
La rentrée approche, inutile de le nier.
D'ailleurs, aujourd'hui, vous êtes allée à la librairie avant de procéder à l'achat de vos fournitures scolaires.
Les livres... Il manque celui de géographie. Les blocs-notes ? Rupture de stock. Les feuilles, peut-être ? Oui ? YES ! Les chemises et les classeurs, c'est déjà fait.
Tout est bon, l'heure de la file d'attente est arrivée. Vous prenez votre courage à deux mains pour transporter tout ce petit matériel aux caisses. Vous ne faites pas un pas. Une injure vous échappe. C'est lourd à en crever. Vous râlez contre ceux qui éditent les listes, ceux qui écrivent des bouquins aussi énormes (soyons honnêtes, un résumé ne serait-il pas plus simple ?). Et pendant que vous y êtes, l'éducation nationale en prend pour son grade. Non, ça ne vous énerve pas plus que ça, mais la journée avait mal commencé.
Finalement, vous trouvez un vendeur assez compréhensif qui vous aide à porter vos sacs. Vous avez honte : il n'y a presque que vos livres. Mais l'expression sur le visage de votre vendeur vous rassure. Lui aussi, il a du mal !
Passage à la caisse : attente et mauvaise surprise
Enfin, vous passez devant la caisse enregistreuse. Vous n'avez que quelques articles. Alors, vous pensez bêtement que tout va se faire rapidement. Quelle idée... ! L'ordinateur affiche « erreur ». Vous auriez dû vous y attendre. Bon, vous prenez votre mal en patience, et au bout de dix minutes, c'est réglé. Vous avez l'impression d'avoir attendu deux heures.
La caissière vous annonce le prix. Vous n'êtes pas sûre d'avoir bien entendu. Vous lisez le montant sur l'écran. Si. Vous avez bien entendu. Et vous trouvez ça abominablement cher. L'année dernière, c'était le même prix ?
Vous ne pouvez pas savoir : l'année dernière, vous ne vous en êtes pas occupée.
Vous tendez la carte de crédit (celle de votre mère... bien évidemment, vous n'achetez pas vous-même vos livres !) et vous payez. Vous sortez du magasin sans demander votre reste.
Le verdict final : réaction des parents
Vous posez, essoufflée, le sac sur la table.
Et... Vous tendez le ticket de caisse à votre mère. Elle le parcourt des yeux pendant que vous entreprenez le rangement de ces fameux livres.
Vous l'entendez hurler : « Mais ils ont fait pire que l'année dernière ! De plus en plus cher, de plus en plus lourd ! C'est vraiment n'importe quoi ! »
Et vous lui répondez : « Oui, et si j'ai maths et philo dans la même journée, j'explose... »