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Cinéma

Identity

Thriller gore inspiré d'Agatha Christie, Identity mise tout sur son twist final. Imprévisible mais décevant, le film reste sympathique sans marquer les esprits.

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Un motel en plein désert. Une terrible tempête. L'unique route coupée. Le destin conduit 10 personnes en ce lieu. Ils ne se connaissent pas, et pourtant, quelque chose les unit... Ils vont devoir le découvrir vite, car un mystérieux tueur les élimine les uns après les autres, au cours d'un décompte mortel.

Ça vous rappelle quelque chose ? Identity est effectivement une variation autour des Dix Petits Nègres d'Agatha Christie, roman complètement tordu mais vraiment trippant ! Et évidemment, le film repose largement sur le dénouement final, sur l'ultime twist qui scotche tout le monde ! Sauf qu'ici, si le dénouement est bel et bien totalement imprévisible, il n'en reste pas moins décevant... Et faire une critique de ce film sans pouvoir parler de la fin risque d'être difficile (promis, je ne dirai rien !).

Une mise en place efficace

Les trois premiers quarts du film sont plutôt sympas : le réalisateur explique tout d'abord, par des flash-backs, comment ces dix personnes vont se retrouver dans le motel. Un peu perturbante, cette introduction est pourtant très bien réalisée, avec des destins qui s'imbriquent les uns dans les autres de façon très intelligente. Les neurones du spectateur s'activent et le font rentrer directement dans l'atmosphère du film.

Dix personnages sont donc réunis, qui ont chacun des caractéristiques très fortes (j'avoue, ils sont carrément caricaturaux) : la prostituée au grand cœur, le flic malsain, le couple de jeunes complètement à l'ouest, le serial killer qui a l'air complètement taré, l'ancien flic très calme, très intelligent mais qui cache un énoooorme trauma, le gardien de l'hôtel gentil mais bizarre, une ex-star de cinéma complètement has been mais toujours aussi chiante et la petite famille avec un père névrosé, une mère comateuse (elle s'est pris une bagnole en pleine poire, on peut pas lui en vouloir) et un gamin traumatisé (c'est hyper drôle d'ailleurs de voir le pauvre enfant toujours tout seul au milieu de scènes toujours plus sanglantes !). Bref, une galerie haute en couleur, mais un peu trop caricaturale pour ne pas décevoir.

Des acteurs enfermés dans des stéréotypes

La transition est donc toute trouvée avec une petite critique des acteurs ! John Cusack, rôle principal, assure bien dans son rôle d'ancien flic (heureusement, car son personnage aurait pu vite crisper). Ray Liotta est, au contraire, plutôt insupportable avec sa tête à la John Travolta et au jeu très limité (pardon, pardon !). Clea DuVall (vue dans The Faculty) passe son temps à hurler ou à pleurer, et c'est dommage parce qu'elle est bien en général ! Pour Jake Busey (Fantômes contre Fantômes : culte !), il suffit qu'il apparaisse pour flipper tout le monde : dommage que son rôle soit si limité... Bref, des acteurs plutôt bons, mais enfermés dans des personnages trop stéréotypés pour pouvoir vraiment s'exprimer... (je ne les décris pas tous, ça va être lourd).

Un slasher gore efficace

Bref ! Le jeu de massacre commence, et le film prend la direction du pur slasher (cf. Scream et ses amis), avec meurtres bien sanglants selon différentes techniques (arme blanche, décapitation, arrêt cardiaque, j'en passe et des bien meilleures !). La réalisation joue sur des techniques vues et revues, mais globalement, ça fonctionne plutôt bien. Et plus les pièces du puzzle se mettent en place, plus les personnages se font massacrer et plus le film devient intéressant : le jeu du « mais qui a tué le petit copain débile dans le salon avec le couteau ? » est très prenant et l'on cherche les indices qui pourraient nous faire découvrir l'identité du serial killer.

L'ambiance visuelle est plutôt sympa : même si le réalisateur joue à fond sur les ficelles du genre, l'atmosphère est suffisamment glauque pour mettre mal à l'aise. Mention spéciale à l'équipe aux éclairages : les décors sont très bien mis en lumière et le jeu sur les ombres est très esthétique (et contribue largement à l'atmosphère du film). Pour l'anecdote, sachez que le motel a entièrement été reconstitué en studio, et c'est très joli (même si je n'y dormirais pas...).

Un twist final décevant

C'est alors qu'arrive LA révélation finale, le retournement ultime que tout le monde attend !

  • C'est réussi : effectivement, l'explication est carrément imprévisible et plutôt originale !
  • C'est pas réussi : sans dévoiler le truc, l'explication est décevante !

En effet, le twist final, contrairement à Usual Suspects ou Sixième Sens, ne remet pas en cause tout ce que le spectateur vient de voir, et permet d'effacer miraculeusement toutes les incohérences du scénario... Bouh, trop facile !! À partir de là, le film perd largement de son intérêt, et l'on regarde la fin avec un œil distrait (malgré les rebondissements spectaculaires du scénario qui change toutes les 30 secondes). Soyez quand même un minimum concentré, le renversement final est un chouilla complexe à comprendre !

Verdict final

Bref, Identity repose en grande partie sur un final décevant qui nuit grandement à l'intérêt du film... Ça reste un film sympa à voir, plutôt gore (c'est une qualité hein !), mais qui ne restera pas dans les annales. Dommage, le genre du « qui est le meurtrier » peut être vraiment prenant au cinéma...

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cypher22
cypher22 @cypher22
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