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La clitoridectomie : la honte de siècle

Malgré son interdiction en 1996, l'excision touche 60 à 65 % des femmes en Égypte. Cette mutilation aux conséquences graves continue de diviser la société égyptienne.

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L'Égypte, berceau de la civilisation pharaonique, n'échappe pas à cette réalité. Appelée également « excision », cette coutume consiste à procéder à l'ablation du clitoris. Existant avant l'arrivée de l'islam, elle a été préservée et véhiculée comme symbole de soumission de la femme. Face au tollé international, le pouvoir égyptien a décrété en 1996 une loi interdisant cette pratique. Toutefois, cela n'empêche pas les femmes de se faire exciser à domicile. Le taux de prévalence varie entre 60 et 65 %. Au-delà de l'horreur de cet acte, il faut souligner les graves conséquences sur la santé des femmes.

Lutte contre l'excision en Égypte : le témoignage de Mme Marie Assaad

Mme Marie Assaad, coordinatrice du Mouvement égyptien pour la lutte contre l'excision, affirme que le moment est venu de reconnaître ces faiblesses et que ce problème urgent doit trouver une solution rapide, car il en va de la santé de centaines de milliers de jeunes femmes et filles. Pourtant, cette pratique d'un autre âge perdure. Des médecins continuent de l'exercer sur des victimes innocentes. Celles qui refusent recourent au mensonge afin de pouvoir se marier.

Excision en Égypte : entre tradition et soumission

Entre le mensonge et la soumission, le choix est vite fait. Paradoxalement, des pays de moindre importance que l'Égypte, comme le Yémen, s'opposent avec succès à l'excision. En Égypte, puissance majeure de la Ligue arabe, malgré les efforts d'éradication, la pratique semble ancrée dans une tradition transmise de génération en génération. Elle devient même un argument de « pureté féminine ».

Pourquoi l'excision est une violation des droits humains

Des voix s'élèvent pour classer cette castration parmi les violations des droits de l'homme. Toutefois, le risque de voir les réactionnaires déplacer le débat vers les droits de la femme reste réel. Ces derniers n'hésiteraient pas à instrumentaliser cet argument pour perpétuer cette pratique infâmante.

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rachidyahou
rachidyahou @rachidyahou
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