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Cinéma

Finding Neverland

Une critique touchante de Finding Neverland, ce film qui explore la création de Peter Pan par J.M. Barrie avec une poésie mêlant rires, larmes et émerveillement.

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Londres, début du XXe siècle. James M. Barrie, écrivain et auteur dramatique, est en quête d'un nouvel élan, dans sa vie comme dans son œuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell est dans l'impasse, et le public londonien, habituellement si enthousiaste, boude sa dernière pièce.

C'est en arpentant quotidiennement les allées de Kensington Gardens, accompagné de son fidèle saint-bernard Porthos, qu'il rencontre un jour Mme Llewelyn Davies et ses quatre jeunes fils — George, Jack, Peter et Michael. Une complicité immédiate se noue entre l'écrivain et les enfants sous l'œil ravi de leur mère, jeune veuve désemparée qui trouve en lui un véritable ami. Son intimité avec la famille Llewelyn Davies grandissant chaque jour davantage, James M. Barrie retrouve son âme d'enfant auprès de ceux qui sont désormais sa plus précieuse source d'inspiration. Il tisse avec eux la trame fantastique, visionnaire et subtilement mélancolique de Peter Pan, leur ouvrant ainsi les portes de ce Pays de Nulle Part où chacun peut vivre à loisir les plus folles aventures et échapper à l'emprise du temps.

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Entre larmes et rires : une critique émouvante

En voilà un film qui m'a fait pleurer et rire à la fois, un film que j'ai regardé les yeux pétillants, remplis d'étoiles et de larmes à venir... Le sourire aux lèvres.

Un film que l'on ne peut apprécier qu'en laissant parler son cœur d'enfant. Main dans la main avec celui qui est toujours en nous, il nous faut retrouver les jardins, les prairies de notre enfance et les jeux — ces moments où nous partions en voyage vers d'autres contrées connues de nous seuls. Des moments drôles, émouvants, mais aussi tellement sérieux...

L'imaginaire comme refuge face à la réalité

Des instants particuliers et inoubliables. Mais au-delà du souvenir de l'enfance, le plus important est surtout de retrouver (si vous l'avez perdue) cette capacité à s'émerveiller des choses simples, d'apprécier un rien avec délectation. Dans ce film un peu particulier, point de grands renforts d'effets spéciaux, pas de scènes d'aventures... Non, c'est bien plus que ça !

Car tout est à imaginer, et l'imaginaire est un pays infini pourvu qu'on en trouve le chemin. Ce que ce film nous offre, c'est l'ouverture sur le monde complexe de la création et de l'inspiration. Un univers étrange, dangereux, passionnant.

La complexité du personnage de James Barrie

Il ne faut pas s'imaginer là un film guimauve, bien au contraire. Car entraîné dans les méandres de l'imaginaire, le film nous montre avec justesse les périls de celui-ci.

L'imaginaire et la réalité ne font pas bon ménage et il arrive un moment où la réalité vous rattrape et peut alors vous faire tomber bas, dans la boue, et vous piétiner. C'est là que se trouve toute la complexité du personnage de James Barrie, entre cette réalité laide, absurde, cruelle, habitée par ces adultes qui ont oublié de sourire depuis bien longtemps... Et son monde, sa création, où vit toujours l'enfant qui sommeille en lui, ainsi que les souvenirs des personnes aimées. Il suffit de fermer les yeux pour trouver en ces terres tous ceux qu'on a aimés, tous ceux qu'on a rêvés. En cela, l'imaginaire est une illusion qui, dans l'adversité et la douleur, permet de sublimer la dure réalité.

C'est un peu de tout ça qui se trouve dans ce film, là où a été réussi un savant mélange entre deux pôles opposés... Là où vous sont ouvertes, pendant quelques instants, les portes d'un monde qu'il ne tient qu'à vous de retrouver...

Just believe...

Sylvia Llewelyn Davies : What's it like, Neverland ?
J. M. Barrie : One day, I'll take you there.

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tite_luna
tite_luna @tite_luna
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