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Le seigneur des marteaux : La communauté du Marteau

Plongez dans cette parodie hilarante de l'univers fantasy ! Suivez les aventures déjantées de Fladnag le magicien et Bonbon le grobite dans leur quête improbable autour d'un marteau de pouvoir légendaire.

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Origine des marteaux de pouvoir

Il y a bien longtemps, sur la Terre de l'Entre-Deux, 15 marteaux de pouvoir furent forgés. Six furent donnés aux hommes, cinq aux maîtres nains et quatre aux seigneurs elfes qui s'empressèrent de les faire fondre pour en faire des canons. Toutefois dans l'ombre de tous, Saumon, le seigneur du mal, forgea un unique marteau en or massif pesant un quintal. Ce marteau avait un avantage et un inconvénient : il était très lourd, mais capable de gouverner sur tous les autres marteaux. Avec un artefact comme celui-ci, Saumon était le maître de la Terre de l'Entre-Deux.

C'est ainsi que commença une guerre sans merci entre les hommes alliés aux elfes et les troupes de Saumon. Le but des batailles était de lancer son épée le plus loin : l'armée qui lançait son épée le plus loin gagnait la bataille. Ayant vu que ses troupes étaient sur le point de perdre, Saumon descendit en personne pour mettre un terme à cette bataille sanguinaire. Il jeta son marteau, mais le poids était tel qu'il lui arriva sur le pied. Saumon, vaincu par sa propre arme, partit en fumée sous les yeux de ses guerriers.

Le roi des hommes, Plexiglas, ramassa le marteau et le garda en sa possession. Les années passèrent et Plexiglas devenait de plus en plus vieux. Le poids du marteau l'affaiblissait énormément. Un jour, son escorte et lui-même furent tués lors d'une embuscade. Il tomba dans une flaque et personne ne réussit à lui arracher le marteau qu'il portait autour du cou, celui-ci était beaucoup trop lourd.

Or un jour, une charmante créature réussit à ramasser le marteau : cette créature se nommait Groloum. Il pesait environ 200 kilos et ne pouvait pas courir, tellement ses bourrelets l'handicapaient. Groloum se retrancha dans les grottes d'une montagne dont on ne connaît pas le nom. Pendant tout ce temps, le marteau lui procura la santé et le fit vivre jusqu'à l'âge de quatre cents ans.

Quatre cents ans plus tard, Groloum s'en alla à la pêche au saumon. Un petit grobite du nom de Bonbon Sachey découvrit le marteau laissé seul. Ce dernier était aussi grand que le marteau. Un problème se posait donc : comment Bonbon pouvait-il emmener ce marteau chez lui ? Il trouva une corde et l'attacha autour de sa taille. Ainsi il fit le chemin jusqu'à chez lui en traînant derrière lui le marteau. Le sort de toute la Terre de l'Entre-Deux était donc entre les mains des grobites. Notre aventure commence au chapitre I...

L'arrivée de Fladnag le magicien

Notre histoire commence par le début. Par une belle journée de printemps, on pouvait apercevoir la charrette de Fladnag qui se dirigeait vers le Comté. En effet, il était invité à l'anniversaire d'une de ses plus grands (pas en taille) amis : Bonbon Sachey. Ce dernier fêtait ses 100 ans et il avait donc organisé une grande fête pour cet honneur. Il n'était pas vraiment pour, parce que tout cela coûtait excessivement cher : en effet, il avait invité tous les gens du Comté et donc la note du resto était assez élevée. Enfin bon, Bonbon était quelqu'un de riche, alors il a accepté de payer malgré son avarice.

Sur sa route, Fladnag fut arrêté par Frelon Sachey, le petit-fils de Bonbon Sachey. Celui-ci lui rappela qu'il était en retard. Fladnag n'eut d'autre excuse que celle de sa boule de cristal, qui donnait l'heure, cassée. Même si cette excuse fut totalement bidon, Frelon l'excusa et lui sauta dans les bras. Malheureusement, Fladnag était fragile du dos et il se retrouva bloqué. Mais heureusement, Fladnag est un magicien : il prit avec difficulté son bâton et prononça une formule magique pour se redresser.

