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La sorcière de la rue aux crachats

Une sorcière mercanti d'attrape-gogos, une petite peste et une vengeance qui finit mal. Découvrez ce conte totalement barré, 100% débile et garanti sans morale !

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Il était une fois, dans un endroit pourrave qu'on pourrait appeler un marché si ça ressemblait à un marché (ou un magasin si ça ressemblait à un magasin), une sorcière vendait des conneries, des attrape-gogos : filtres d'amour, élixir de beauté, etc. Enfin, le genre de potions pour touristes.

Elle avait, en toute sorcière qui se respecte, un nez méchamment crochu. D'ailleurs, on l'appelait la fée Caramail (non, pas Carabine, pas Carabosse, ni Carapuce).

Les gosses de la ville aimaient passer devant la boutique pour lancer un puissant mollard tout empreint de morve verdâtre ou jaune, et de salive, qui s'écrasait lourdement sur la vitrine. Ils s'enfuyaient alors en courant, laissant la malheureuse sorcière prendre un chiffon pour nettoyer la vitrine qui leur servait de mouchoir (ou de trottoir, à vous de voir).

La sorcière s'accommodait très bien de sa vie, qui somme toute était plutôt merdique, routinière, quoi. Un jour, une petite allumée qui ne se prenait pas pour de la merde entra dans sa boutique. Ses yeux effarés contemplaient les étagères où s'étalaient tout ce qui fait vrai pour une sorcière : vieux bouquins poussièreux, toiles d'araignées, etc. (d'ailleurs, la sorcière avait eu beaucoup de mal à convaincre l'araignée de venir habiter ici, mais ça, c'est une autre histoire).

Donc, la sorcière, un peu farouche, la salua après l'avoir observée avec circonspection :

— Salut, petite !

La jeune fille, qui parut vexée, réprima l'envie de lui cracher à la figure et répondit d'un ton aimable :

— Bonjour, madame.

C'est ainsi que le lui avaient enseigné ses parents, des gens fort respectables qui avaient fait de leur mieux (mais ce n'était pas ça). La sorcière la regardait encore. Elle ajouta :

— Tu viens chercher un élixir de beauté, n'est-ce pas ?

La fille pâlit.

— Non, je venais pour...

Mais la sorcière l'interrompit :

— Tu es sûre ? Je peux te faire un prix... Tu en aurais bien besoin !!

La fille qui pétochait à mort recula vers la sortie. Elle trébucha sur la marche, un sourire fendit le visage de la sorcière d'un air machiavélique. Elle fit quelques pas dehors, sidérée, puis cracha un ridicule petit filet de salive qui se colla à la vitrine. La bave pendait entre sa bouche et la paroi de verre. Elle essaya de s'enfuir en courant, mais la sorcière l'avait vue ! Elle avait vite fait, bien fait, sorti sa baguette et hurla :

— Accio fillette ! (comme dans Harry Potter !)

Aussitôt, le filet de bave se rétracta avec force, ramenant à elle la jeune fille.

La sorcière l'attrapa par la peau du cou et l'emmena dans l'échoppe en rigolant sombrement. Elle attrapa les cheveux de la fille, qu'elle portait longs et blonds, et la fourra dans une marmite pleine d'un truc vert pomme qui faisait des grosses bulles (comme dans Blanche-Neige et les sept nains).

Aussitôt, le visage de la fille devint comme une tête réduite Jivaro, ou comme une poire blette (niveau texture c'est pareil, mais niveau goût essayez de faire la différence : la tête réduite Jivaro n'est pas terrible).

Alors la sorcière la sortit et l'accrocha sur un fil avec des pinces à linge. Elle attendit qu'elle sèche, puis elle la foutit dehors, avec sa tronche de vieille pomme. La jeune fille qui avait une tronche de vieille fille (dans tous les sens du terme) essaya d'alerter ses parents, mais ceux-ci prirent peur en la voyant et la foutirent dehors aussi !

Du coup, elle retourna avec la sorcière, qui ne lui rendit pas sa beauté mais lui apprit à enlaidir les autres pire qu'elle ne l'était déjà (ce qui est déjà pas mal !!). Finalement, l'histoire se termine là.

Ah si : elle se gouina avec la sorcière et elles vécurent heureuses mais ne purent avoir d'enfants.

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arthemis
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