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Cinéma

Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours

Critique du deuxième volet du Seigneur des Anneaux : une adaptation magistrale qui marie effets spéciaux bluffants, Gollum impressionnant et bataille épique de 40 minutes.

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Enfin ! Après trois semaines sur les écrans français, j'ai enfin trouvé le temps d'aller voir LE film événement de cette fin d'année : le deuxième volet du Seigneur des Anneaux ! C'est vrai qu'il faut quand même trouver 3h de libre dans son emploi du temps pour vivre les aventures de Frodon, Gandalf et leurs amis, mais cela vaut évidemment le coup !

Une adaptation fidèle à l'œuvre de Tolkien

Il faut tout d'abord rappeler que les trois épisodes qui composent l'adaptation cinématographique de l'œuvre de Tolkien ont été tournés à la suite, par la même personne (Peter Jackson en l'occurrence) et avec les mêmes acteurs. En gros, on peut supposer que les trois films seront aussi bons les uns que les autres... et vu la (quasi) perfection du premier volet, il était quasiment certain que Les Deux Tours serait tout aussi réussi.

De quoi parle le film ?

L'histoire, en deux mots : la Communauté de l'Anneau est désormais éclatée en petits groupes. Frodon et Sam, les deux hobbits, marchent vers le Mordor pour détruire l'Anneau, accompagnés de Gollum, être schizophrénique ravagé par les effets néfastes de l'Anneau. Gandalf ressuscite et rejoint Legolas et Aragorn qui tentent d'enrayer l'avancée de Sauron et Saroumane, unis pour propager l'ombre sur tous les peuples. Enfin, deux petits hobbits perdus essaient, eux, de soulever le peuple de la forêt contre Saroumane, le sorcier maléfique... Si mon résumé « en deux mots » est déjà aussi long, imaginez la richesse de l'histoire qui s'étale sur plus de 3h !

Une mise en scène captivante malgré quelques longueurs

Une petite précision tout de même : en voulant respecter à la lettre le matériau d'origine, Jackson nous plonge directement dans l'action, sans un rappel des faits du premier épisode. Du coup, on est un peu perdu pendant la première demi-heure si on n'est pas accro du livre ou si l'on n'a pas revu le premier film... Et si quelques longueurs viennent un peu gâcher l'histoire, il faut reconnaître que tout cela reste absolument captivant du début à la fin !

Gollum : un personnage névrosé brillant

Un peu d'humour a été également intégré dans l'histoire, par le biais de Gollum, personnage complètement névrosé, partagé entre sa volonté de récupérer l'anneau, et son envie d'aider Frodon à le détruire. Un aspect difficile à traiter qui l'est admirablement ! Enfin, le livre nous promettait une bataille finale épique : Jackson a relevé le défi et livre une bataille de plus de 40 minutes, hallucinante autant dans le rythme que dans la beauté (10 000 orcs enragés qui se battent contre autant d'humains, c'est impressionnant à voir !).

Une réussite esthétique totale

Et quitte à répéter encore et encore ce que tout le monde dit déjà, on ne peut qu'être ébahi devant la beauté du film : paysages grandioses, décors en image de synthèse parfaitement fondus dans les décors réels, le film est absolument magnifique... Et si dans le premier épisode, Jackson semblait un peu trop en faire (au bout de 3h, toute cette débauche de grands décors était un peu saoulante), il s'est calmé ici... La musique, très belle également, ne fait qu'accentuer cette réussite esthétique.

Des effets spéciaux au-dessus de la concurrence

Les effets spéciaux sont parfaits également. Le meilleur exemple reste Gollum, monstre créé entièrement en image de synthèse, et qui s'intègre parfaitement avec les autres acteurs... Cela est d'autant plus surprenant que même George Lucas avec Star Wars : L'Attaque des Clones ou Columbus dans Harry Potter 2 n'avait pas franchement réussi à nous convaincre avec leurs personnages virtuels qui sonnaient faux malgré tout.

Les quelques défauts du film

Alors, des défauts ? Oui, quand même : quelques longueurs, comme je l'ai déjà dit, qui font qu'on sent bien que le film est très long, contrairement à Harry Potter 2 qui passe à une vitesse hallucinante. Certaines répliques, sérieuses sur le papier, semblent ridicules à l'écran (déjà culte : « le soleil levant est rouge... le sang a dû couler cette nuit »... Les gens qui ont pouffé dans la salle n'ont que confirmé l'échec de cet instant dramatique !). De même, à la fin du film, des réflexions pseudo-philosophiques alourdissent le film, et le font durer pour rien. Enfin, et c'est étrange quand on voit la beauté des effets spéciaux généralement, certaines incrustations de personnages virtuels dans des décors réels sont mal foutues : ainsi, quand les deux hobbits sont perchés sur l'arbre vivant qui marche, le décor à l'arrière ne semble pas synchronisé avec les acteurs, et c'est bizarre !

Un chef-d'œuvre à ne pas manquer

Mais bon, ce ne sont que quelques détails, car il faut reconnaître que sur 3h, atteindre une telle perfection est un exploit rarement atteint. Et l'on ne peut que saluer la maîtrise exceptionnelle de Peter Jackson qui assure à tous les plans : effets spéciaux, mise en scène, direction des acteurs, tout est parfait, et ça ne doit pas être évident quand on est à la tête d'un projet aussi pharaonique ! Que du bonheur donc, et l'on peut déjà être sûr que le dernier épisode sera de la même trempe, et que l'on va en prendre plein les mirettes : vivement !

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cypher22
cypher22 @cypher22
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