
Qui est Christophe Gans ?
Né à Antibes en 1960, c'est à l'âge de 13 ans que l'idée lui vient de réaliser des films. Depuis son enfance, il pratique intensivement le judo, la boxe française et le karaté. Ces différents sports lui permettent de développer un sens de l'espace et du rythme, mais aussi une certaine philosophie des arts martiaux.
À l'arrivée du cinéma de kung-fu en France, il tombe amoureux des films venant de Hong Kong et Bruce Lee devient son héros. C'est dans les années 70 qu'il découvre également des réalisateurs comme Tobe Hooper, George Romero, Dario Argento, John Carpenter ou David Cronenberg.
Ses débuts dans le journalisme cinéma
À la fin des années 70, il crée le fanzine Rhésus Zéro, puis monte à Paris et passe le concours de l'IDHEC. Une fois reçu, il se spécialise dans le montage tout en affrontant les critiques qu'il subit parce qu'il aime Bruce Lee et les péplums.
En 1982, il crée la revue Starfix avec notamment Nicolas Boukhrief. Les membres de la revue forment une sorte de « secte » défendant des réalisateurs comme Cronenberg ou Ferrara, dont les œuvres ne sont pas encore appréciées à leur juste valeur. Parallèlement, il anime la rubrique cinéma dans l'émission Rapido d'Antoine de Caunes.
Les premiers pas de réalisateur : Crying Freeman
Au début des années 90, Gans développe des scénarios pour Davis Films. Un jour, le producteur et réalisateur Brian Yuzna lui demande d'adapter Rat in the Wall, une nouvelle de H.P. Lovecraft, pour un film à sketches. En collaboration avec Thierry Cazals, il développe plusieurs projets, dont une adaptation de Ranxerox, la bande dessinée culte de Liberatore et Tamburini.
Même si c'est le genre de film qui, aujourd'hui, sort directement en vidéo, Necronomicon, réalisé dans des conditions de série B, est l'occasion pour lui de faire ses preuves. Les financeurs qui avaient investi dans Necronomicon décident qu'il est l'homme de la situation pour réaliser Crying Freeman, adaptation d'un manga très populaire au Japon. Tourné à Toronto, avec Mark Dacascos (que l'on retrouvera dans Le Pacte des Loups) dans le rôle principal, le film est remarqué pour son rapport qualité-prix. Ce polar devient vite un film culte et établit Gans comme un possible représentant du cinéma français à l'étranger.
Le projet abandonné Némo et la découverte de la Bête
Très vite, Christophe Gans se lance dans un nouveau projet, dont il a lui-même écrit le script : Némo. Une épopée sous-marine qui raconte comment le jeune Némo devient un misanthrope destructeur. Mais au bout de deux ans, des désaccords entre les divers producteurs font tomber le projet à l'eau. Parallèlement, Gans trouve le temps de lancer la collection vidéo HK et de diriger le journal du même nom qui traite de cinéma asiatique, principalement de Hong Kong et du Japon.
Peu à peu, Gans se rend compte qu'il n'a plus la motivation de faire Némo. C'est alors qu'un ami lui envoie le script de la Bête du Gévaudan. Excité par le projet, Gans saute sur l'occasion.
La sortie du Pacte des Loups
Après avoir repoussé la date de sortie de quatre mois, Le Pacte des Loups sortira finalement le 31 janvier 2001.