

Qu'est-ce que la création sommaire ?
Oui, la création sommaire impose une réflexion. Définissons tout d'abord cette expression.
Bien souvent, on a une idée de texte, quelque chose qui rendrait bien. Une lueur qui vous traverse l'esprit et qui se grave sur notre mémoire vive. Alors, on cherche comment amener cette idée pour pouvoir l'exploiter. Parfois, on va y réfléchir pendant une paire de secondes et des fois ça nous empêche de dormir pendant trois semaines. Et puis d'un coup, on pense à autre chose. Et hop, c'est fini.
Incompréhensible machination intellectuelle nous forçant à nous remettre en question, il devient impossible de comprendre pourquoi nous pensons à ça. Pire, il est impensable de s'en éloigner tant l'idée paraît être la perfection du moment. La perfection de l'immédiat. Impossible néanmoins de la coucher sur une feuille, incapable de perdre du temps à l'écrire tant il est nécessaire d'avancer dans son esprit pour ne pas perdre le fil de la pensée. Permissif et illimité, le cerveau tourne à mille à l'heure. Une masse d'informations nous embue alors l'esprit, se référant à notre vécu, à nos envies, à nos projets et nos limites.
C'est cette pensée que j'appellerais donc Création Sommaire.

D'où viennent nos idées ?
D'où sort cette pensée ? Et pourquoi s'y intéresser alors que ça ressemble, en y réfléchissant bien, à une sorte d'ego démesuré voulant nous faire croire que nous sommes capables de sortir des idées, nous, pauvres gens de la plèbe qui n'avons pour seul but de payer gentiment nos impôts et de mettre un bout de papier dans une urne. Nous nous surestimons en essayant de construire un projet qui n'aboutira jamais et que nous savons, inconsciemment, qu'il ne sortira jamais de notre esprit. Mais c'est cet ego qui nous permet d'avancer dans la vie. Se dire que nous aussi nous pouvons faire telle ou telle chose. Cette pauvre idée qui sort de je ne sais où et qui nous pousse à nous en occuper, à la faire grossir, à l'exploiter ensuite pour en tirer un bénéfice quelconque ou une recherche de l'estime d'autrui.
Cela nous amène à nous la raconter à terme parce que c'est nous qui avons eu cette idée et réussir à sortir du lot, à montrer de quoi l'on est capable. Prouver et se prouver que la force mentale est bien supérieure à n'importe quel physique de Musclor (qui soit dit en passant, se pavane en chemise ouverte sur la plage, tandis que nous, pauvres faibles et ignorants du culte du physique, nous n'osons même pas enlever le pull qui nous étouffe par peur que quelqu'un remarque notre bouée intégrée...).

Faut-il s'embrouiller l'esprit pour une idée ?
Alors s'embrouiller l'esprit pour une idée, cela vaut-il le coup ?
Je pense sincèrement que oui. Oui, car nous sommes des êtres dotés d'une capacité de réflexion et qu'il me semble nécessaire de s'en servir, sans quoi il deviendrait stupide d'avoir un cerveau aussi gros, uniquement pour rester dans le rang des soi-disant « penseurs » qui régissent notre vie, de manière fade et abjecte.
Oui, nous nous devons de réfléchir tout le temps. Car si le chibre est un muscle, le cerveau aussi. Or il est plus agréable, je le conçois très bien, de toucher le fond d'un problème avec son chibre qu'avec son cerveau.
D'ailleurs, le rapprochement entre le cerveau et le saint membre n'est pas un hasard. On parle souvent de masturbation intellectuelle lorsque nous tentons de construire une idée. La réflexion que je porte ici en est une, de même que les analyses pseudo-politiques des nombreux sondages réalisés sur les différents médias de masse.

Pourquoi lire ce texte ?
Alors, me direz-vous, pourquoi nous obliger à lire un texte long, sans devant ni manche, issu d'une masturbation de l'esprit, qui plus est avec des titres de paragraphes déconnectés du contexte ?
D'une, je ne vous oblige pas. Et jusque-là, j'espère que l'on est d'accord.
De deux, mon texte est représentatif de mon idée de base, puisque je souhaitais vous offrir une création sommaire (ou une fainéantise intellectuelle) puisque cette idée, je n'y avais jamais pensé avant et je n'y repenserai plus jamais. C'était une idée qui passait comme ça. Mais à la grande différence, qu'aujourd'hui, je l'ai transposée sur le papier.
Ai-je eu raison ? Tort ? Personne ne condamnera jamais quelqu'un d'avoir voulu écrire ce qu'il pensait à un moment T. Personne ? Je n'en suis pas si sûr. Lorsque je vois les posts que je lance sur ce site, alors que je n'avais pas encore écrit d'article sous ce pseudo, je me dis que les gens sont des loups ne cherchant qu'à vous démolir, vous détruire.
Alors vous pourrez allègrement démonter ma réflexion en cliquant sur « Voir tous les commentaires et/ou en poster un ».
Mais je m'en fouterais, puisqu'il ne s'agit que d'une réflexion sur le moment et dès que j'aurai envoyé ce texte pour qu'il puisse paraître sur ce site, je ne me souviendrai plus de tout ce que j'ai écrit. Étrange impression de l'instantanée, de la réflexion post-cervicale.
De trois, si vous avez réussi à lire jusqu'ici, c'est que vous êtes des acharnés de connaissance et que vous avez soif de phrases complexes. Et je vous remercie de me lire.
De quatre, pour les titres des paragraphes, ils correspondent au temps que j'ai mis pour les écrire (si vous relisez le début vous comprendrez).

Conclusion : l'immédiateté de l'idée
Voilà, le CD n'est pas fini, mais je n'ai plus rien à écrire, donc je vais éviter le remplissage et vous laisser vaquer à des occupations plus intéressantes.
J'espère que cette réflexion sur l'immédiateté de l'idée vous aura plu. Pour l'éloge de la fainéantise intellectuelle, c'est un peu ça. De toute façon, je ne changerai rien dans ce texte, j'ai peur de ne pas comprendre pourquoi je l'ai écrit et du coup, je le supprimerais. Non, je ne retoucherai pas ce texte, pas le moindre caractère. C'est ça, la Création Sommaire !
Choix des images : Kosak
Transcription, mise en forme et envoi sur France Jeunes : Iron Vulva, Awalpé, Barbatruc, Jarestaparis