
Après Ainsi soient-elles et 15 août en tant que scénariste, Lisa Azuelos signe ici son 2ème long métrage en tant que réalisatrice.
Isa (Michèle Laroque), Alice (Valérie Benguigui), Léa (Aure Atika) et Nina (Géraldine Nakache), liées par leurs familles séfarades autant que par leur amitié, partagent leurs vies entre les histoires de cœur, un institut de beauté sous contrôle fiscal, des enfants à élever, une nounou marocaine sans papiers à pacser, des régimes à répétition, des fêtes familiales et religieuses à honorer. Mais avant d'être belles, leur plus gros challenge reste d'être elles-mêmes.
Toutes quatre ont des situations différentes : l'une est divorcée et se perd un peu dans les bras des hommes, l'une est mariée à un homme qui ne la regarde déjà plus, l'une est une jeune célibataire en rébellion face aux hommes, et enfin la dernière souffre de sa rupture avec le père de sa petite fille...
Quatre schémas bien différents et pourtant aspirant tous vers la même finalité : le bien-être et la rencontre de l'Homme. Ah, ces hommes...

L'interprétation des actrices
Toutes quatre remplissent à merveille leurs rôles différents, à croire que les personnages ont été créés pour ces dames. Michèle Laroque est exceptionnelle dans un rôle de mère divorcée, surbookée, libérée... Quelle aisance !
Quant aux trois autres, il en est de même : toutes ont leurs charmes et leurs failles. C'est d'ailleurs par ce biais qu'il est très facile de s'identifier à elles. Toute femme se reconnaîtra dans chacune d'elles : en femme libérée mais cherchant — ou ayant peur de s'engager —, en mère célibataire encore amoureuse du père, en femme mariée malheureuse, et enfin en jeune femme se refusant à admettre son attirance pour un homme.
Une comédie légère et sans prétention
Léger, sympa, changeant, et pas prise de tête. Certes, pas besoin de réfléchir, mais ce film s'inscrit dans la lignée des longs métrages vraiment agréables à visionner.
NB : peut-être davantage ciblé pour une clientèle féminine, quoique... ;)