Le Grand Rex au crépuscule, avec ses lumières colorées et une foule attendue devant l'entrée.
Cinéma

Festival Cinema For Change 2026 au Grand Rex : programme, dates et tarifs

Du 8 au 11 avril 2026, le Grand Rex accueille la 15e édition du Festival Cinema For Change. Découvrez le programme complet, les tarifs jeunes et les invités d'honneur comme Isabelle Carré.

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Paris vibre au rythme des projections automnales, mais c’est au printemps que la capitale accueille l'un des rendez-vous les plus singuliers de l’année cinématographique. Du 8 au 11 avril 2026, le Grand Rex ouvre ses portes pour la 15e édition du Festival Cinema For Change, un événement qui prouve que le septième art est un levier puissant pour changer le monde. Loin d'une simple compétition, ce festival se pose en carrefour des énergies, mêlant fictions bouleversantes, débats citoyens et rencontres inédites avec des artistes de premier plan. C'est une occasion unique de voir des œuvres fortes dans la plus grande salle d'Europe, tout en participant à des conversations qui engagent l'avenir de notre société.

Le Grand Rex au crépuscule, avec ses lumières colorées et une foule attendue devant l'entrée.
Le Grand Rex au crépuscule, avec ses lumières colorées et une foule attendue devant l'entrée. — (source)

Quinze ans de cinéma engagé : retour sur l'histoire du festival

L'histoire de Cinema For Change ne commence pas dans une salle de projection parisienne, mais à la croisée des chemins entre diplomatie internationale et création artistique. L'origine du festival remonte à l'an 2000, lorsque Kofi Annan, alors Secrétaire général des Nations Unies, lance un appel vibrant aux cinéastes du monde entier pour sensibiliser l'opinion publique aux Objectifs du Millénaire pour le Développement. C'est en réponse à cet appel que le projet collectif « 8 » voit le jour, réunissant autour d'une cause commune des plumes aussi prestigieuses que celles de Jane Campion, Wim Wenders ou encore Gus Van Sant.

Ce film à sketches, qui met en lumière huit histoires liées aux grands défis de l'humanité, connaît un retentissement considérable lors de sa diffusion en 2010, cumulant 2,5 millions de vues en seulement deux mois. Ce succès inattendu confirme une intuition majeure : les images ont le pouvoir de toucher les cœurs et d'éveiller les consciences bien plus efficacement que n'importe quel discours politique. Fort de cette première expérience, le festival s'est structuré pour devenir ce rendez-vous annuel incontournable que nous connaissons aujourd'hui, ancré au cœur de Paris.

Visuel du festival international Cinema for Change programmé au Grand Rex en avril 2026.
Visuel du festival international Cinema for Change programmé au Grand Rex en avril 2026. — (source)

En quinze éditions, le mouvement n'a cessé de prendre de l'ampleur, dépassant le cadre strict de la projection pour devenir un véritable outil pédagogique. Le chiffre est vertigineux : ce sont plus de 200 000 jeunes qui ont été sensibilisés aux enjeux du développement durable grâce aux actions du festival. Cette trajectoire illustre la pertinence d'un modèle qui associe culture et engagement citoyen. Comme le souligne Marc Oberon, président de Cinema for Change, « les histoires que nous racontons façonnent le monde dans lequel nous vivons », une citation qui résume à elle seule la philosophie de cette quinzième édition qui s'annonce déjà mémorable.

La façade mythique du Grand Rex à Paris, affichant son nom caractéristique en lettres dorées.
La façade mythique du Grand Rex à Paris, affichant son nom caractéristique en lettres dorées. — (source)

Comment tout a commencé : de Kofi Annan au succès du film « 8 »

Le film « 8 » constitue la pierre angulaire de l'édifice Cinema For Change. En réunissant des auteurs de renommée mondiale, le projet a permis de traduire les objectifs complexes de l'ONU en récits humains, universels et émouvants. La participation de réalisateurs comme Wim Wenders, habitué des questions sociales, et Jane Campion, qui explore avec finesse la condition féminine, a donné à l'œuvre une portée artistique qui a séduit au-delà du cercle des militants habituels. Lors de sa mise en ligne et de ses diffusions événements en 2010, ce n'est pas moins de 2,5 millions de vues qui ont été enregistrées en deux mois, un score digital rare pour un projet de cette nature à l'époque.

