La soirée du 22 février 2026 restera gravée dans les mémoires comme l'une des cérémonies les plus chargées en rebondissements de l'histoire des BAFTA. Au Royal Festival Hall de Londres, Paul Thomas Anderson a imposé son film politique comme le titan de cette édition, raflant six statuettes et consolidant son statut de favori pour les Oscars. Mais cette 79e cérémonie a aussi réservé son lot de surprises retentissantes, avec la victoire inattendue d'un acteur britannique peu connu face aux stars hollywoodiennes, ainsi que des moments d'émotion intense et quelques controversies qui ont émaillé la soirée.

Paul Thomas Anderson et DiCaprio : le sacre attendu d'une œuvre politique
Dès l'ouverture des enveloppes, une vérité s'est imposée avec une clarté aveuglante : cette soirée appartenait à Paul Thomas Anderson et à son film « Une bataille après l'autre ». Le réalisateur américain, déjà auréolé d'une carrière exceptionnelle, a vu son dixième long métrage transformer le Royal Festival Hall en terrain de conquête méthodique, remportant trophée après trophée dans un déferlement qui a laissé peu de place au suspense.
Six BAFTA pour un film adapté de Vineland de Thomas Pynchon
Le palmarès du film est impressionnant par son ampleur et sa cohérence. Les six récompenses obtenues témoignent d'une reconnaissance quasi unanime de la part de l'Académie britannique : Meilleur film, Meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson, Meilleur scénario adapté, Meilleure photographie, Meilleur montage, et Meilleur second rôle masculin pour Sean Penn. Cette domination s'étend des catégories artistiques aux techniques, validant chaque aspect de cette œuvre ambitieuse.

L'origine du projet remonte à une obsession ancienne du cinéaste. Anderson souhaitait adapter le roman Vineland de Thomas Pynchon depuis le début des années 2000, avant d'incorporer finalement ses propres récits dans le scénario définitif. Le tournage s'est déroulé en Californie entre janvier et juin 2024, avec une particularité technique remarquable : l'utilisation du format VistaVision, devenu extrêmement rare depuis les années 1960. Ce choix audacieux confère au film une texture visuelle singulière que les votants ont su reconnaître à sa juste valeur.
En France, le long métrage a rencontré un accueil chaleureux dès sa sortie en salles le 24 septembre 2025, obtenant une note moyenne de 3,9 sur 5 sur Allociné basée sur plus de dix mille avis spectateurs. Cette réception populaire confirme que l'exigence artistique peut cohabiter avec l'accessibilité. Si vous souhaitez découvrir où voir les films nommés aux Oscars 2026, ce titre constitue évidemment la priorité absolue.
Quand la fiction rejoint l'actualité : le discours engagé de Paul Thomas Anderson
Au-delà de la maîtrise technique, la victoire du film puise une partie de sa puissance dans les échos qu'il entretient avec l'actualité américaine contemporaine. L'intrigue, qui suit des anciens révolutionnaires traqués par un système oppressif, résonne de manière saisissante avec les actions récentes de la police de l'immigration américaine, connue sous l'acronyme ICE. Cette résonance politique a conféré à la cérémonie une gravité inhabituelle.
En montant sur scène pour recevoir ses récompenses, Paul Thomas Anderson a transformé ce moment de gloire personnelle en tribune engagée. Ses propos ont marqué les esprits : il a appelé l'assemblée à mener la révolution sans violence lorsque c'est possible, et a insisté sur l'importance cruciale de garder espoir dans des temps incertains. Ce discours,habitué des cérémonies de récompenses, a conféré une dimension supplémentaire à son triomphe en rappelant que le cinéma peut aussi servir de vecteur aux idées progressistes.
Le film a d'ailleurs reçu les éloges de plusieurs cinéastes majeurs, dont Francis Ford Coppola, Michael Mann, Paul Schrader et Martin Scorsese, confirmant que l'œuvre transcende les clivages générationnels pour s'imposer comme un moment charnière dans l'histoire récente du cinéma américain. Avec un budget estimé entre 130 et 175 millions de dollars, c'est le projet le plus coûteux de la carrière d'Anderson, mais aussi son plus grand succès commercial avec 208 millions de dollars récoltés mondial.
