
Il y avait deux sortes de représentations à l'écran : celles qui avaient été truquées manuellement et celles qui l'avaient été numériquement. Pour les gros plans, les acteurs montaient sur de vrais balais, suspendus en l'air grâce à des fils invisibles sur un fond bleu. Afin de donner une illusion de vitesse, des ventilateurs étaient placés devant les acteurs et une équipe se chargeait de faire bouger les balais. En ce qui concerne les plans éloignés, ce sont les ordinateurs qui se sont chargés de tout ! Les visages des acteurs furent ainsi scannés afin d'être remplacés par leur réplique virtuelle.

Hedwige et ses compagnons ailés ont dû avoir des doublures mécaniques et virtuelles. Au début du film, on aperçoit une centaine de hiboux suspendus sur le toit et autour de la maison des Dursley. L'équipe a employé quelques oiseaux mécaniques et les autres furent créés numériquement ! Dans tout ce tas de plumes, seuls quelques-uns étaient réels. Pouvez-vous deviner lesquels ?

En ce qui concerne le boa constrictor, il fut préalablement photographié lorsque les acteurs n'étaient pas devant la vitre.

Par contre, pour les scènes où le boa s'échappe et celles où Harry lui parle, tout est virtuel !

Comme vous le savez, McGonagall est capable de se transformer en chat et, bien entendu, elle est alors virtuelle ainsi que lors de la transformation. Lorsqu'elle se « détransforme » et qu'elle redevient elle-même, la McGonagall qui apparaît est aussi numérique... mais ne vous inquiétez pas, au bout d'une seconde, l'image numérique est remplacée par l'actrice !
Les objets magiques
Pour la scène où des centaines de lettres jaillissent dans la maison des Dursley, 100 000 enveloppes furent lancées par des appareils éjecteurs, semblables à ceux utilisés pour lancer des balles de tennis. Afin de maintenir les lettres plus longtemps en l'air, des grilles d'aération ont été placées sur les planchers de la maison.