Cette dynamique a prouvé qu'il existait une faim, notamment chez les jeunes générations, pour des contenus qui allient divertissement et sens. C'est ce vivier d'engagement qui a permis de structurer le festival tel qu'il existe aujourd'hui, transformant un succès éphémère en une institution durable. L'héritage de Kofi Annan perdure ainsi à chaque séance, rappelant que le cinéma n'est pas qu'un refuge, mais aussi une tribune.

Une mobilisation jeunesse en forte croissance

Si le festival est ouvert à tous, son cœur de cible reste la jeunesse, vecteur privilégié du changement pour les organisateurs. Les chiffres de la mobilisation scolaire pour l'édition 2026 sont éloquents et témoignent d'une accélération spectaculaire de l'intérêt pour ces thématiques. L'année précédente, en 2025, ce sont déjà 40 000 élèves répartis dans 27 pays différents qui avaient participé au Prix Jeunesse, votant pour des œuvres qui les touchent et les interrogent sur leur avenir.

Pour cette quinzième édition, la barre est placée encore plus haut avec plus de 45 000 élèves impliqués dans plus de 1 000 classes, en France comme à l'international. Ce Prix Jeunesse se décline en trois catégories bien distinctes pour adapter le discours à l'âge des spectateurs : le Prix des Enfants, le Prix des Collégien·nes et le Prix des Lycéen·nes. Cette montée en puissance démontre que l'éducation par l'image, portée par Cinema For Change, n'est plus une expérimentation marginale mais un complément essentiel à l'éducation civique classique.

Le Grand Rex illuminé la nuit pour ses 90 ans, avec sa tour emblématique et une foule de piétons.
Le Grand Rex illuminé la nuit pour ses 90 ans, avec sa tour emblématique et une foule de piétons. — (source)

Programme cinéma 2026 : les films à ne pas manquer

Au-delà de l'historique et des chiffres, c'est la programmation artistique qui constitue la colonne vertébrale de cette édition. Le choix des films proposés en 2026 reflète une volonté de traiter des urgences actuelles sans moralisme lourd, mais avec une exigence esthétique et narrative forte. Quatre longs-métrages constituent le cœur de cette programmation, offrant une palette de styles et de sujets allant de l'animation poétique au drame intimiste, en passant par le classique du cinéma américain réhabilité.

Chaque projection a été pensée comme un point de départ, pas comme une fin en soi. Le festival impose une règle simple mais efficace : chaque film est immédiatement suivi d'un débat. Cette mécanique transforme la salle de cinéma, habituellement lieu de consommation passive, en un agora où les idées circulent. Que l'on vienne pour découvrir le monde incandescent de « Flow », se replonger dans la virée libertaire de « Thelma et Louise », comprendre les tourments de la jeunesse dans « Les Rêveurs » ou explorer la surdité avec « Sorda », le spectateur sort transformé par ce qu'il a vu et entendu.

Mercredi 8 avril à 19 h : « Flow », une fable sur la crise climatique

Le festival ouvre ses portes mercredi 8 avril à 19 heures avec une projection qui s'annonce comme un moment de grâce visuelle. « Flow », réalisé par Gints Zilbalodis, est bien plus qu'un simple film d'animation : c'est une fable philosophique sans dialogues qui nous plonge dans un monde bouleversé par une catastrophe écologique majeure. Le réalisateur, déjà salué pour son travail sur l'animation indépendante, propose ici un récit universel où l'absence de paroles humaines rend le propos encore plus percutant.

