
Qu'est-ce que la chance ? Définition et analyse
De nombreux événements se produisent chaque jour à travers le monde, comme il y en a eu par le passé et comme il y en aura dans le futur. Certains de ces événements ont été qualifiés par les humains. Ainsi, des expressions comme « tu as eu de la chance » ou « quelle chance » sont apparues dans notre langage. Mais alors, qu'est-ce que la chance exactement ?
Pour comprendre ce qu'est la chance, prenons un exemple simple : deux personnes doivent aller du point A au point B, sachant que le sol menant du point A au point B est glissant.
Durant le trajet, A tombe. Que peut-on en déduire ?
D'un côté, A a eu la malchance de tomber. Mais de l'autre, B qui est indemne, a-t-il eu de la chance de ne pas tomber ? Si A n'était pas tombé, B se serait-il aperçu qu'il a eu de la chance ?
Par ce raisonnement, on peut en déduire le caractère de la chance et de la malchance :
- La chance : événement continu.
- La malchance : événement ponctuel aléatoire.
Pourquoi la chance est-elle un événement continu ?
Dans notre exemple, le protagoniste B n'est pas tombé, pourtant les conditions pour une chute étaient réunies. Il aurait donc pu tomber n'importe quand durant le trajet, alors que A, lui, est bien tombé. On peut donc en déduire que la chance a un caractère continu : en effet, B a eu la chance de ne pas tomber tout au long du parcours.
Pourquoi la malchance est-elle un événement ponctuel et aléatoire ?
Dans notre exemple, le protagoniste A est tombé. Pourquoi ? Car comme nous l'avons expliqué au début, le sol était glissant. Cependant, B, lui, n'est pas tombé. Ainsi, à un moment précis, un événement a fait que A est tombé. Cet événement était indépendant de la volonté de A, il était donc aléatoire. De plus, durant ce trajet, A n'a chuté qu'une seule fois, ce qui démontre le caractère ponctuel de l'événement dit malchanceux.
Existe-t-il un état intermédiaire entre chance et malchance ?
Bien sûr, on peut se demander s'il existe un état intermédiaire, un état se trouvant entre la chance et la malchance. Pour mieux comprendre cet état intermédiaire, il faut saisir l'implication de l'individu dans l'événement. Ce qui caractérise un événement chanceux, c'est la volonté de l'individu qui le vit.
Prenons un autre exemple : une personne met une fourchette dans une prise électrique et s'électrocute. Cet événement est-il caractérisé par la malchance ? Non, car elle était consciente des conséquences de son acte, qui étaient alors inévitables. Cependant, si la personne croit avoir coupé le courant avant de mettre la fourchette, alors cet événement sera de la malchance car aléatoire (le courant aurait pu être coupé correctement) et ponctuel (une autre personne aurait peut-être vérifié que le courant était bien coupé avant d'y introduire une fourchette).
Donc seul un événement indépendant de la volonté de l'individu peut être qualifié de chanceux ou non.
Chance, malchance et destin : quelle relation ?
Revenons à présent à notre sujet principal : la chance. Nous savons à présent ce qu'est la chance ainsi que la malchance, mais qu'est-ce qui fait que, dans notre premier exemple, B a eu plus de chance que A ?
Dans la culture humaine et notamment dans les diverses religions, une conception revient souvent : celle du destin. Une conception qui veut que l'homme agirait en accord avec une ligne directrice, une ligne choisie par une entité supérieure, qui dicterait à l'homme son comportement et ses actions.
Donc, en suivant ce raisonnement, la chance et la malchance existent-elles vraiment ? En considérant que nos actions sont dictées par une entité supérieure, l'imprévisible est-il encore possible ? Une dernière question me vient alors à l'esprit : si la chance et la malchance n'existent pas car cloîtrées dans le destin, si seul persiste l'état intermédiaire dirigé par la volonté de l'homme, l'homme serait-il alors son propre dieu ?