
Franchement, je n'étais pas enchantée d'aller voir ce film au départ, sachant que c'est un documentaire.
Vous en avez sûrement entendu parler : à la télé, les critiques sont très bonnes. Le peuple migrateur, ce n'est pas un documentaire comme les autres. Voici quelques bonnes raisons d'aller voir ce film...
Pourquoi aller voir Le peuple migrateur ?
1. Des images magnifiques
Les images sont très belles — et pas seulement celles des oiseaux, mais surtout les paysages. On s'en doutait, mais 120 minutes de belles images, ça vaut le détour.
2. Une bande originale envoûtante
La musique est étrange et très belle, en accord avec les paysages et les mouvements des oiseaux. Je vais me procurer la BO personnellement.
3. Une envie irrésistible de voyager
Ce film a un effet incroyable sur les gens qui rêvent de voyages : il rend ce besoin encore plus urgent. Je vous jure, je veux partir maintenant ! On parcourt le monde et on évite le fatras touristique et les musées classiques.
4. Un documentaire pas comme les autres
Ce n'est pas un documentaire classique sur la migration des oiseaux. Il n'y a presque pas de commentaires. On sort du film assez curieux sur le sujet — si c'est ça qui vous intéresse, direction les livres.
5. Des moments drôles et poétiques
Il y a des moments hilarants (mon petit frère de 11 ans s'est tordu de rire) et d'autres d'une beauté incroyable. Les oiseaux japonais font une sorte de ballet synchronisé très gracieux, presque chorégraphié !
6. La sensation de voler
On a l'impression de voler, avec des ailes immenses, on parcourt des milliers de kilomètres. Une salle de cinéma qui se transforme en terres australes, en plateaux d'Asie centrale, en cordillère des Andes... On peut s'imaginer aller dans ces endroits inaccessibles.
7. Un film accessible à tous
En toute franchise, c'est un peu long : 10 minutes avant la fin, j'ai regardé l'heure. Mais même mon petit frère ne s'est pas ennuyé avant les dernières minutes.
8. Un message écologique subtil
Ce film est très proche du spectateur. Il inclut l'homme avec un message écologique, mais sans insister, sans un mot. On n'est pas placé contre ni au-dessus des animaux, mais avec eux.
Conclusion
Ce sont sûrement ces raisons qui font que, à mon très grand étonnement, je ne me suis pas ennuyée. 120 minutes, c'est beaucoup pour un documentaire, mais ce n'est pas un doc. C'est même plus qu'une expérience esthétique : c'est un cadeau pour les gens qui ne peuvent pas aller plus loin que ne le permet un ticket de métro ou les zones d'une carte Imagine'R.
Ça donne envie de se bouger pour s'élever — comme un oiseau — au-dessus de la routine et du bitume.
Le monde est grand, pas assez d'une vie pour tout voir alors... vite !