
Un style visuel nippon unique
Pour tout avouer, ce n'est pas l'histoire qui a retenu mon attention, ni le jeu des acteurs, qui est aussi présent qu'un cornichon dans une boîte de raviolis ; mais plutôt la beauté de l'image, de la noirceur du monde qui est ici filmé. On se demande comment ces personnages arrivent à survivre dans ce monde déchu et triste où je me serais suicidé depuis longtemps. D'ailleurs, à ce propos, la fin est magnifique et digne d'un jeu héroïque de fantasy. Quand je vous dis que Casshern est un film croisé avec un manga, je n'exagère pas : personnages aux coupes de cheveux manga, combats vraiment, vraiment à la manga (petit arrêt à chaque gros coup et dérapage sur le terrain à la Dragon Ball Z) et répétition du prénom Tetsuya plus de 300 fois pendant le film (... Tetsuya...). Casshern, c'est plus un tableau qu'un film.
Faut-il regarder Casshern ?
Ce film est clivant : soit on l'aime, soit on le trouve complètement nul. Je le conseille plutôt aux fans de manga et d'histoire épique dans le style Final Fantasy. Après, chacun ses goûts, mais ne m'accusez pas de vous avoir gâché 3 heures de votre vie (oui, il dure 3 heures).