
À voir l'affiche d'Assaut sur le central 13, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un film d'action. Entre Ray, Stage Beauty et ce long-métrage, j'ai choisi d'aller voir ce dernier en premier. Je me sentais l'âme aventureuse, vous voyez.
Bref, je suis donc allée voir le film.
Les premières minutes donnent le ton : pas le temps de s'ennuyer. En tout cas, moi, je ne me suis pas ennuyée.
Mais revenons plutôt au film...

Synopsis : Intrigue et personnages
Un sergent de la police de Détroit (Ethan Hawke), alcoolique et sous médicaments, se trouve confronté à une situation plus que dangereuse. Alors que son central est sur le point de fermer, une tempête de neige s'abat sur la ville et oblige le bus transportant Marion Bishop (Laurence Fishburne), un parrain de la pègre, à s'arrêter au central 13 pour la nuit.
Mais Marcus Duvall (Gabriel Byrne) ne veut pas que Marion vive, pour une raison que vous découvrirez en regardant le film. Sinon, eh bien, je serais comme le morpion qui a dit : « Sympa ce film... Surtout lorsqu'ils meurent tous à la fin... »
Le réalisateur s'appelle Jean-François Richet. Les Français s'exportent bien, dis donc ! Il n'a pas beaucoup de films à son actif et il n'est pas très célèbre, mais il a déjà dirigé Virginie Ledoyen dans De l'Amour en 2001.

Un film d'action réussi
C'est un très bon film. Je vous conseille vraiment d'aller le voir (déconseillé aux moins de 12 ans). Mais c'est aussi très violent : à plusieurs reprises, vous verrez les protagonistes se prendre des balles dans la tête. Des explosions, des coups de feu... et tout cela est très bien orchestré. Sur certains plans, le réalisateur a choisi de filmer l'action « à pied » (en plaçant un cameraman qui suit les acteurs), ce qui donne un effet plus réaliste à l'action. La violence fait aussi partie des procédés utilisés par le réalisateur.
Si la vulgarité vous dérange, passez votre chemin, car il n'y a pratiquement aucune réplique sans gros mots.
Mais je réitère mon opinion : c'est un très bon film d'action, malgré le langage et la violence. Il n'y a pas que le réalisateur qui a fait de ce film une réussite, il y a aussi les acteurs...

Ethan Hawke et Laurence Fishburne en tête d'affiche
Le film est bon non seulement grâce au scénario et à la réalisation, mais aussi grâce aux acteurs. Les deux têtes d'affiche sont Ethan Hawke (Taking Lives en 2004, Before Sunset en 2004, Training Day en 2001...). Encore une fois, on retrouve l'acteur dans la peau d'un homme tourmenté, ici par une opération qui s'est mal passée pour ses hommes.
Laurence Fishburne, lui, campe son « ennemi », ou plutôt l'ennemi de son ennemi. Forcés de travailler ensemble, le policier et le gangster s'entendent bien et sont sur la même longueur d'onde. C'est aussi la force du scénario : les deux s'affrontent pourtant s'accordent parfaitement, ils se défient mais chacun reconnaît l'autorité de l'autre. Les autres personnages sont un peu comme des « figurants ». Mais de bons figurants.

Les autres acteurs du film
Il est bon, je pense, de commencer avec Gabriel Byrne (Marcus Duvall dans le film) qui joue le méchant (je trouve qu'il joue les méchants un peu trop souvent). On ne s'attend pas à grand-chose de son rôle. Il se contente de faire ce qu'il est supposé faire : être méchant, et c'est suffisant. Mais le personnage, à mon avis, n'a pas été assez creusé. Mais bon, la vraie raison d'être de ce film se trouve dans le siège que Duvall fait au central.
Du côté des gentils, ce sont les femmes que l'on remarque le plus.

Femmes : potiches ou personnages à part entière ?
Notamment Maria Bello (Coyote Ugly), qui joue la psy du sergent Roenick (Hawke). Elle n'a pas vraiment choisi d'être là, mais le bus de transport de prisonniers a été obligé de revenir au poste à cause de la tempête de neige.
Son air d'ahurie toute gentille fait rire plusieurs fois (oui, vous allez rire plusieurs fois dans ce film).
À côté, il y a Drea de Matteo. Elle est la secrétaire de service, mais sa tenue... eh bien, ne donne pas à penser qu'elle l'est. En tout cas, elle joue son rôle à la perfection. Elle sert un peu de tampon dans tout ça.
Bref, j'espère que vous apprécierez autant que moi ce film...

Conclusion : vaut-il le déplacement ?
Ceci conclut cet article (la photo ci-contre, c'est celle de Drea de Matteo).
Ne trouvez-vous pas que les femmes sont trop utilisées comme faire-valoir dans les films hollywoodiens ? En tout cas, ce film remplit tous les standards : la vulgarité, la violence, et le côté potiches des femmes. On dirait qu'on ne peut rien faire correctement avec une arme. Mais c'est une autre histoire et je suis sûre qu'Elektra, qui sort le 9 mars, saura remonter le moral de toutes les personnes qui aiment les films d'action avec les filles dans les rôles principaux...
En attendant, bon film ! Et pour les Parisiens, n'oubliez pas : le printemps du cinéma, c'est les 20, 21 et 22 mars... Profitez des salles obscures !