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Cinéma

L'illusionniste

Vienne, XIXème siècle. L'illusionniste Eisenheim éblouit la ville par ses tours spectaculaires, mais le prince Leopold voit d'un mauvais œil le succès de cet homme qui partage un passé avec sa future épouse.

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Vienne, XIXème siècle. Un illusionniste mystérieux arrive en ville. Eisenheim (Edward Norton), de son nom, étonne toute la ville par ses tours de grandes illusions tout à fait spectaculaires. Du fait de ce succès, le prince Leopold (Rufus Sewell) demande à voir de ses yeux ces tours. Le magicien le laisse pantois.

Rationaliste avéré et homme d'orgueil, Leopold voit sa cote de popularité baisser au profit de celle d'Eisenheim. Sa jalousie s'attise lorsque le prince découvre que l'illusionniste est l'amour d'enfance de sa future femme, la comtesse Sophie Von Teschen (Jessica Biel). Il ne désire qu'une chose : faire cesser le numéro d'Eisenheim dans sa ville. Il charge alors un homme de s'occuper de lui, l'inspecteur Uhl (Paul Giamatti). Une partie de chat et de souris commence...

La magie au cinéma : entre illusion et émerveillement

Comment faire apparaître un objet de nulle part ? Quel procédé peut-on utiliser pour faire rêver le public ? Existe-t-il des « trucs » de magiciens ? Ces questions autour de la magie sont les plus récurrentes lorsque l'on aborde ce thème. Qui n'a jamais rêvé de savoir comment un tour fut réalisé ? Nous voyons une illusion, juste devant nos yeux ébahis. On sait très bien qu'il existe une ficelle, on ignore laquelle mais l'on reste émerveillé comme un enfant. Voilà comment il est possible de résumer les émotions que l'on ressent quand on visionne le film de Neil Burger.

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Intrigue et ambiance viennoise

L'intrigue repose sur une histoire simple : un triangle amoureux formé par Leopold, Sophie et Eisenheim. L'un veut récupérer son amour d'enfance en volant la femme de l'autre tout en respectant les sentiments de la demoiselle. Un scénario (presque) sans surprise aux premiers abords qui contient son lot de surprises et autres retournements de situations, sans pour autant se perdre dans ce qu'il raconte. Mais l'intérêt du film ne réside pas là. Il est dans l'ambiance générale que le long métrage transmet au spectateur. La Vienne du XIXème siècle est parfaitement reproduite, des costumes aux décors. La magie est à son comble lorsque Edward Norton monte sur scène et exécute un numéro d'illusion. Dans un décor représentant un théâtre d'antan, Norton nous montre que l'on peut encore être surpris par tant de beauté et de simplicité. Les tours proposés sont aussi surréalistes que tout simplement beaux, qui nous redonnent les yeux de l'enfant que l'on croyait oublié. Mais la magie s'estompe lors d'une séance de spiritisme grossière en guise de tour de passe-passe, où l'émerveillement laisse place à l'interrogation.

Interrogation ? Certes ! On ne sait jamais si Eisenheim possède véritablement des dons surnaturels ou s'il joue sur l'illusion pour donner le change. La question reste tout le long du film en suspens et laisse libre cours au spectateur de décider.

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Casting : Edward Norton charismatique

Le charisme de l'acteur apporte une attirance certaine pour cette œuvre. Edward Norton se sent concerné par ce qui lui arrive. On sent un travail apporté au soin du personnage tant pour lui donner une sincère et attachante personnalité. Jessica Biel semble tenir le rôle plus volontiers de la potiche que du second personnage, avec une prestation d'actrice que l'on peut oublier assez rapidement.

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Notre avis sur L'Illusionniste

Vous aimez rêver ? Vous aimez les films d'époque romancés qui vous transportent dans un univers particulier et mystérieux au détriment d'une histoire basique ? « L'Illusionniste » est le film qu'il vous faut. Vous entrez dans la salle, vous rêvez et vous en ressortez avec une émotion de satisfaction.

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mister_cool
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