C'est sur ce petit incident que Frelon et Fladnag se remirent en route vers la maison de Bonbon. Sur la route, Fladnag s'arrêta devant un obstacle. Il descendit de sa charrette et alla jeter un coup d'œil. Il ordonna à Frelon de ne plus bouger. Il leva son bâton et dit : « In nomine pater nostri, et filius, et spiritus sanctus, Amen. » C'est alors que le caillou qui gênait le passage disparut. Frelon fut émerveillé devant la puissance de Fladnag et lui demanda s'il pouvait manipuler son bâton quelques instants. Le magicien accepta. Frelon se mit à créer sur la route des chaussettes, des pantalons, des assiettes, des fourchettes... Face à un tel prodige si puissant, Frelon décida de poser le bâton et de se remettre à regarder la route.

Durant tout le trajet qui leur restait à parcourir, c'est-à-dire 50,45896213 km, Fladnag raconta à son acolyte toute son enfance. Frelon s'endormit au bout de 5 km tellement l'histoire était fatigante. Fladnag, tout content de raconter sa vie, ne se rendit même pas compte que Frelon dormait. Il continua à parler jusqu'à son arrivée chez Bonbon.

Retrouvailles avec Bonbon

Fladnag venait d'arriver chez Bonbon. Frelon fut réveillé par l'arrêt de la charrette du magicien. Le magicien entra chez Bonbon, ou du moins essaya. En effet, Bonbon, comme tous les grobites, était de petite taille, alors il ne s'était pas embêté en construisant une maison basse. Après maintes réflexions, Fladnag eut une brillante idée. Pourquoi ne pas s'accroupir ? Étant quand même vieux, même s'il refuse de l'admettre, il prononça une incantation lui permettant d'assouplir ses membres et ainsi de pouvoir s'agenouiller. Il toqua à la porte et entra.

Bonbon se mit à crier dans la maison que si c'était quelqu'un qui venait lui vendre des meubles en métal solidifié par refroidissement à souffle de Tente, ce dernier pouvait aller se faire voir devant le miroir. Fladnag poussa son petit cri et Bonbon le reconnut tout de suite. Il lui sauta dans les bras et lui bloqua à son tour le dos. Heureusement que le magicien connaissait sa formule magique par cœur. Il se remit le dos en place et s'assit sur une petite chaise en évitant de la casser sous l'effet de son propre poids. Et oui, Fladnag était vieux, mais assez enveloppé, dirons-nous, pour ne pas le vexer.

Ainsi s'entama une longue discussion entre les deux hommes. Pour rendre plus facile le dialogue, toute l'équipe de rédaction adopta la formule suivante : B pour Bonbon et F pour Fladnag.

B : « Comment allez-vous cher ami ?

F : — Mon foie va bien, mes reins pourraient se porter mieux, ma prostate fait des siennes et mon diabète ne cesse d'augmenter.

B : — Ah ! oui quand même. Et bien moi je vais fêter mes 100 ans et je me porte comme si j'avais toujours eu 20 ans.

F : — Je vous en félicite Bonbon. Quelle chance vous avez ! Dire qu'à 20 ans je courrais après toutes les belles filles. Maintenant je ne peux plus courir, et les filles je ne leur plais plus. Ainsi va la vie.

B : — Tout à fait...

F : — Dites-moi Bonbon, avez-vous préparé une surprise pour votre fête de demain ? L'ambiance risque d'être chaude, alors je crois qu'un peu de surprise ne fera pas de mal.

B : — Vous avez raison mon ami. J'ai préparé quelque chose, en plus des jolies filles (le sourire de Fladnag monta jusqu'à son front), je réserve à tous les gens invités une jolie petite surprise... Et vous mon ami, avez-vous tout prévu pour mon anniversaire ?

F : — Ouais, j'ai pris mon tee-shirt moulant, ainsi que mon pantalon patte d'éléphant et mon slip léopard en cuir.

B : — Non, non je ne parlais pas de cela.

F : — Pardonnez mon égarement. Oui en effet, j'ai préparé tous les artifices. Si tout se passe comme prévu, je ne devrais brûler la tête de personne. Vous rappelez-vous la dernière fois lorsque mon pétard carbonisa la tête de madame Poulain ? Pauvre Amélie, elle n'était pas contente.

B : — Ahahah !!! je me rappelle de cela. La pauvre, elle faisait une sale tête. Trêve de plaisanterie, je compte sur vous pour faire une fête digne de ce nom.

F : — N'ayez point d'inquiétude, la musique sera aussi au rendez-vous. Je voulais prendre Lorie, mais après de multiples réflexions sur le sujet, j'en ai convenu que quelque chose de plus classique était de rigueur.