Ryan Coogler et Sinners : 13 nominations, 3 victoires et un record aux Oscars
Si le film de Paul Thomas Anderson a capturé l'essentiel des projecteurs, la présence de Sinners dans cette compétition a apporté une couleur radicalement différente au palmarès de la soirée. Le réalisateur Ryan Coogler, déjà célèbre pour Black Panther, a prouvé avec cette œuvre qu'il refuse de se laisser enfermer dans des genres préétablis, proposant une expérience cinématographique qui défie toute catégorisation conventionnelle.
Le film hybride de Ryan Coogler qui a conquis le Royaume-Uni
Sinners représente l'un des pari les plus audacieux de cette année cinéma. Le film fusionne des éléments d'horreur viscérale, de blues envoûtant et de drame historique pour créer une atmosphère unique, ancrée dans l'Amérique ségrégationniste des années 1930. Cette hybridation génrique, risquée sur le papier, a séduit l'Académie britannique qui lui a décerné trois récompenses sur treize nominations.
Le casting réunit des talents éclectiques menés par Michael B. Jordan, dont la performance intensive a été saluée par la critique, secondé par Jack O'Connell et Hailee Steinfeld. La musique occupe une place centrale dans l'économie du récit, composée par Ludwig Göransson, le collaborateur habituel de Coogler. La partition ne se contente pas d'illustrer l'action : elle devient le pouls narratif du film, tissant des liens organiques entre les terreurs surnaturelles et les souffrances historiques des personnages.
Le film détient un record historique avec seize nominations aux Oscars, une première pour une réalisation signée par un cinéaste noir. Cette reconnaissance confirme que les membres de l'Académie américaine ont été sensibles à cette entreprise de déconstruction des codes narratifs traditionnels.
Wunmi Mosaku : le discours émouvant d'une immigrante devenue star
Parmi les trois victoires du film, celle de Wunmi Mosaku dans la catégorie Meilleur second rôle féminin constitue sans doute le moment le plus émouvant de la soirée. L'actrice britannico-nigériane, âgée de 39 ans, a livré un discours d'une sincérité désarmante qui a touché l'assemblée du Royal Festival Hall.
Elle a évoqué avec une vulnérabilité palpable la manière dont son rôle d'Annie lui a permis de retrouver des fragments d'elle-même qu'elle croyait perdus. Ses propos sur son pouvoir ancestral et ses liens, en tant qu'immigrante cherchant sa place dans l'industrie du spectacle, ont résonné avec une force particulière dans le contexte actuel des débats sur la représentation à l'écran. Cette victoire consacre non seulement le talent d'une comédienne exceptionnelle, mais valide également la vision de Ryan Coogler qui place des récits marginalisés au cœur de son cinéma.
La performance de Mosaku illustre parfaitement la capacité du film à marier le politique et l'intime, l'histoire collective et les trajectoires personnelles. Son triomphe confirme que l'Académie britannique a su reconnaître l'authenticité au-delà des considérations marketing.
Jessie Buckley et Hamnet : quand Chloé Zhao fait pleurer le Royaume-Uni
Tandis que les productions américaines captaient l'essentiel de l'attention médiatique, le cinéma britannique a trouvé son champion inattendu avec Hamnet, le drame historique signé Chloé Zhao. La réalisatrice de Nomadland a prouvé qu'elle pouvait explorer des territoires émotionnels radicalement différents, livrant une méditation bouleversante sur le deuil qui a conquis le cœur des votants.
Shakespeare au féminin : le deuil qui a bouleversé Londres
Le film propose une plongée intime dans la vie du couple Shakespeare, confronté à la mort tragique de leur fils Hamnet. Chloé Zhao a fait le choix audacieux de s'éloigner des conventions du biopic historique pour se concentrer sur les silences, les regards et la douleur sourde qui dévore progressivement les parents. Cette approche minimaliste a payé puisque le film a remporté le BAFTA du Meilleur film britannique.
L'œuvre inscrit également une page d'histoire dans les annales de la cérémonie : Hamnet détient le record du nombre de nominations pour un film réalisé par une femme. Cette reconnaissance témoigne des progrès, encore insuffisants mais réels, dans la visibilité accordée aux cinéastes féminines sur la scène internationale.
