
L'intrigue de Tomb Raider 2 : Le berceau de la vie
L'histoire ? Honnêtement, on s'en fout, mais allons-y quand même ! Au cœur du « berceau de la vie », là où la vie est apparue sur Terre, se trouve la boîte de Pandore, antithèse de la vie, qui répandra la mort sur Terre si quelqu'un s'en empare... Et quand un homme d'affaires prêt à tout retrouve le plan pour localiser le berceau de la vie, il ne reste plus qu'à Lara Croft de partir à l'aventure, de buter le méchant et de... sauver le monde !
Un scénario archi-classique et prévisible
Action, aventure, exotisme : voilà le cocktail promis par Tomb Raider. Un Indiana Jones des années 2000 au féminin ! Mais pour accepter ce film, Angelina Jolie voulait plus de psychologie, plus d'amour, plus de profondeur pour son personnage. Résultat ? C'est pas gagné ! Le scénario est archi-classique, vu et revu, et n'hésite pas à utiliser les plus grosses ficelles, quitte à devenir surréaliste voire contradictoire. Certes, Lara est un peu humaine, doit faire face à son passé et aux fantômes de ses amours perdues, mais ces passages sont vite zappés. Dommage, le scénario ne ressemble à rien !
Une réalisation ratée par Jan de Bont
Le pire vient de la réalisation, absolument ridicule. Si Jan de Bont avait créé la surprise avec Speed, l'illusion n'avait pas fait long feu et le réalisateur était retombé bien bas avec Speed 2 et Hantise. Qu'allait-il faire de Tomb Raider 2 ? Rien, malheureusement : ses scènes d'action manquent de rythme, sont filmées n'importe comment et n'impressionnent personne (mention spéciale à la poursuite en moto sur la Muraille de Chine qui ne sert strictement à rien). Ah si, Jan de Bont a découvert le ralenti, et du coup, il en colle partout ! Lara embrasse un gars ? Zou, on filme ça au ralenti ! Lara saute d'un immeuble ? Paf, ralenti ! C'est moche, cheap, bref, ça craint !
Des décors en polystyrène
En parlant de cheap, mention spéciale aux décors : à part certains décors naturels plutôt jolis, le moindre temple paraît avoir été réalisé en polystyrène... Dans les années 70, on aurait pu trouver ça beau, mais là, c'est trop ! La grotte du berceau de la vie est particulièrement hideuse.
Angelina Jolie : le point fort du casting
Intéressons-nous aux acteurs (et on ne rigole pas !) : Angelina Jolie, Lara Croft dans toute sa splendeur, est un peu fade, mais on sent une vraie envie de donner de l'épaisseur à son personnage. Elle rend même Lara Croft attachante ! Heureusement, les producteurs ne l'ont pas réduite à une potiche : Lara Croft est bien foutue, c'est indiscutable, mais elle joue peu sur ses atouts physiques, ce qui est réjouissant. À l'inverse, Gerard Butler, l'ex-amant de Lara, est réduit à un rôle de potiche ! Il ne sert à rien, si ce n'est de faire-valoir, mais on peut le voir à moitié nu, ce qui augmente (un tout petit peu) l'intérêt du film !
Le potentiel gâché du personnage Lara Croft
Alors, pourquoi 2 étoiles à ce film creux ? Juste pour le potentiel que représente le personnage de Lara, qui n'apparaît qu'à de rares occasions : cette femme n'est pas réduite à ses formes, mais est réellement une femme forte et indépendante, ce qui est suffisamment rare pour être encouragé. Elle ne s'encombre pas de hiérarchie, n'en a rien à foutre de la Queen d'Angleterre et va dans les tombes pour les piller. Bref, une vraie bourgeoise rebelle, à deux doigts de devenir une icône rock'n'roll !
Verdict : un navet avec un brin d'espoir
Effectivement, le film est un navet, la faute incombant pour 95% à Jan de Bont. Mais même s'il y a très peu de chances pour que la licence Lara Croft survive à ce deuxième épisode, je me plais à rêver à un Tomb Raider 3 bien noir, avec une Angelina Jolie à fond dans son personnage, et un réalisateur qui respecte vraiment cette héroïne qui a transformé le jeu vidéo à sa sortie...