B : — Je vous en remercie Fladnag. Regardez ! le soleil se couche. Venez, je vais vous montrer votre chambre. »

C'est alors que les deux hommes partirent en direction des chambres. Après s'être cogné la tête au moins cinq fois sur le plafond, Fladnag put s'allonger dans son lit et se reposer un peu pour la fête du lendemain.

Confidences nocturnes

Fladnag dormait depuis environ trois heures, quand il fut réveillé par des petits cris de femmes. Cela venait de la chambre d'à côté. Il tendit l'oreille et entendit des soupirs d'homme. Fladnag trouvait cette situation assez rigolote. Dans sa tête défilaient toutes les pensées les plus perverses qui soient. Soudain, on entendit un gros soupir et puis plus rien. Fladnag en déduisit donc que la scène était finie. Néanmoins, le magicien ne put se recoucher : quelque chose le troublait profondément. N'imaginez pas que ce soit la scène d'il y a deux minutes, mais quelque chose d'autre le préoccupait.

Il sortit de la maison en essayant de se cogner le moins possible sur les lustres. Il vit Bonbon Sachey qui était assis dans le jardin en train de rouler une clope. Son ami lui demanda de s'asseoir et de partager ce moment très spécial. Fladnag, qui pensait se faire draguer, prit quand même ses distances. Ainsi recommença un long discours. Le système utilisé au chapitre II sera réutilisé ici.

B : « Vous savez Fladnag, je ne me plais plus ici. Cela fait 100 ans que je vis dans ce Comté et j'ai envie de bouger, de découvrir d'autres terres.

F : — Enfin que dites-vous Bonbon, vous avez déjà visité la Terre de l'Entre-Deux en entier. Ne croyez-vous pas qu'il soit mieux de rester ici pour vos vieux jours ? Regardez, vous avez un petit-fils qui vous aime, tout le monde vous aime ici.

B : — Vous avez raison Fladnag, mais je ne me plais plus ici. J'aimerais aller chez les elfes pour terminer mon livre. J'ai tellement de choses à dire, et il y a tellement de bruit ici que je n'arrive plus à me concentrer. La Terre des Elfes sera plus propice pour moi.

F : — Vous avez raison Bonbon, rien de tel que le calme pour écrire un livre. Mais depuis quand avez-vous commencé à écrire un livre ? Je n'en savais rien.

B : — Et bien en fait je ne l'ai pas vraiment commencé, j'ai seulement des idées qui me travaillent dans la tête et j'attends d'être dans un lieu calme pour les écrire sur papier.

F : — C'est ça oui. Je trouve que la nuit est douce ce soir.

B : — En effet, voilà bien longtemps que je n'avais point ressenti cela. Oh regardez Fladnag, un grochon rose qui danse dans le ciel.

F : — Ah bon ! Je ne vois rien. Je n'ai peut-être plus la vue d'il y a 50 ans (Nostalgiieee) mais je sais quand même reconnaître un grochon rose quand j'en vois un. Et là je ne vois rien.

B : — Détendez-vous mon ami. Tenez, fumez donc cela, vous vous sentirez mieux.

F : — Merci bien, à la vôtre. (Il tire cinq six coups sur la cigarette). Cette herbe, c'est de la bonne... Mais !! Vous avez raison, je vois un grochon rose dans le ciel. Comme il est beau avec son tutu. Il danse, va et vient...

B : — Et oui, la nature est bien faite. Vous savez Fladnag, j'ai peur pour demain. Peur d'être devant tout le monde, peur de me rendre stupide, peur qu'il m'arrive quelque chose.

F : — Soyez sans crainte mon ami. Tant que je serai là, rien ne pourra vous arriver. Je vous le promets.

B : — Vous le promettez ? Quel ami vous faites ! »

Fladnag fit un signe de la tête. Il regarda Bonbon dans les yeux. À ce moment précis, un éclair traversa Fladnag. Les deux amis ne pouvaient plus s'arrêter de se regarder. Dans les coulisses, on pouvait entendre la musique de Ghost. Nos deux amis se rapprochèrent, ils continuaient à se regarder. Les voilà collés l'un contre l'autre. Leurs têtes se touchent presque, ils se fixent toujours dans le creux des yeux. Mais à ce moment précis, Bonbon « dépressurise l'anal atmosphère » et casse le coup. C'est sur cette note musicale que Fladnag et Bonbon retournent dans leur chambre respective pour finir leur nuit et se préparer pour la fête de demain.

