
Pourquoi les brebis m'empêchent de faire mes tâches quotidiennes
Oui, vous avez bien lu. En réalité, les brebis ne m'ont pas permis de me laver pendant un long mois. Je m'explique. En bon fermier que je suis, j'ai travaillé mes terres et nourri mes chèvres (attendez, c'est peut-être l'inverse, mais cela a peu d'importance) avant de décider d'aller prendre un bon bain dans ma fosse septique. L'idée était de faire sortir la tension accumulée ces derniers jours à cause d'El Niño et aussi parce que j'avais perdu un doigt. Mais là, on s'égare... oui, on s'égare.
Ceci étant dit, je prends donc un bon savon et une serviette et me dirige gaiement vers ma fosse lorsque, horreur, je découvre qu'une famille de brebis a élu domicile au beau milieu. J'ai tout essayé pour m'en approcher ou les faire partir : à chaque fois que j'approchais, le chef de la bande, un farouche gaillard, me repoussait à l'aide de grognements féroces.
Je dus donc retourner à la maison et attendre qu'elles s'en aillent. Pendant un long mois, les brebis ne bougèrent pas d'un poil et moi, en guise de lavement, je m'aspergeais le corps de détergent en atomiseur Axe et j'accompagnais le tout d'un bon gros verre de Tide liquide. Un jour, les réserves vinrent à manquer, et je le vis très bien. Alors, prenant mon courage à deux mains (neuf doigts), je pris un râteau et courus droit sur le chef, Mad Brebis de son nom.
Ce ne fut pas long avant qu'il remballe sa famille et fiche le camp. Mais avant de partir, il se retourna vers moi, me regarda de son œil menaçant et me chuchota : « C'est pas fini... » J'étais jeune et insouciant, j'aurais dû croire ce qu'il me disait.
L'histoire des cornes
Attention... ici je ne parle pas de la corne que l'on peut se faire sous les pieds, au bout des doigts ou à d'autres endroits. Cette corne-là, je l'aime bien. Ça me fait penser aux jeunes enfants qui s'enfuient dans les bois. Il se forme alors de la corne sous leurs pieds qui leur permet de courir très vite et de monter aux arbres. Pas surprenant qu'ils soient si difficiles à repérer. Mais surtout, dommage que ces enfants n'aient aucun ami... à part le petit gars dans Le Livre de la jungle qui a réussi à se faire ami avec un ours, une panthère et deux ou trois serpents. Mais croyez-moi, ils n'ont pas toute cette chance. La plupart finiront dans le corps d'un lion égaré ou empaillé chez le marchand du coin.
La corne sous les pieds peut aussi être intéressante à gratter. Mais revenons à nos moutons (jeu de mot). Là je vous entends dire : « Mais voyons, les brebis n'ont pas de cornes. » Tout cela est bien vrai et c'est pourquoi le sujet est maintenant clos.
Conclusion : mieux vaut éviter les brebis
Finalement, plus vous resterez loin des brebis, mieux ce sera. Nous pouvons très bien vivre sans elles en utilisant du poil de chèvre pour le tricot, par exemple. Les manteaux seraient un peu raides, mais vous serez au chaud.
Bonne journée !