L'histoire suit un groupe d'animaux tentant de survivre et de s'entraider dans cet environnement hostile. Ce choix artistique radical de supprimer tout dialogue permet de transcender les barrières linguistiques et culturelles, focalisant l'attention sur l'émotion brute et l'urgence de la situation climatique. C'est une métaphore puissante de la nécessaire solidarité entre les espèces face au chaos, un sujet qui résonne particulièrement fort avec les préoccupations actuelles de la jeunesse. Le débat qui suivra permettra d'explorer comment l'art, et notamment l'animation, peut devenir un vecteur privilégié de sensibilisation à l'écologie.

Vue de l'intérieur de la salle du Grand Rex avec ses balcons et son architecture Art déco.
Vue de l'intérieur de la salle du Grand Rex avec ses balcons et son architecture Art déco. — (source)

Jeudi 9 avril à 19 h : « Thelma et Louise » et l'empowerment féminin

Le jeudi soir, le Grand Rex rend hommage à un classique inamovible de l'histoire du cinéma avec « Thelma et Louise » de Ridley Scott. Pourquoi programmer ce film, sorti en 1991, lors d'un festival dédié aux défis contemporains ? Parce que trente-cinq ans après sa sortie, ce road movie demeure une référence absolue en matière d'empowerment féminin. Le film raconte la fuite en avant de deux femmes décidées à s'affranchir des carcans d'une société patriarcale, portant un message de liberté qui n'a pas pris une ride.

Cette projection sera suivie d'un débat particulièrement attendu, animé par deux personnalités qui incarnent l'engagement et la liberté de ton. Elisabeth Moreno, ancienne ministre et figure influente de la lutte pour l'égalité, et Bruno Solo, comédien et réalisateur toujours engagé sur le terrain social, viendront commenter l'œuvre. Ils tenteront de décrypter pourquoi le cri de révolte de Thelma et Louise résonne encore avec tant de force aujourd'hui, alors que les débats sur la place des femmes dans la société sont plus vifs que jamais.

Samedi 11 avril : santé mentale et inclusion au programme

Le samedi 11 avril propose une double séance dense en émotions, axée sur le bien-être et l'inclusion. Dès 15 heures, la salle accueillera la projection de « Les Rêveurs », le premier long-métrage d'Isabelle Carré. Ce film aborde de front la question cruciale de la santé mentale des adolescents, sujet tabou s'il en est, à travers le prisme de l'art comme thérapie. Le débat qui suivra permettra d'élargir la discussion sur les moyens de soigner par la création.

La journée se clôture en beauté à 18 heures lors de la cérémonie de clôture, marquée par l'avant-première de « Sorda ». Ce film multi-primé à la Berlinale et aux Goya, signé Eva Libertad, interroge la maternité et la place du handicap dans l'intime. Il sera projeté avec une accessibilité adaptée, proposant des sous-titres pour sourds et malentendants, marquant ainsi l'engagement du festival pour une culture sans obstacle. C'est un choix fort qui souligne l'importance de ne laisser personne de côté dans le partage de l'émotion cinématographique.

Première parisienne de Beyond: Two Souls au Grand Rex en 2013, avec deux orateurs sur scène.
Première parisienne de Beyond: Two Souls au Grand Rex en 2013, avec deux orateurs sur scène. — Nivrae / CC BY 2.0 / (source)

Isabelle Carré, Prix d'Honneur 2026 : un engagement pour la santé mentale

Au centre de cette édition 2026, une figure lumineuse du cinéma français trône comme invitée d'honneur : Isabelle Carré. L'attribution du Prix d'Honneur à l'actrice n'est pas un simple geste protocolaire, mais une reconnaissance cohérente avec la ligne éditoriale du festival. En mettant à l'honneur Isabelle Carré, le Grand Rex salue non pas une carrière uniquement, mais un engagement constant à travers des rôles qui donnent la parole à ceux qui ne l'ont pas, ou qui l'ont perdue.