Pour en savoir plus sur les particularités de cette soirée londonienne, le film de Zhao constitue un excellent point de départ, incarnant à la perfection l'excellence du cinéma britannique contemporain.
Jessie Buckley : l'Irlandaise qui règne sur la saison des prix
Au cœur du dispositif narratif du film se trouve la performance magistrale de Jessie Buckley. L'actrice irlandaise de 36 ans a remporté le BAFTA de la Meilleure actrice pour son incarnation d'Agnes, la mère endeuillée, confirmant son statut de grande favorite pour la prochaine cérémonie des Oscars.
Sa capacité à transmettre une douleur immense sans jamais sombrer dans le mélodrame facile a subjugué les critiques comme le public. Buckley s'impose comme l'une des interprètes les plus douées de sa génération, capable d'incarner des émotions complexes avec une économie de moyens remarquable.
Une anecdote rapportée par les médias britanniques ajoute une touche d'humanité à ce triomphe. Le Prince William, président de la BAFTA, a confié lors d'une interview ne pas avoir encore visionné le film, expliquant ne pas se trouver dans un état suffisamment calme pour affronter une telle tragédie familiale. Cet aveu princier souligne paradoxalement la puissance de l'œuvre : même ceux qui fuient l'émotion intangible semblent pressentir que Hamnet constitue une expérience cinématographique qui ne laisse personne indemne.
Robert Aramayo : l'acteur inconnu qui a battu DiCaprio et Chalamet
Dans une cérémonie souvent dominée par les logiques de favorisme et les campagnes promotionnelles Hollywoodiennes, la catégorie Meilleur acteur a réservé le choc le plus retentissant de la soirée. Le trophée a échappé aux stars mondiales pour atterrir dans les mains d'un comédien britannique que le grand public découvrait à peine, créant un moment de pure magie cérémonielle.
I Swear : le film sur le syndrome de Gilles de La Tourette qui a touché l'Académie
Robert Aramayo, âgé de 33 ans, s'est imposé grâce à son rôle dans I Swear où il incarne un jeune homme atteint du syndrome de Gilles de La Tourette. Cette performance physique et émotionnelle d'une bravoure exceptionnelle a séduit les votants par sa profonde humanité, évitant les écueils de la caricature pour offrir un portrait nuancé et respectueux.
Sa réaction lors de l'annonce de sa victoire restera dans les mémoires : un visage marqué par l'incrédulité totale, s'exclamant qu'il n'arrivait pas à y croire face aux micros. Dans son discours d'acceptation, il a rapidement dépassé sa stupéfaction personnelle pour donner une dimension collective à son triomphe, exprimant sa fierté d'avoir braquer les projecteurs sur un syndrome encore très mal compris du grand public.
Cette victoire dépasse le cadre de la reconnaissance artistique pour devenir un véritable plaidoyer en faveur de la visibilité des handicaps neurologiques. Le film a d'ailleurs été inspiré par John Davidson, un activiste écossais atteint du même syndrome, présent dans la salle lors de la cérémonie.
L'exploit d'un acteur britannique face aux titans d'Hollywood
Le chemin vers cette victoire était semé d'obstacles considérables. Robert Aramayo avait pour concurrents directs Leonardo DiCaprio pour Une bataille après l'autre et Timothée Chalamet pour Marty Supreme. Battre ces deux icônes mondiales constitue un exploit rarissime qui témoigne de l'engouement des votants pour la singularité de son interprétation.
Cette victoire prend une saveur particulière au regard du contexte plus large de la soirée. C'est l'une des rares récompenses britanniques dans les catégories principales cette année, un phénomène qui soulève le paradoxe d'une cérémonie britannique honorant massivement des productions étrangères. Aramayo incarne donc une victoire de la maison, mais une victoire atypique, portée par un projet indépendant plutôt que par une grosse production historique.
Son triomphe rappelle également que les BAFTA, malgré leur ouverture internationale croissante, restent une scène privilégiée pour faire émerger les talents du cru capables de tenir tête aux machines hollywoodiennes.
