
Malgré les désordres du transport, le timbre-poste fait corps avec son partenaire. A tel point que si on veut le séparer, il faut lui jeter de l'eau bouillante, comme on le fait à des chiens obscènes dont la copulation provoque la soudure momentanée.
Mais le timbre, une fois détaché est voué à finir ses jours dans un album poussiéreux, manipulé avec des pincettes comme un pestiféré, bref, condamné à ne plus voyager.
Sans doute sont-ce les amours du timbre-poste qui ont donné naissance à ce beau dicton :
"Faire l'amour, c'est un transport en commun"