Le lien entre le cinéma et la santé mentale est le fil rouge qui relie les œuvres passées et présentes de l'artiste. En 2003, c'est son rôle poignant dans « Se souvenir des belles choses », où elle incarnait une jeune femme atteinte de la maladie d'Alzheimer, qui lui avait valu le César de la Meilleure Actrice. Vingt-trois ans plus tard, elle signe sa première réalisation avec « Les Rêveurs », s'attaquant cette fois-ci au mal-être des adolescents. Cette trajectoire témoigne d'une constance rare : l'actrice utilise son art pour soigner, informer et apporter de la lumière sur les zones d'ombre de la condition humaine.

De « Se souvenir des belles choses » aux « Rêveurs »

Le passage de la comédienne à la réalisatrice avec « Les Rêveurs » marque une étape logique dans le parcours d'Isabelle Carré. Après avoir incarné la souffrance et la résilience dans de nombreux films, elle choisit de prendre le pouvoir derrière la caméra pour traiter un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : le suivi psychiatrique des jeunes. Le festival valorise ce « geste artistique au service d'un sujet essentiel », soulignant que la transition entre l'interprétation et la réalisation est ici motivée par une urgence sociale.

Le film ne cherche pas le pathos facile mais propose un regard humble, tendre et sensible sur un monde souvent méconnu du grand public. En offrant sa tribune à Isabelle Carré, Cinema For Change valide l'idée que les cinéastes ont un rôle social à jouer, comparable à celui des soignants ou des éducateurs, en façonnant les représentations collectives de la maladie mentale. Ce Prix d'Honneur est ainsi une manière de remercier celle qui a su, film après film, donner de l'humanité aux diagnostics médicaux.

L'entrée du Grand Rex située à un carrefour animé, avec sa célèbre enseigne 'REX' et une circulation dense.
L'entrée du Grand Rex située à un carrefour animé, avec sa célèbre enseigne 'REX' et une circulation dense. — (source)

Pourquoi « Les Rêveurs » est un film urgent aujourd'hui

Pour saisir toute l'importance du choix de programmer « Les Rêveurs », il faut se pencher sur les chiffres alarmants qui concernent la santé mentale des jeunes en France. Les données récentes, notamment celles rapportées par Le Monde, dressent un tableau qui doit nous alerter collectivement. En dix ans, les hospitalisations psychiatriques chez les filles de 10 à 14 ans ont augmenté de 246 %. Ce chiffre, vertigineux, traduit une souffrance silencieuse qui touche de plein fouet une génération.

Plus inquiétant encore, deux hospitalisations sur trois sont liées à des tentatives de suicide. Face à ce constat effrayant, le cinéma a un rôle préventif et informatif à jouer. Les films comme « Les Rêveurs » permettent de briser la glace, de donner des mots aux maux et de montrer que le recours aux soins n'est pas une faiblesse mais une force. Le festival offre donc un espace de parole indispensable, permettant de déculpabiliser les victimes et d'informer le grand public sur un fléau qui touche, directement ou indirectement, de nombreuses familles.

Rencontres et débats : masterclass 42 et invités prestigieux

L'universalité du festival ne réside pas seulement dans la diversité des films projetés, mais aussi dans la variété des voix invitées à s'exprimer. Cinema For Change refuse l'entre-soi pour créer une alchimie rare entre culture, science et société civile. Le format de l'événement est conçu pour que chaque projection ne soit pas une fin en soi, mais le prélude à un échange constructif. C'est cette dimension pédagogique et interactive qui fait la singularité du Grand Rex durant ces quatre jours.

Au-delà des acteurs et des réalisateurs, le festival ouvre sa scène à des experts, des activistes et des éducateurs. Cette approche transversale permet de croiser les regards et de comprendre que les problèmes abordés à l'écran — climat, santé mentale, égalité des sexes — ne sont pas seulement des thèmes scénaristiques, mais des réalités complexes qui nécessitent des solutions multidimensionnelles. C'est tout l'enjeu de cette programmation riche et dense qui transforme le spectateur en citoyen actif.

