
À première vue, une affiche sobre où se tient le héros : Tom, alias Romain Duris (L'Auberge espagnole), vêtu d'une chemise blanche et cravate noire sur fond noir, avec un titre en caractères rouges rappelant les tons de la main de Tom. Vraisemblablement, des classiques… Or, et c'est déjà là la réussite du film, malgré ces éléments « sobres », l'affiche accroche l'œil du spectateur potentiel. Positif ou négatif, quelle histoire cette affiche pourrait-elle bien représenter ? En effet, il est difficile de le deviner. Une fois le film visionné, on comprend toute la symbolique de l'image…
Résumé de De battre mon cœur s'est arrêté
Sans vous raconter l'histoire de A à Z, voici un bref aperçu de l'intrigation.
Tom (Romain Duris) partage sa vie entre son travail dans l'immobilier, les escroqueries de son père — qu'il essaie de rattraper — et… le piano.
De manière inopinée, il retrouve l'imprésario de sa défunte mère qui, jadis, fut une grande pianiste. Envie enfouie ou passion inaboutie, il accepte alors de passer une audition. Le piano va dès lors devenir le centre de sa vie…
Ses collègues de travail ne comprendront pas cette passion, ni même son père qui continuera égoïstement de compter sur son fils pour récupérer l'argent des escroqueries.
Tom prendra alors des cours de piano en vue de l'audition, dispensés par une jeune femme coréenne ne parlant pas français — mais qui démontre ainsi l'universalité du langage musical.
Romain Duris : une performance d'acteur exceptionnelle
Personnage à la fois fort et fragile, Romain Duris incarne avec justesse ce jeune homme déchiré entre deux destins opposés : celui de sa mère, ancienne pianiste, et celui de son père, agent immobilier véreux. Ce dilemme est véritablement palpable tout au long du film. Dérangeante, déstabilisante, floue, l'atmosphère n'en est pas moins envoûtante. Romain Duris a une fois de plus démontré son talent et ses capacités d'acteur ; « exceptionnel » et « étonnant » seraient les qualificatifs les plus appropriés. À voir absolument…