Marty Supreme : 11 nominations, 0 victoire – le grand fantôme de la soirée
Pour chaque lauréat qui célèbre, il existe des déçus qui doivent encaisser leur revers avec dignité. L'équipe de Marty Supreme a vécu cette réalité amère de la manière la plus cruelle qui soit, repartant de Londres les mains totalement vides malgré une présence massive dans les nominations.
Timothée Chalamet en joueur de tennis : une performance récompensée nulle part
Marty Supreme proposait un concept séduisant : Timothée Chalamet y incarnait un joueur de tennis de table animé par une ambition dévorante, sous la direction de Josh Safdie. Le film avait réuni onze nominations, s'annonçant comme un sérieux prétendant dans plusieurs catégories techniques et d'interprétation.
Pourtant, le verdict final est tombé sans appel : zéro victoire. Ce résultat place Marty Supreme dans une confrérie très restreinte et peu enviable, celle des œuvres multi-nommées qui rentrent bredouilles. Le film égale ainsi un record historique du plus grand nombre de nominations sans remporter le moindre trophée.
L'absence de reconnaissance pour la performance de Chalamet, unanimement saluée par la critique internationale, suggère que les votants ont pu être déroutés par le style trépidant et chaotique caractéristique de Safdie.
Pourquoi l'Académie a boudé le film le plus audacieux de l'année
Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce désamour surprenant. Le style visuel et narratif de Josh Safdie, bien qu'acclamé par une partie de la critique, a pu déstabiliser les votants plus traditionnels, habituellement enclins à favoriser des approches plus classiques.
La compétition exceptionnellement relevée cette année a également joué un rôle. Face à la machine médiatique de Paul Thomas Anderson et à l'onde de choc émotionnelle déclenchée par Hamnet, Marty Supreme a pu souffrir d'une visibilité moindre dans les discussions de dernière minute.
D'autres films ont subi le même sort, notamment Frankenstein qui n'a remporté que des récompenses purement techniques, étant complètement ignoré dans les catégories principales comme la réalisation ou l'interprétation. Cette tendance suggère que les BAFTA ont privilégié la sécurité émotionnelle au risque assumé cette année.
Les victoires discrètes qui méritent votre attention
Au-delà des titres qui monopolisent les gros titres, la cérémonie a permis de célébrer des réussites plus discrètes mais tout aussi essentielles à la diversité du paysage cinématographique mondial. Ces victoires concernent des catégories techniques ou des films qui ne bénéficient pas des mêmes budgets marketing.
Joachim Trier : le premier Norvégien de l'histoire des BAFTA
Dans la catégorie du Meilleur film non anglophone, le cinéaste dano-norvégien Joachim Trier a décroché la mise avec Valeur sentimentale. Cette victoire revêt une dimension historique puisqu'il devient le tout premier réalisateur norvégien à remporter un BAFTA.
Son discours a été marqué par un humour caractéristique qui a détendu l'atmosphère de la salle. Il a plaisanté en affirmant que c'était la première fois qu'un Norvégien gagnait un BAFTA, ajoutant avec un sourire que ses compatriotes étaient généralement meilleurs en ski. Ce trait d'esprit a mis en lumière un cinéma nordique souvent brillant mais trop rarement célébré sur la scène internationale.
Frankenstein et les triomphes techniques
D'autres productions se sont illustrées dans les catégories artisanales. Frankenstein a remporté trois BAFTA techniques liés à l'aspect visuel : les costumes, le maquillage et la coiffure. Ces prix récompensent un investissement considérable en termes de création d'univers et de design.
Avatar : Fire and Ash a logiquement remporté le prix des effets visuels, tandis que Les Douze Travaux a été distingué pour son casting. Ces victoités encouragent les industries à continuer d'investir dans les métiers techniques sans lesquels la magie du cinéma ne pourrait exister.
L'incident John Davidson et la question de la représentation britannique
Aucune cérémonie en direct n'est à l'abri d'imprévus, et cette soirée londonienne a également été marquée par des moments plus sombres qui ont soulevé des questions importantes sur la représentation et les limites du direct télévisuel.