Masterclass avec l'école 42 : code et engagement citoyen

Dans une société où la technologie est omniprésente, il est essentiel de créer des ponts entre les humanités et les sciences. C'est la mission de la masterclass exceptionnelle organisée en partenariat avec l'école 42, le mercredi 8 avril de 14 h à 16 h. Cette rencontre, précédant la projection de « Flow », illustre parfaitement l'ADN du festival : lier l'art à l'innovation pour réinventer notre rapport au monde.

L'école 42, reconnue pour son approche disruptive de l'enseignement du code, viendra discuter de la manière dont les nouvelles technologies et la culture peuvent s'allier pour servir l'engagement citoyen. Pour un public de 18-25 ans, cette masterclass est une occasion unique de comprendre que le cinéma ne vit pas en vase clos, mais peut être amplifié par les outils numériques pour créer des mouvements sociaux durables. C'est une ouverture vers les métiers de demain, où l'ingénieur et l'artiste doivent travailler de concert.

Vue historique en noir et blanc du Théâtre Jacques Haïk (Grand Rex) avec son architecture et des échafaudages.
Vue historique en noir et blanc du Théâtre Jacques Haïk (Grand Rex) avec son architecture et des échafaudages. — (source)

Des débats pour transformer le spectateur en citoyen

La force frappante de Cinema For Change réside dans sa mécanique immuable : la projection n'est jamais la fin de l'expérience, elle est le déclencheur. Chaque séance est systématiquement prolongée par un débat avec des personnalités issues de la société civile, du monde scientifique ou du secteur associatif. Ce format refuse la passivité du spectateur pour l'inviter à la réflexion critique.

La présence d'intervenants comme Bruno Solo ou Elisabeth Moreno, mêlés à des experts de terrain, permet de décaler le regard. On ne sort pas de la salle en ayant seulement consommé une histoire, mais en ayant analysé les enjeux qu'elle soulève. Comme le souligne l'éditorial du Good, l'idée est que « l'émotion suscite la réflexion », une promesse tenue par cette programmation qui refuse le divertissement gratuit pour favoriser l'intelligence collective. C'est ce qui fait de ce festival un événement politique au sens noble du terme, c'est-à-dire qui s'intéresse à la Cité.

Tarifs et réductions : comment profiter du festival à petit prix

Assister à un festival dans un lieu mythique comme le Grand Rex peut sembler inaccessible pour un budget étudiant. Pourtant, l'organisateur a mis en place une politique tarifaire résolument inclusive pour s'assurer que l'engagement citoyen ne soit pas une question de moyens. Grâce à de nombreux partenariats et tarifs préférentiels, il est tout à fait possible de vivre l'intégralité de l'événement sans se ruiner, ou presque.

La clé pour optimiser son budget réside souvent dans l'anticipation et l'utilisation de cartes de fidélité ou de réductions culturelles. Que vous soyez lycéen, étudiant, demandeur d'emploi ou simplement jeune adulte, il existe une solution adaptée à votre situation pour profiter de ces quatre jours de cinéma intense. Il suffit de connaître les bonnes astuces pour payer moins cher sa place sans sacrifier la qualité de l'expérience.

Tarifs jeunes : la carte 5 places et les avantages -26 ans

Pour les habitués du Grand Rex, la carte de places est l'option la plus économique. Le cinéma propose une carte de 5 places à 45,50 €, soit un prix unitaire dérisoire de 9,10 € la séance, bien inférieur au tarif plein exercice. Cette carte est valable 60 jours, ce qui permet de l'utiliser pendant le festival et de garder des places pour une prochaine sortie. Pour les groupes d'amis ou les familles, c'est l'option idéale pour réduire drastiquement la note.

Si vous ne pouvez pas profiter de l'offre groupée, le tarif « moins de 26 ans » reste avantageux. Comme dans de nombreuses salles parisiennes, la jeunesse bénéficie d'un tarif réduit tous les jours, à condition de présenter une pièce d'identité. À cela s'ajoutent d'autres catégories bénéficiaires de réductions, comme les titulaires d'une carte apprenti, d'une carte famille nombreuse ou d'une carte demandeur d'emploi. La cérémonie de clôture, par exemple, est accessible dès 45,50 € pour ces profils, un prix défiant toute concurrence pour une soirée de gala.

