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Les dangers de la flemme

Quand une simple crise de flemme dérive en débat existentiel sur le néant... et finit en visite chez le psy. Mon premier article né de l'ennui !

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À cet instant précis, j'étais devant mon ordi et je ne faisais rien. Et oui, avec du Tryo dans les oreilles — idéal pour la flemme, n'est-ce pas ? — je me suis mise à réfléchir, voire même à « réflexionner » : que signifie vraiment « ne rien faire » ? Car oui, mesdames-mesdemoiselles-messieurs, en exclusivité mondiale, j'avais marre de ne rien faire !

Quand l'ennui déclenche une crise existentielle

Et là, je me suis dit : « Ça me pose un problème : y a rien que j'aie envie de faire ! » J'ai demandé conseil à une copine : « Au secours ! Comment je vais faire ? » Sa seule réponse fut : « Rester en inactivité est très dangereux, on peut devenir accro. » Chose que je savais déjà. J'ai donc continué de « réflexionner » toute seule :

Si j'ai plus envie de rien faire et qu'y a rien que j'ai envie de faire, comment je vais faire ?

Et d'ailleurs, est-ce que je peux vraiment faire quelque chose ? Ne rien faire, c'est aussi une façon de faire quelque chose, non ?

(Attention, début du mal de tête !)

Pourquoi « rien » devient quelque chose : la surchauffe neuronale

Parce que « rien » faire... si « rien » est quelque chose, ça veut dire que je suis déjà en train de faire quelque chose, non ? Donc tout en faisant quelque chose, je peux continuer de ne rien faire !

D'ailleurs, ne rien faire en cet instant précis me donne une surchauffe des neurones car je sais pas si je fais quelque chose, vu que « rien » peut être considéré comme quelque chose !

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Comment j'ai transformé ma flemme en article

Et là je me suis dit : « Je vais écrire un article sur les dangers de la flemme. »

C'est donc ainsi qu'est né mon premier article, celui-là même que vous êtes en train de lire, mesdames-mesdemoiselles-messieurs. Un article totalement inutile, débile, peut-être même pas drôle !

Donc j'ai arrêté de ne rien faire pour écrire cet article bidon. J'ai dû me concentrer pour ne pas mettre d'abréviations — excusez-moi s'il y en a encore. Ça a occupé mon cerveau pendant un certain temps, résolvant (ou même « résolutionnant ») mon problème qui était d'arrêter de rien faire, même si je sais pas si j'étais en train de rien faire car peut-être que rien est quelque chose.

Bon, soyez indulgents avec ce premier article, svp, si bidon soit-il !

Je me sens fatiguée là, d'un coup... Je crois que je vais prendre une aspirine et aller me coucher...

Tiens, ma mère arrive, lit ça et me dit : « Mais oui, c'est ça, prends tes cachets, ça ira mieux demain et on retournera chez le psy, d'accord ? »

Je crois que ma copine avait raison !

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nwasett
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