L'interruption qui a perturbé la diffusion BBC
L'un des moments les plus embarrassants de la soirée a impliqué John Davidson, l'activiste écossais atteint du syndrome de Gilles de La Tourette qui a inspiré le film I Swear. Présent dans la salle, Davidson a subi une crise de tics sévère en plein milieu de la cérémonie, accompagnée d'exclamations intempestives incluant un mot raciste prononcé à l'adresse de stars noires comme Michael B. Jordan et Delroy Lindo.
La BBC, qui diffusait l'événement en direct, a immédiatement présenté des excuses publiques, contextualisant le geste comme involontaire et lié au handicap. L'incident a jeté un froid momentané et a soulevé des questions délicates sur la gestion des invités en situation de handicap lors de ces grands galas.
Le paradoxe des BAFTA entre locaux et internationaux
Plus structurellement, cet incident vient s'ajouter à une critique récurrente qui pèse sur les BAFTA : le manque de représentation britannique dans les catégories principales. Depuis 2022, aucun acteur ou actrice britannique n'avait été sacré dans les rôles principaux avant la victoire surprise de Robert Aramayo.
Cette situation s'explique en grande partie par la réforme de l'Académie en 2020, qui a élargi son bassin de votants pour le rendre plus international. Cependant, l'effet secondaire de cette mondialisation est que les productions américaines tendent à éclipser le cinéma local. Comme le souligne la productrice Rebecca O'Brien, les BAFTA sont coincés entre deux mondes, cherchant à rivaliser avec les Oscars tout en essayant de valoriser leur propre industrie.
La soirée vue de Londres : stars, tapis rouge et moments inoubliables
Au-delà des trophées et des controversies, les BAFTA restent avant tout un spectacle mondain et une vitrine incontournable pour la promotion des films. Cette édition 2026 a su marier la solennité requise avec l'éclat habituel du tapis rouge londonien.
Alan Cumming, Paddington et la performance KPop
Pour mener cette édition, l'organisation avait fait appel à Alan Cumming, qui officiait pour la première fois comme maître de cérémonie, succédant à David Tennant. Cumming a apporté une touche d'humour caustique et d'élégance décalée qui a conquis la salle.
L'apparition de Paddington pour remettre un prix a procuré un moment de tendresse collective, tandis que la performance live du groupe fictif de KPop issu du film Demon Hunters a apporté une énergie électrique inattendue. C'était la première fois que ce groupe se produisait hors des États-Unis, interprétant leur tube Golden sur la scène londonienne.
Le tapis rouge : DiCaprio, Chalamet, Emma Stone et les autres
Le tapis rouge a vu défiler un véritable Who's Who d'Hollywood. Leonardo DiCaprio, fidèle au poste, Timothée Chalamet avec son style vestimentaire audacieux, Emma Stone, Paul Mescal, Teyana Taylor ou encore Kate Hudson ont offert au public un spectacle visuel mémorable.

La présence du Prince William et de la Princesse Kate, malgré une actualité difficile liée à l'affaire Epstein touchant la famille royale, a ajouté une note protocolaire importante à l'événement.

Conclusion : les leçons des BAFTA pour les Oscars du 15 mars
Cette 79e cérémonie des BAFTA restera comme un tournant majeur dans la course aux Oscars. La domination de Une bataille après l'autre avec ses six prix, conjuguée à la victoire surprise de Robert Aramayo, redessine complètement la carte des favoris pour la nuit du 15 mars 2026.
Le film de Paul Thomas Anderson confirme son statut de favori avec ses treize nominations aux Oscars et le soutien de cinéastes majeurs comme Coppola, Scorsese et Mann. Jessie Buckley ressort de cette soirée avec une dynamique incontestable pour la course à la Meilleure actrice, tandis que Sinners et son record historique de nominations resteront un facteur imprévisible.
Pour les spectateurs français impatients de découvrir ces œuvres, Une bataille après l'autre est déjà disponible en VOD depuis le 21 janvier 2026, après avoir connu un grand succès en salles en septembre dernier avec sa note de 3,9 sur 5 sur Allociné. Les autres films primés devraient progressivement investir les plateformes de streaming dans les semaines à venir.
Entre triomphes mérités et snubs discutables, cette soirée aura au moins eu le mérite de ne laisser personne indifférent, annonçant une fin de saison des prix aussi passionnante que les œuvres qu'elle récompense.