Payer moins cher : Chèques Vacances, carte UGC et autres astuces

Le Grand Rex a également joué la carte de l'ouverture en acceptant une large gamme de moyens de paiement différés ou préfinancés. Si vous avez accumulé des Chèques Vacances ANCV, sachez qu'ils sont acceptés au guichet de la salle la plus mythique de Paris. C'est une excellente façon d'utiliser ces titres pour une sortie culturelle plutôt que pour des vacances parfois coûteuses.

De même, le Chèque Cinéma Universel OSC, le Ciné-Chèque et même les cartes UGC sont acceptés pour l'achat de billets. Si vous disposez de ces moyens de paiement, n'hésitez pas à les utiliser pour financer votre festival. Ces dispositifs sont souvent oubliés mais permettent de lisser le budget culturel sur l'année. En combinant ces aides avec les tarifs réduits jeunes, le Cinema For Change devient l'un des festivals les plus accessibles de la capitale, prouvant que la culture d'excellence peut être ouverte à tous.

L'entrée du cinéma Le Grand Rex et sa tour distinctive sur un boulevard parisien.
L'entrée du cinéma Le Grand Rex et sa tour distinctive sur un boulevard parisien. — (source)

Infos pratiques : accès et plan pour venir au Grand Rex

Se rendre au Grand Rex est une expérience en soi, mais pour un festival de cette ampleur, une bonne préparation est la clé pour éviter le stress. Situé en plein cœur de Paris, le cinéma est facilement accessible par les transports en commun, mais la foule et les horaires de début de séance imposent une organisation minimale. Que vous soyez un parisien aguerri ou un visiteur venu de province pour l'occasion, ces quelques conseils pratiques vous permettront de profiter pleinement de l'événement.

L'adresse est à graver dans votre mémoire : 1 Boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Ce lieu mythique, avec sa célèbre tour en forme de radio, est un repère facile à repérer. Cependant, sachant que le festival attire un grand nombre de scolaires et de passionnés, il est crucial d'anticiper son trajet et son arrivée sur place pour s'assurer une bonne place et ne pas manquer le générique de début.

Comment venir au Grand Rex : métro et bus

Pour rejoindre la salle, le métro reste l'option la plus rapide et la plus fiable. La station Bonne Nouvelle, desservie par les lignes 8 et 9, est littéralement à une minute à pied du Grand Rex. En sortant de la station, vous n'aurez qu'à lever les yeux pour admirer la façade Art Déco. Si les lignes 8 et 9 sont saturées, ce qui peut arriver aux heures de pointe, vous avez des alternatives.

La station Grands Boulevards (lignes 8 et 9 également) est une autre option, tout comme la station Sentier (ligne 3), située à environ 450 mètres à pied, soit une marche de cinq minutes environ pour ceux qui aiment flâner dans les rues parisiennes. Si vous préférez le bus, la ligne N16 a un arrêt « Poissonnière - Bonne Nouvelle » situé à trois minutes de marche. Enfin, pour ceux qui arrivent en voiture, deux parkings sont situés à proximité directe : le Rex Atrium et l'Interparking Rex Grands Boulevards, pratiques pour éviter la recherche interminable de place en zone dense.

La façade blanche du Grand Rex avec ses lettres rouges caractéristiques, sous un ciel bleu dégagé.
La façade blanche du Grand Rex avec ses lettres rouges caractéristiques, sous un ciel bleu dégagé. — (source)

Conseils pour réussir sa première fois au festival

Assister à votre premier festival au Grand Rex demande un peu de préparation. Premièrement, et c'est le conseil le plus important : arrivez au moins 30 minutes en avance. Le temps de récupérer les billets, de passer la sécurité et de s'installer dans la salle immense, la file peut être longue. Se précipiter au dernier moment risque de vous faire stresser inutilement et de vous éloigner des meilleures places, ce qui serait dommage pour admirer les détails de la projection.