L'anniversaire de Bonbon Sachey

Le jour se lève sur le Comté. Fladnag ouvrit un œil puis le referma, il ouvrit ensuite le deuxième puis le referma. Il effectua cette action cinq à six fois de suite afin de muscler les muscles de ses paupières. Après cette dure séance de sport physique, ce dernier décide de se lever. Seulement, les effets de l'herbe qu'il avait fumée la veille étaient encore dans sa tête, et donc celui-ci ne put se rendre compte que sa barbe était attachée au pied du lit. C'est alors que le magicien se leva d'un coup sec. Le lit accroché à sa barbe se mit à virevolter dans toute la pièce. Pris de panique, Fladnag n'arrêtait pas de gesticuler. Le lit tournait dans tous les sens, démontant et cassant les meubles de la chambre, les uns après les autres.

Bonbon, mort de trouille, se dirigea vers la chambre de son ami pour voir ce qu'il se passait. Il lui demanda si tout allait pour le mieux. Fladnag, qui n'est pas du genre à avouer ses erreurs, inventa une excuse des plus stupides : il prétexta qu'un orc avait voulu le tuer et que pour qu'il ne puisse plus bouger, il avait attaché sa barbe sur le lit. D'où le vacarme. Bonbon, peu convaincu par cette excuse à 1€50, laissa son ami se changer de tenue.

Deux heures venaient de s'écouler. Fladnag n'avait toujours pas pris son petit-déjeuner. Bonbon, inquiet, alla voir le magicien dans sa chambre. Il trouva son ami en train de pleurer, il y avait une flaque de larmes par terre. Le nœud liant la barbe du magicien au lit ne pouvait être défait. Ce dernier avait perdu tout espoir de pouvoir sortir un jour de la chambre. C'est alors qu'une ampoule s'alluma sur la tête de Bonbon. Ce dernier venait de trouver la solution au problème de son ami : couper la barbe. Il alla chercher une scie ; il scia d'abord le pied du lit puis ensuite la barbe. Une fois cela accompli, Fladnag se leva d'un coup sec (il était tout content), mais à cause de sa grande taille et de la petitesse du plafond de la chambre, il traversa le plafond avec sa tête. Mais cela n'était rien comparé à l'accident avec sa barbe.

Il était environ 10h32 quand Fladnag sortit faire un tour dans le Comté. Il rencontra Frelon qui l'accompagna. Pendant tout le voyage, Fladnag raconta sa vie. Frelon essayait de lutter, mais c'était trop dur de résister à l'envie de dormir. Le magicien, tout content, ne se rendit toujours pas compte que son compagnon dormait. Midi douze venait de retentir. Le ventre de Fladnag se mit à gargouiller avec un tel vacarme que Bonbon réussit à l'entendre de sa maison (NB : Fladnag se trouvait à l'autre bout du village). Le magicien et Frelon retournèrent chez Bonbon pour aller manger. Bonbon venait de préparer du sanglier. Le repas se passa plutôt bien. Fladnag réussit à manger proprement avec la fourchette, Bonbon ne cracha pas trop dans l'assiette de son voisin, et Frelon mangeait avec ses doigts en postillonnant dans les assiettes de tout le monde. Bonbon était très tendu : l'heure de sa fête se faisant de plus en plus proche, il n'arrêtait pas de penser à la surprise qu'il avait préparée.

Étant donné que l'après-midi passée par Fladnag, Frelon et Bonbon n'a rien de passionnant, la rédaction a décidé de vous faire sauter ce moment ennuyant, afin de vous amener au but de ce chapitre : la fête de Bonbon Sachey.

La nuit tomba et la lune se leva aussitôt. On pouvait voir dans le ciel les étoiles qui semblaient écrire une phrase : « Bon anniversère Bonbon. Dsl ona pa bocou de crédi. » Bonbon était un homme comblé : même les étoiles lui souhaitaient un bon anniversaire.

