
La Reine des Damnés, ça sonne bien, hein ? On s'attend à un film noir, with une Aaliyah magnifique et terrifiante en figure de proue... Et finalement, on est plutôt déçus ! OK, niveau musique elle a du talent — et on le sait tous —, mais niveau comédie, c'est tout de suite moins convaincant. Il faut savoir qu'elle n'a pas le rôle principal et qu'elle n'apparaît réellement qu'à la moitié du film (sans compter ses longues apparitions sous forme de statue inerte). Alors, qu'on ne me dise pas que la promotion du film n'est pas uniquement bâtie sur Aaliyah, parce que là, j'éclate de rire !
Aaliyah est-elle convaincante en vampire ?
Si sa prestation reste figée et que l'histoire souffre de quelques lacunes scénaristiques (il faut déjà suivre les allers-retours temporels sans s'y perdre), le film parvient à se sauver grâce à ses interprètes masculins. Le jeu de Stuart Townsend dans le rôle du vampire Lestat est charismatique, tout comme celui de notre chouchou Vincent Perez qui incarne son maître Marius avec une prestance craignante. Ils m'ont fait vibrer et frissonner, apportant la profondeur émotionnelle qui manque parfois au script.
Une bande originale underground exceptionnelle
Cependant, le véritable atout du film réside ailleurs. La bande originale est explosive ! On y trouve du pur underground qui prend aux tripes, avec des contributions de groupes comme Korn ou Disturbed. Pour les amateurs de rock sombre et industriel, c'est un vrai bonheur. Sans parler des trop rares solos de violon, magnifiques et mélancoliques. Comme quoi, on peut aimer à la fois le rock bien glauque et la musique classique !
Faut-il regarder La Reine des Damnés ?
En résumé, je ne vous conseillerais pas d'aller voir ce film uniquement pour son scénario. Toutefois, si vous avez loupé le dernier concert de Korn et que vous voulez absolument vous rattraper, ou si vous êtes un fan inconditionnel de l'univers des vampires de Anne Rice, alors foncez. C'est un délice pour les oreilles et les yeux, malgré les défauts du jeu d'Aaliyah.