Deuxièmement, prévoyez un petit carnet. Puisque chaque séance est suivie d'un débat avec des experts et des artistes, vous aurez sans doute envie de noter des citations, des références ou des réflexions soulevées par les échanges. C'est une habitude qui rend l'expérience festivalière plus enrichissante sur le long terme. Enfin, vérifiez toujours la version linguistique de la séance. Si « Sorda » propose des sous-titres pour sourds et malentendants, d'autres films pourraient être en version originale sous-titrée ou en version française. Être sûr de ce que vous regardez évitera les déconvenues une fois les lumières éteintes.

Conclusion : réserver pour le Festival Cinema For Change 2026

La quinzième édition du Cinema For Change s'annonce comme un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de cinéma et d'engagement social. Avec un programme éclectique allant du chef-d'œuvre d'animation « Flow » au classique « Thelma et Louise », en passant par l'exploration sensible de la santé mentale avec « Les Rêveurs » et l'approche inclusive de « Sorda », le Grand Rex offre une programmation riche en émotions. La présence d'Isabelle Carré pour un Prix d'Honneur mérité et les interventions de figures comme Bruno Solo ou Elisabeth Moreno promettent des débats d'une qualité rare.

Les dates sont à graver dans vos agendas : du mercredi 8 au samedi 11 avril 2026. Côté budget, sachez que la cérémonie de clôture est accessible dès 45,50 € et que de multiples réductions existent pour les moins de 26 ans et les étudiants. Si vous cherchez d'autres opportunités de sorties culturelles accessibles, n'hésitez pas à consulter le Nikon Film Festival 2026 : projections CGR à 5€ et sélection officielle pour découvrir les talents de demain. Compte tenu de la popularité croissante de l'événement et de l'importance des thématiques abordées, les places risquent de partir très vite. Ne tardez donc pas à réserver pour ne pas manquer ce moment unique où le cinéma se fait écho du monde.

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Questions fréquentes

Quelles sont les dates du Festival Cinema For Change 2026 ?

La 15e édition du Festival Cinema For Change se déroule au Grand Rex à Paris du 8 au 11 avril 2026.

Quels films sont projetés au Grand Rex en avril 2026 ?

Le programme met en avant quatre longs-métrages dont le film d'animation "Flow", le classique "Thelma et Louise", "Les Rêveurs" et "Sorda".

Quel est le tarif des places pour le festival ?

Une carte de 5 places est disponible à 45,50 €, soit 9,10 € la séance. Le tarif réduit s'applique aux moins de 26 ans et de nombreux moyens de paiement comme les Chèques Vacances sont acceptés.

Qui reçoit le Prix d'Honneur du festival en 2026 ?

C'est l'actrice et réalisatrice Isabelle Carré qui reçoit le Prix d'Honneur 2026, notamment pour son engagement autour de la santé mentale.

Comment se rendre au Grand Rex en métro ?

Le cinéma se situe au 1 Boulevard Poissonnière et est accessible en une minute depuis la station Bonne Nouvelle (lignes 8 et 9).

Sources

  1. [PDF] Le Courrier Art & Essai - AFCAE · art-et-essai.org
  2. jds.fr · jds.fr
  3. legrandrex.com · legrandrex.com
  4. legrandrex.cotecine.fr · legrandrex.cotecine.fr
  5. « En montagne, on ne peut pas tricher » : comment l’alpinisme a conquis une jeunesse urbaine · lemonde.fr
stage-life
Romain Daubot @stage-life

Les concerts, c'est ma drogue. Festivalier compulsif, j'ai vu plus de 200 groupes en live ces cinq dernières années. Chargé de communication pour une salle de concerts à Bordeaux, je vis la musique sur scène. Les setlists, l'énergie de la foule, les surprises des rappels – c'est ça qui me fait vibrer. Mon écriture essaie de transmettre cette émotion, de te donner l'impression d'y être. Spoiler : rien ne vaut le vrai.

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