
Qui est Stephen King ?
Stephen King est né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine. Élevé avec son frère près de Durham par leur mère, qui enchaînait les petits boulots pour subvenir aux besoins de la famille, Stephen a fréquenté l'école primaire de Durham puis le lycée de Lisbon Falls. C'est là qu'il a commencé à écrire des nouvelles et qu'il a joué dans un groupe de rock amateur. En 1970, il obtient son diplôme de l'université du Maine. L'année suivante, il épouse Tabitha, elle aussi autrice. Très vite, il révèle un don inouï pour les romans d'horreur. Puis il s'est mis à écrire plein de livres...
Stephen King vit actuellement à Bangor, au 49 Florida Avenue, dans une maison victorienne qu'il a décorée selon ses goûts, avec sa femme Tabitha. Ils ont trois enfants : Naomi, Joe et Owen.
"Ça" : résumé et analyse du roman culte
Stephen King nous plonge dans une mythologie extra-orientale, avec des allusions à cette Tortue dès les premières pages. Ces citations sont nombreuses et on en trouve dans tout le roman. Mais ce n'est que très tard que le mythe nous sera dévoilé : « Avant l'univers, il n'y avait eu que deux choses. L'une était Ça même et l'autre la Tortue. La Tortue était une antique vieille chose stupide qui ne sortait jamais de sa carapace. Ça pensait que la Tortue était peut-être morte, morte depuis le dernier milliard d'années, à peu près. Même si elle ne l'était pas, ce n'en était pas moins une vieille chose stupide, et même si la Tortue avait vomi l'univers au grand complet, cela ne changeait rien » (p. 982).
La terreur s'incarne pour la première fois dans un bateau de papier journal dévalant un caniveau gonflé d'eau de pluie. Un petit garçon courait gaiement à côté. Il s'appelait George et avait six ans... Pris dans un tourbillon, l'esquif disparut dans une bouche d'égout. L'enfant mit un genou à terre, se pencha...
Des yeux jaunes le regardaient, des yeux comme ceux qu'il avait imaginés le guettant dans la cave... « Salut Georgie ! » fit une voix... Un clown se dressait dans l'égout. Sa main noueuse comme une patte de rapace tenait des ballons colorés... George tendit le bras... Dans la rue, les gens ne virent qu'un gamin en ciré jaune qui hurlait et se tordait dans le caniveau...
Œil de salamandre, Queue de dragon, Main de gloire, quoi que ce fût, c'était là de nouveau... ÇA ! L'ordure aux cent têtes...
Le cycle de l'horreur à Derry
Horreur et cataclysmes... Tous les vingt-sept ans, le cycle reprend. À Derry, ville d'antiques perversions, la violence atteint alors des sommets de fureur. Jetés sur cette trajectoire infernale, sept mômes ont fait le serment de revenir si ÇA recommençait ! Paume contre paume, ils ont signé de leur sang leur promesse... Bill le Bègue, Richie la Grande Gueule, Ben dit Meule de foin, Stan, Bev, rousse et belle en diable, et tout le club des ratés...
Qu'ont-ils vu, tous, qui aurait rendu un adulte fou ? Quelle chose innommable ? Obscurs souvenirs... Pour les uns, momie aux yeux de goudron frais, pour d'autres, oiseau-roc monstrueux, lépreux au nez amputé, loup-garou, vampire à la bouche hérissée de lames de rasoir... Tous avatars de Grippe-Sou, le Clown ! ÇA !
L'ennemi aux cent visages...
Le retour du Club des ratés
Les souvenirs s'éloignent et s'éparpillent comme des cauchemars... Celui de Grippe-Sou, blême et ricanant ! Vingt-sept ans plus tard, le clown est toujours là, prêt à frapper, à réveiller les monstres d'autrefois et leurs danses macabres. À Derry, Bill et ses amis sont revenus, fidèles à leur serment. Mais croient-ils toujours à la magie qui, seule, rend l'impossible possible ? Sauront-ils imaginer le pieu ou le lance-piques capable de tuer l'Alien ?
Pour la seconde fois, ils plongent dans le trou de Morlock. Mortelle randonnée ! Dépouillé de ses masques et de ses colifichets, le clown attend, figé dans les lumières-mortes. Dernière illusion ! Chute sans fin dans les rapides de l'effroi... ÇA est là ! Sphinx gluant de pattes et de poils ! Œil hypnotique et reptilien ! Et qui n'a jamais eu peur de ÇA ? Le spectre de nos peurs ancestrales...
L'adaptation cinématographique de "Ça"
Ça est l'une des nombreuses adaptations cinématographiques d'un roman de Stephen King. Certaines de ces adaptations sont moins bonnes que le roman dont elles sont tirées (comme The Tommyknockers). D'autres, plus rares, sont meilleures (Christine, Misery). Ici, le cas est différent : Ça est un bouquin génial, et son adaptation l'est tout autant (même si les scènes un peu trop dures ont été soit supprimées, soit édulcorées).
À la fin du film, on éprouve exactement la même sensation que lorsqu'on vient de terminer le bouquin. Que ce soit au fil des chapitres du livre ou bien au fil des scènes du film, on est tellement entré dans l'histoire qu'on est pratiquement devenu un membre honoraire du club des paumés et qu'on est triste que l'aventure soit déjà terminée.
Ce genre de sentiments, l'impression de passer du rôle de lecteur à celui de personnage secondaire, les lecteurs de Stephen King le connaissent bien (récemment, souvenez-vous de la boule dans la gorge à la fin de Cœurs perdus en Atlantide, lorsque Bobby retrouve Carol après tant d'années). Et oui, le vieux Stephen connaît toutes les ficelles du métier et il nous mène par le bout du nez là où il le souhaite. Sur ce plan aussi, Ça est une adaptation fidèle.
Ça, c'est un peu le Club des cinq revisité par un grand auteur fantastique. Des gamins déffavorisés, qui ont tout pour échouer dans la vie, vivent une aventure extraordinaire et se promettent de revenir si jamais l'histoire recommence. C'est exactement ce qui se produit trente ans plus tard, et chacun d'eux tient sa promesse malgré les souvenirs et les frayeurs oubliés depuis trente ans qui resurgissent brusquement.