Les gens commençaient à arriver en masse (ne vous méprenez pas sur le sens de ce terme, cela ne veut pas dire que les gens étaient gros). Chacun prenait place, et la fête commença dans la bonne humeur. Frelon discutait avec son ami Sam Jenji. Ils parlaient de la fille qui avait tapé dans l'œil à Sam. Ce dernier était plutôt (pas le chien) timide. Il n'osait pas avouer sa flamme. Frelon commença à le rassurer, il lui dit qu'un jour il y arriverait, mais qu'il ferait mieux de se dépêcher s'il ne voulait pas qu'on lui pique sa chérie.

À ce même moment, Fladnag lança de la musique. C'était un rythme assez joyeux, tout le monde se mit à danser. Le magicien et Bonbon dansaient corps contre corps, Sam faisait semblant de danser avec sa belle, Frelon restait assis à siroter des pâtes. Et puis arriva le moment tant attendu par tous : le feu d'artifice. Fladnag disposa ses fusées en ligne et commença à les allumer une par une. On pouvait voir se dessiner des animaux, des paysages, des femmes nues, des objets suspects... bref, plein de formes qui épataient les invités.

En cachette, Biberon et Mairie avaient volé la plus grosse fusée dans le lot de Fladnag. Ils se cachèrent dans une tente et la plantèrent dans le sol. Ils essayèrent de l'allumer mais sans succès. Biberon eut une idée de génie : le pet-flamme. En effectuant cet acte, ils provoquèrent une gigantesque flamme qui embrasa la fusée. Celle-ci ne réussit pas à quitter le sol : les deux simplets l'avaient plantée trop profondément. La fusée éclata sous la tente. On pouvait apercevoir sur les toiles de la tente un cochon rose qui courait après une femme très peu vêtue, dirons-nous. Fladnag, rouge de honte, se mit devant la tente pour cacher la scène. Les dessins disparus, le magicien chopa Biberon et Mairie et les força à ranger toutes les fusées qu'ils avaient dérangées.

Bref, après ce léger incident que tout le monde avait oublié, Bonbon monta sur une estrade qui était aussi grande que lui. Il se coiffa un peu, fit un méga sourire et commença son discours :

« Chers amis, dont je ne connais que la moitié. Si je vous ai invités ce soir, ce n'est pas pour faire la fête ni pour manger, mais c'est parce que j'avais envie de passer un bon dernier moment en votre compagnie (Quel bon hypocrite je fais [pensait-il tout bas]). Voilà près de 20 ans que je vis ici sans rien faire si ce n'est vous regarder gesticuler toute la journée etc. Aujourd'hui est un grand jour, je fête mon centième anniversaire et je dois vous dire que cela ne fait rien de spécial. Si je fais un discours aussi peu crédible, c'est pour vous annoncer que je vais partir pour un très long voyage. J'ai appris à vivre avec vous et maintenant j'ai envie de changer d'horizon. C'est sur cette dernière note musicale que je vous quitte, mes amis. »

Le piano qui était installé non loin de l'estrade joua un mi dièse. Bonbon empoigna le marteau de pouvoir qu'il portait autour du cou, le serra très fort dans ses mains et se donna un gigantesque coup sur la bête. C'est alors qu'il disparut devant tout le monde. Tout le public était intrigué par l'événement qui venait de se produire. Fladnag, qui n'en revenait pas, se rendit tout de suite chez son ami.

La porte de la maison de Bonbon s'ouvrit, mais on ne vit personne entrer. La porte se referma. On entendit un grand fracas et Bonbon réapparut. On pouvait admirer sur sa tête deux superbes bosses, ainsi qu'une petite coulée de sang. Fladnag surprit son ami. Après un long discours sans intérêt, Bonbon décida que le marteau de pouvoir devait revenir à Frelon. Il le mit dans une grande enveloppe et la donna à Fladnag. Bonbon réunit toutes ses affaires, serra très fort Fladnag et lui bloqua le dos. Le magicien prononça sa formule et se redressa. Bonbon ouvrit la porte qui avait été fermée et partit de chez lui, vers les contrées lointaines des elfes. Fladnag quant à lui resta dans la maison, attendant la venue de Frelon.

Note de la rédaction

En raison d'une grève du personnel de la rédaction, le chapitre V a été boycotté et sa publication ne sera pas transmise. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. Afin de mieux servir notre aimable clientèle, nous vous ferons paraître un chapitre VI plus volumineux et plus long.

De plus, la rédaction voudrait vous faire passer un message : « en raison d'une chute de cheval, Fladnag s'est cassé une jambe, cela retardera donc l'apparition du chapitre VI. »

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