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Les grands huits

Plongez dans les coulisses des montagnes russes : du lift au freinage final, découvrez les mécanismes qui propulsent et arrêtent les trains.

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Ma passion pour les grands huits et les parcs d'attractions, j'ai décidé de vous la faire découvrir en détail. Commençons par le commencement : comment un grand huit fonctionne-t-il globalement ?

Une montagne russe (ou plus précisément un rollercoaster) fonctionne généralement en trois temps :

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Comment fonctionne le lift d'un grand huit ?

Le lift (terme anglais pour « ascenseur »), c'est la partie du rollercoaster où le train est tracté jusqu'au point, en général le plus haut du parcours. La plupart du temps, on utilise une chaîne métallique : quand le train arrive au bas du lift, un crochet situé au-dessous de lui s'engage dans la chaîne et cette dernière avance grâce à un moteur situé en haut ou en bas du lift.

Il existe aussi d'autres systèmes qui utilisent des roues recouvertes de pneus : une plaque est accrochée au-dessous du train et elle passe entre les roues qui, en tournant, font monter le train. La plupart du temps, ces lifts équipent des petits rollercoasters, appelés Mini Coasters.

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Enfin, le dernier type de lift est appelé le Cable Lift System. Ce principe a été mis au point par Werner Stengel en collaboration avec la marque Intamin AG lors de la création, en 2000, du Gigacoaster (rollercoaster ayant une descente de plus de quatre-vingt-dix mètres) « Millennium Force ». Au lieu d'utiliser une chaîne, ce système fonctionne grâce à un câble tirant un crochet sur lequel s'attache le train. Le câble est beaucoup plus léger qu'une chaîne traditionnelle. Cette ingénieuse invention permet donc, d'une part, de ne pas avoir besoin de lancer le train sur la chaîne et, d'autre part, d'avoir une montée très rapide. En effet, pour gravir son lift de quatre-vingt-quinze mètres de haut, le Millennium Force ne met que vingt-cinq secondes (voir la première photo).

Cependant, certains types de rollercoasters n'ont pas de lift, mais possèdent un système de catapultage du train, sur une portion de voie généralement à plat ou légèrement inclinée. Sur la photo, le cas du Top Thrill Dragster, à Cedar Point.

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Parcours et freins de mi-parcours

Après le lift, le train doit se libérer de la chaîne. Il entame donc en général une Pre Drop. C'est une petite descente qui sert, comme mentionné précédemment, à libérer le train de la chaîne, mais aussi à lui donner un peu de vitesse. Le train peut alors suivre le parcours des rails, qui comporte souvent des freins de mi-parcours : ils ralentissent le train et assurent la sécurité afin de pouvoir faire partir le train suivant. En effet, en cas d'incident, le train suivant pourra être stoppé à cet endroit et ainsi éviter une collision.

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Comment les freins finaux arrêtent-ils le train ?

Une fois le parcours terminé, le train arrive dans un élément de la voie appelé les freins de fin de parcours. Il existe deux types de freins :

  • les freins magnétiques : une plaque métallique passe à travers deux aimants, ce qui ralentit le train grâce au phénomène du courant de Foucault (photo) ;
  • les freins à friction, qui stoppent le train en serrant une plaquette fixée sous le châssis du train.

Le train revient enfin en gare grâce à des pneus placés sur le rail qui, en « roulant », touchent une autre plaque fixée sous le châssis du train, le déplaçant.

Et tout ce système (qui a pourtant été fortement simplifié dans cette explication) n'existe que pour le bonheur d'avoir peur !

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coasterfreak
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