Camille Natta (dans le rôle de Marie) et l'intrusion de répliques à vocation humoristique qui pèchent non seulement par leur fadesse mais aussi et surtout par leur inutilité. Vous comprenez maintenant le goût mitigé qui vous empêche de sourire à la fin de la séance.

Cependant, Les Rivières Pourpres 2 reste un bon film français de genre, qu'il ne faut pas hésiter à aller voir si l'on a aimé le premier volet.

As-tu aimé cet article ?
cronos
\ cronos / @cronos
6 articles 0 abonnés

Commentaires (4)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires