
À ce moment : POLICE !!!
- Axoul : Catastrophe, la police !
Jean-Benoît s'évanouit, Christelle pousse un petit cri aigu et, dans un éclair de lucidité, attrape le futal de Maxime qui dévie de trajectoire et s'éclate sur la bibliothèque d'Axoul en renversant la statue en argile à laquelle il tenait « comme à la prunelle de ses yeux » — c'était un cadeau de son ex.
- Axoul : Ma statue ! (en mille morceaux)
- La police : Ouvrez la porte !
- Maxime : Tirons-nous, vite !
- Christelle : J'peux pas, j'ai la migraine.
- Jean-Benoît : Atwaaaaa (il fait un cauchemar)
- Axoul : Ok bonne idée Jean-Benoît, par les toits ! (Christelle gifle Jean-Benoît qui se réveille brutalement)
Non sans avoir pris le paquet de coco, Axoul enjambe la fenêtre, les autres à sa suite. Juste au moment de leur disparition, la porte éclate : des malabars en uniforme bleu marine déboulent dans le studio de 15 m².
L'équipe, habituée à la marche sur les toits, atteint la terrasse et s'en sort bien, sauf Jean-Benoît qui déchire en deux son Burberry's en velours dans une glissade. Du coup, il ne lui reste qu'une moitié de futal. Ils sortent par la porte arrière.
Après, c'est le retour au repos dans l'appart' de Christelle. Nos compères se détendent un peu, encore sous l'effet du stress de l'échappée. Maxime s'endort comme une masse.
Quelques minutes passent...
- Axoul : Dis Jean-Benoît, tu as vessé* ? (voir ci-dessous)
- Jean-Benoît : Comment ça ? Non, je ne suis pas allé aux WC.
- Axoul : Je veux dire, tu as fait une vesse.
- Jean-Benoît : Aaah, une vesse ! Non désolé, ce n'est pas moi.
- Axoul : C'est horrible, ça pue ! Je n'ai jamais senti une pareille infection. Christelle, tu cuisines ?
À ce moment, Maxime lâche un long prout flasque qui remonte dans les aigus. Les deux potes se regardent, limite évanouissement. Christelle arrive, ouvre grand les yeux et s'évanouit.
Vesse : n. f. Fam., vieilli. Émission de gaz fétides, faite sans bruit par l'anus.
Puis... appel téléphonique sur le portable d'Axoul. Il décroche :
- Axoul : Oui ?
- Le parrain : Allo, je parle bien à Axoul ? (voix de mafieux sicilien plutôt lente)
- Axoul : Euh oui... (petite voix)
- Le parrain : Écoute mon enfant, tu as quelque chose qui m'appartient, et il est important pour moi de le récupérer.
- Axoul : Ah... (petit et court)
- Le parrain : Tu vois, ça tombe bien parce que j'ai perdu malencontreusement de fidèles cousins il y a trois jours. Heureusement que je retrouve une bonne équipe comme la vôtre.
- Axoul : Euuuh, mais comment avez-vous eu mon numéro de téléphone ?
- Le parrain : Ne t'occupe pas de ça. Je vous attends tous demain sur le terrain vague rue de la Poudre. Vous aurez une petite récompense pour vous remercier de votre aide, et j'aurais des propositions à vous faire.
- Axoul : Et si on refuse ?
- Le parrain : À demain. Dormez bien.
Le rendez-vous avec le parrain
Le lendemain, nos quatre starlettes se retrouvent au rendez-vous. La décision a été prise de tenter la récompense sans en avertir personne. Un léger bruit se fait entendre, puis carrément un énorme bruit de pales s'appuyant sur l'air. Un hélico se pose, un homme en tenue de maître d'hôtel en sort et les accueille chaleureusement.
Deux heures plus tard, ils atterrissent dans une superbe propriété de la Riviera française : 2 tennis, 3 piscines et pas de voisins.

Brut, le chien du parrain
« Brut » : c'est l'énorme chien du mafieux. De la race des dogues allemands à la musculature impressionnante et à l'appétit vorace — 5 boîtes de Canigou par jour, ou 5 yorkshires, ce qui revient grosso modo au même.
Le parrain arrive avec un gros cigare, la tête comme une citrouille ridée. Il sourit, ou plutôt esquisse un rictus.
À côté du parrain se trouve un homme, un vrai — un mec cool aux yeux des femmes (voir article de Kaworu). Grosse pilosité très brune, un caractère très macho et très simple, surtout quand il s'agit de mettre au garde-à-vous le chien du patron qui l'écoute gueuler ses ordres :
- Pablito : Brut, debout ! (allongé, le chien le regarde mollement)
- Brut : voit l'équipe arriver, se lève pour aller renifler les culs
- Pablito : Assis ! (très fort)
- Brut : Sniffe le cul de Jean-Benoît qui essaie de le chasser sans y parvenir.
Tous assis autour d'une table basse à côté de la piscine... Blablabla.
- Le parrain : Oui, je mets au point de nouvelles poudres. Malheureusement, ma dernière création donne des petits problèmes intestinaux.
- Maxime : Ah bon ? (surpris)
Une seconde passe, puis il lâche un long prout bien gras en écarquillant les yeux. Brut sursaute et s'enfuit en gémissant, renversant au passage le siège de jardin de Jean-Benoît qui renverse à son tour son verre sur Christelle.
- Le parrain : Mon équipe travaille sur beaucoup d'autres projets, vous savez...
Suite du blablabla sur ces nouveaux psychotropes...
Les effets incontrôlables de la drogue
Après toutes ces explications, Christelle ne résiste pas à l'envie d'essayer une drogue nouvelle génération et gobe une des pastilles qu'elle avait discrètement subtilisées sur la table. Les effets, incontrôlables et rapides, sont très différents selon les utilisateurs. Pour elle, ce fut une augmentation exponentielle de sa libido — une envie de faire l'amour à en éclater une vessie.
Elle sort de la chambre et s'avance vers Pablito, qui fume sa clope paisiblement à la fenêtre. Elle le retourne et l'embrasse fougueusement avec des soupirs très suggestifs. Pour l'homme qu'est Pablito, c'est un appel au sexe évident.
Elle l'attire vers le lit, il la suit, émerveillé. Aussitôt couché sur le dos, Christelle ouvre grandes ses cuisses pour accueillir l'engin du vigoure, déjà au fait de ses volumineuses capacités. Et là s'ensuit un rut des plus puissants, une sorte de viol à l'envers, tellement notre jeune femme en veut.
Malheureusement, Brut le gros toutou passait par là et s'arrête devant cette scène surréaliste. Rapidement le voilà échauffé et, n'y tenant plus, saute lui aussi sur le lit, la queue fine et rougeoyante en avant toute, direction le premier trou venu. Pas de chance pour Pablito, en position face, qui ouvre grand les yeux et pousse un cri d'effroi en sentant le mastard le bloquer par l'arrière. Il veut se dégager, mais 70 kg sur le dos + les bras et les jambes de Christelle qui l'agrippe le scellent définitivement à sa condition d'objet sexuel.
Nous voilà donc en présence d'un fameux cheeseburger, avec Christelle et Brut dans le rôle du pain de mie, et Pablito dans le rôle de la viande. Pour le fromage, il se trouve un peu partout sur les corps allongés.
Dieu merci, le clébard est rapide. Après avoir largement bavé dans le cou du garde du corps, il tire la langue loin devant et se raidit comme un tronc en chantant comme un loup, puis d'un bond musculeux s'échappe, repu.
Proposition de fin alternative
Christelle, après cet épisode, fait une crise cardiaque due à la pastille magique et meurt dans un dernier spasme extatique. Quant aux autres, moins il y a de témoins, mieux c'est : tous exécutés. Ah ah.