
Je reviens récemment d'Espagne où j'ai vécu plus d'un an. Je pense me poser près de la capitale, reprendre contact avec les jeunes de France, me créer un blog pour alimenter mon ouvrage, chercher à le faire publier... Et carpe diem !
Un guide de la blogosphère me serait infiniment appréciable. Ma nécessité de bloguer devient vitale pour mon flux littéraire.
J'apprends à mon retour en France que des Zorros du Net, avec leur bonne conscience en bandoulière, jouent les sycophantes de l'incivisme urbain que ce soit en Corée ou aux USA. J'ai beau me renseigner à la FNAC, Virgin, les librairies, les salons littéraires... Je n'ai d'infos que sur les pirates de MP3, les délations d'ordre politique... Mais rien sur les « cyber-justiciers » français qui arpentent les rues, les boutiques, le métro, le tram avec leur téléphone portable ! Qui sont-ils vraiment ?
Qui sont ces cyber-justiciers parmi nous ?
Un soir au détour d'une petite route de campagne, un dénommé « Vincent » les a vus à travers son pare-brise. Mais qui sont-ils ?
Aidez-moi dans ma cyber-enquête. Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour les non-internautes, pour les lecteurs de livres en papier, pour les futures proies qui auront leur casier virtuel ouvert pour l'éternité.
Ils se croient à l'abri des critiques, à l'abri de tout derrière leurs pseudos et leur anonymat. Cependant, certains n'ont pas conscience du mal qu'ils peuvent provoquer en détruisant parfois la vie réelle d'une personne humaine qui, parce qu'elle a fait une fois un faux pas, se retrouve poussée au suicide dans le monde réel.
Je fais bien évidemment référence à quelques faits réels qui ont eu lieu en Corée et aux USA. Tout cela pour une crotte de chien dont le chien n'a pas son mot à dire dans un couloir de métro, ou pour un ensemble PDA-téléphone portable oublié dans une rame...
Les dérives de la cyber-justice : quand le virtuel détruit le réel
Le jeu en vaut-il la chandelle ? Ne sommes-nous pas en train de perdre les vraies valeurs, les vrais fondements de la démocratie ? Ou est-ce justement un retour en pleine gueule d'une démocratie maintes fois bafouée qui prône la liberté d'expression en critiquant la liberté du non politiquement correct, tout ça pour rentrer dans le moule de la matrice policée, aseptisée et gerbeuse !
Oui, wouais, okay, je m'emporte un peu là, mais merde il y a de quoi s'interroger sur l'évolution de l'homo sapiens en homo cyber erectus urbanus, non ?
Je ne sais pas moi, ou plutôt je ne sais plus trop quoi en penser. En tant qu'hédoniste des deux mondes, de me dire que demain peut-être une internaute indignée de me voir embrasser une demoiselle en mini-jupe sur la bouche en pleine rue me prendra en photo avec son mobile et, après la création d'un blog autour de cette photo, me fera montrer du doigt par des milliers d'internautes dans la rue, à mon travail, avec ma famille... En criant « à mort », au nom du profanateur que je serai devenu à leurs yeux.
Gloups, vous je ne sais pas, mais moi, cela tourne en mauvais film de série Z, ou en livre d'anticipation d'Isaac Asimov, de quoi faire des cauchemars !
Donnez-moi votre avis sur ce sujet car je me sens soudain beaucoup trop seul avec ma solitude.