
En gros, c'est simple : un beau matin pendant ces radieuses vacances de Toussaint, alors que j'avais pris de bonnes résolutions pour les jours à venir — c'est-à-dire faire du sport et étudier — je me suis levé sans aucune crainte. Peut-être aurais-je dû ne pas poser le pied gauche en me levant... Je ne m'en souviens pas très bien, mais après tout, c'est peut-être pour cela que ma journée fut gâchée.
Jogging : première mésaventure de la journée
Donc ce matin-là, je me lève (de bonne heure s'il vous plaît : 10 h), me prépare et vais courir dans mon quartier. Je n'ai pas fait dix minutes de jogging que « plaff ! » je mets le pied dans une crotte de chien encore toute fraîche. J'essuie comme je peux mes chaussures dans l'herbe et je reprends ma course.
Je ne peux pas tenir plus de 30 secondes que je suis déjà essoufflé, obligé de m'arrêter en pleine côte... Pour reprendre, c'est dur ! Surtout si on est « galetté » comme moi, avec mes 93 kilos pour 1 mètre 63. Même là, j'ai pas de bol. Donc je me mets à marcher. Tranquillement, j'emprunte des sentiers où je ne peux rencontrer personne.
Rencontre gênante avec mon prof de sport
Et là, qui est-ce que je vois ? Mon prof de sport, suant comme un porc sur son vélo, qui me fait : « Tu fais quoi Alex ? Tu sors les poubelles ? ». Super la blague ! Heureusement que j'ai fait mine de ne pas entendre lorsqu'il m'a dit « bon allez, roule bien ! », parce que je ne voulais pas que ma journée commence par cela.
Enfin j'arrive au stade, où beaucoup de coureurs en collants moulants se trémoussent. Et c'est là que je glisse sur une peau de banane et que je m'étale de tout mon poids. Tous les regards se sont tournés vers moi. Le malaise total.
Chute au stade : la honte de ma vie
Que faire dans pareille situation ? Il y avait une peau de banane en plein milieu du chemin, et il fallait que j'y marche dessus ! Le pire, c'est qu'autour de moi personne n'a levé le petit doigt pour savoir si je n'avais rien. Par contre, des rires ont fusé ! La honte de ma vie, je vous dis...
Je n'ai pas couru, je suis rentré directement chez moi. Là, je commence à vouloir ouvrir la porte... Plus de clés. J'avais perdu mes clés en courant ! Heureusement, ma mère était là. Et après m'avoir engueulé parce que j'avais cassé un de ses précieux vases (je n'avais pas dû le faire exprès parce que je ne m'en souviens pas !), elle m'a laissé monter dans ma chambre.
Clés perdues et blessures en cascade
Là, j'essaie de faire des haltères et des abdos. Je lâche un poids sur mes pieds ! Vite, je vais me passer de l'eau dessus. Je cours à la salle de bain, et là « bam ! » la porte de ma chambre s'ouvre brusquement par mon frère. Je me retrouve assommé, étendu sur le sol, attendant que tout cela soit passé. Mon frère s'excuse et m'aide à me relever. Puis il s'en va en refermant la porte, dans laquelle malheureusement j'avais mes doigts. J'ai crié.
Enfin, j'ai pu aller à la salle de bain pour me doucher. Là, plus d'eau chaude, que de l'eau froide. Tant pis, je me suis dit, ça me réveillera.
Quiproquo amoureux en ville
Vers trois heures, je vais retrouver des copains en ville. Qui est-ce que je vois au loin ? Ma copine dans les bras d'un autre gars. Je vais voir pour mettre les choses au point avec le mec. Ils s'embrassaient. Je le tire violemment en arrière pour le frapper, lorsque mon geste reste figé : ce n'était pas ma copine !
Le gars, lui, ne m'a pas évité : il m'a donné un beau coup droit, et si mes copains ne m'avaient pas emporté, j'y serais peut-être resté !
Enfin vint le soir, et j'eus la satisfaction de pouvoir me coucher, après avoir remarqué que j'avais pris 5 kilos en un jour. « Peut-être que demain sera meilleur ! »
Cette histoire ne m'est jamais arrivée, vous imaginez bien... Mais tout de même, il m'en arrive des choses de temps en temps !