
Un chef-d’œuvre de la poésie moderne
Alors, j'y vais :
t'es bien plus belle que le ciel,
t'es plus drôle qu'une baleine,
tu me fais rire, petit miel,
et vie ta... et ton haleine.
Ô toi, reine des dindons,
je te veux pour moi tout seul,
s'il te plaît, viens dans mon cœur,
vite, vite, je suis tout triste.
L'effort d'une vie pour écrire ces vers
Voilà, c'était mon beau poème que j'ai mis 15 ans, 6 mois, 3 semaines, 2 jours, 1 heure, 45 minutes et 13 secondes à écrire.
Oui, vous avez bien lu. Ce n'est pas une faute de frappe. Chaque mot a été mûri, chaque rime a été pesée avec une précision chirurgicale pendant près de deux décennies. C'est le genre de travail littéraire qui demande une patience à toute épreuve, ou peut-être juste une flemme monumentale intermittente. On se demande ce que Shakespeare ou Victor Hugo auraient pensé d'un tel processus de création. Rappelons-nous que même les plus grandes œuvres ont parfois commencé par un brouillon approximatif sur un coin de table, bien que rares sont celles qui ont mis autant de temps à aboutir.
Une déclaration d'amour (très) particulière
Pourquoi comparer l'être aimé à une baleine ? Mystère. Pourquoi évoquer la reine des dindons avec tant de ferveur ? Nul ne le sait, mais c'est ce qui fait le charme indéniable de cette œuvre. C'est le genre de texte qui pourrait soit faire naître un grand amour, soit vous valoir un rendez-vous chez le psychologue. Peut-être est-ce une forme de modernité poétique, où l'imperfection devient le reflet d'un sentiment authentique et chaotique. Après tout, l'amour ne se laisse pas toujours enfermer dans des rimes parfaites et des vers classiques.
Un message à ne pas prendre au premier degré
Il est crucial de garder à l'esprit l'humour qui se dégage de ces lignes. Si la forme peut sembler maladroite, l'intention est résolument ludique. L'auteur joue ici avec les codes de la romance pour créer quelque chose d'inattendu, une surprises qui ne laisse personne indifférent. Alors, avant d'analyser la qualité métrique de chaque alexandrin approximatif, souvenez-vous que l'important est le message qui se cache derrière cette absurdité savamment dosée.
S'il vous plaît, ne me jetez pas de cailloux.