
Un petit déjeuner hors du commun
Lorsqu'il termina son repas, il sortit des toilettes. Son petit déjeuner fut divin : il avait englouti un vase entier de chromosomes de tortue.
Il se mit à table et débuta une petite séance de relaxation personnelle, entouré d'inconnus qui regardaient par sa fenêtre, de l'extérieur. Afin de digérer son repas, il fit couler, depuis la table du salon, de l'eau dans sa baignoire et y plaça un disque de son groupe de musique favori. Il aimait écouter le léger bruit que faisait l'eau tiède lorsqu'elle effleurait ce disque si particulier. Mais cette séance le déçut un tantinet car il n'y avait pas eu assez de vagues, à cette heure-ci.
Une journée bien remplie
Plus tard, il se remit à table car le fait de se mettre à table lui plaisait. Cependant, il préférait se mettre à jour, alors il courut à 300 km/heure jusqu'à son oreiller jaune et plume de poussin et attendit que le jour se lève.
Quand le matin pointa enfin son nez, Georges ouvrit son tiroir, en sortit une feuille de mouchoir et lui offrit parce qu'il savait que le matin avait le nez quelque peu irrité ces derniers temps.
Comme il avait un petit creux, il eut l'idée d'aller faire un saut de 10 mètres dans la cuisine. Il y prit une grosse pelle afin d'agrandir un peu plus le creux qu'il avait.
Georges préféra ensuite prendre le dîner plutôt que le petit déjeuner matinal car, selon lui, le dîner est moins petit.
Le cochon-canicapé de Georges
Une heure plus tard, j'essuyais la buée qu'il avait laissée sur les vitres de son appartement. Pourtant, le flou ne me dérangeait guère (... de Troyes ?). J'eus un peu de mal à l'apercevoir, de derrière la vitre, cuire un cochon, rose et noir de 153 centimètres, avec une petite tache bleue sur le sourcil gauche et, sur la patte Nord-Ouest, un ongle verni mais cassé.
Après avoir cuit l'animal, Georges le plaça dans un coin du salon clairement obscur (vive Dark), le faisant tenir à la verticale, groin collé au sol qui était physiquement humide. Georges appréciait les canapés chauds et servis dans une position originale. Il essaya alors son nouveau canapé. Il s'y allongea et en profita pour goûter le reste de poils cuits. Dorénavant, ce porc devint le fauteuil préféré de Georges.
Rencontre avec la voisine de Palier
Ce jour-ci, il eut envie de faire un saut chez la voisine de Palier. Palier, ce grand roux aux cheveux verts, habitait au 4ème étage, et sa voisine, en face.
Georges frappa à la porte de la voisine de Palier. Celle-ci, qui avait les cheveux blonds coupés diagonalement, ne répondant pas, il cogna de plus en plus fort sur la pauvre porte. Alors, cette dernière intervint :
— Euh...
— Ta gueule, coupa Georges.
La voisine de palier de Palier lui ouvrit enfin la porte. Cette dernière en profita pour cracher sur Georges, à son passage. Il s'empressa de faire un petit saut joyeux. Il repartit de l'appartement aussi joyeux que son saut. Il adorait faire des bonds : il en faisait partout et tout le temps. Cependant, il lui arrivait un peu moins de faire des bons d'achat.
Une rencontre inattendue
Plus tard, je le croisai au coin de la rue. Je le saluai :
— Charmant, ton porc !
Il me répondit par un énorme rot gras ; je le remerciai aussitôt :
— Merci, toi aussi !
Nous nous quittâmes en sourires, sans nous quitter des yeux (je pris le sens inverse de son chemin).
Oscar l'escargot et la révélation
De retour chez lui, il s'installa sur son canapé animalement cuit et regarda sa télé. L'image n'était pas très nette, alors il régla les antennes de son escargot (il s'appelait Oscar). Ne donnant aucun effet, il jeta Oscar dans le trou mouillé des W-C.
Il eut un méchant sourire à regarder le corps flasque couler dans l'urine salée jaunâtre, presque brune. Soudain, une ampoule s'alluma en haut de sa tête. Ce fut pour lui une grande révélation.
Le festin de coquilles d'escargots
Avant que l'ampoule ne grille, il partit mettre en œuvre son idée révolutionnaire.
Avec mon aide, il ramassa toutes les coquilles d'escargots garnies possibles. Nous en ramenâmes une trentaine. Georges les jeta dans le cabinet des toilettes surnommées Antoinette. Il fallait « les tremper dans la sauce avant de les gober ». Ma diarrhée favorisa le repas. Ce fut tellement exquis que nous lèchâmes le fond profond de nos assiettes. Il restait encore tellement de sauce que Georges dut la faire couler dans une bouteille. Ce liquide resta fameux à nos yeux et à nos langues.
Le Roi des Escargots entre en scène
Un peu plus tard dans la journée, Georges se mit à la lecture. Mais un vilain personnage débarqua et interrompit sa profonde lecture. Ce personnage était en fait le Roi des Escargots, venu venger une partie de son peuple qui avait été sauvagement consommé. En signe d'étonnement, Georges s'exclama d'un furieux pet de 72 décibels.
La suite des aventures
Mais que va-t-il arriver à Georges ? Le Roi des Escargots va-t-il le manger sur son propre trône ? Palier et sa voisine de palier vont-ils se marier ?
Pour le savoir, ne ratez pas la suite : « Georges suite et Faim »