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L'Homme est un grand mystère

L'Homme est une créature fascinante et paradoxale. Cupide, il sacrifie tout pour l'argent. Conscient de la mort, il refuse de l'envisager. Attiré par les excès, il fonce tête baissée.

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La première chose que l'on peut dire sur l'humain, c'est qu'il est cupide. Il veut et aime amasser des millions et des millions de dollars, d'euros, de yens... Bref, du fric, de l'argent, du flouze, de l'oseille, du pognon.

Il est prêt à vendre très cher la branche sur laquelle il est assis, qui surplombe une horde de loups déchaînés. Vous l'aurez compris : mourir n'est pas un problème pour lui, il préfère l'argent même si ce n'est qu'éphémèrement futile.

L'argent est donc son bien le plus précieux, et il va jusqu'à détruire sa planète, ses relations sociales, parfois sa santé pour en accumuler encore plus ! Il ne se rend pas compte qu'il se tue à petite dose.

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La mort : une vision paradoxale

La chose la plus épatante concernant l'homme est sa fin, la mort, mais surtout sa vision de ce qui l'attend obligatoirement.

Si je vous demandais comment vous vous verriez mourir (drôle de question, certes), je suis sûre à 80 % que vous me répondriez : « Euh... vieux... d'une maladie peut-être ! »

D'une maladie ou de mort naturelle... Ce n'est pas ce qui importe. Ce qui me choque, c'est que les hommes s'imaginent très souvent mourir vieux.

Pourtant, et j'aime cette expression, on dit souvent : un nouveau-né est bien assez vieux pour mourir !

En effet, l'homme, pourtant conscient de la mort, n'est pas capable de s'imaginer mort. Interviennent alors les questions gênantes, impossibles à répondre : qu'aurait été le monde sans moi ? Comment sera-t-il après ma mort ? Et bien sûr, THE question : « qu'y a-t-il après la mort ? »

L'homme refuse d'envisager sa propre fin

Quand vous dites au revoir à un ami ou à de la famille, vous dites par exemple : « À demain ! » ou « À dans un mois ! »

En disant ce genre de chose, vous exprimez votre « inconscience » vis-à-vis de la mort qui peut vous frapper à tout instant. Mais NON, vous vous enfermez dans le « je suis immortel, ou du moins je vivrai jusqu'à ce que mes cheveux blancs apparaissent ! » → l'Homme est si intéressant.

Il sait très bien qu'il mourra et pourtant il se berce dans l'illusion de la jeunesse qui le préservera et de la vieillesse qui le tuera.

La pensée d'Épicure sur la mort

Je ne peux pas arrêter mon paragraphe sur la mort sans parler d'Épicure, ce philosophe antique qui donna naissance à un mouvement : l'épicurisme.

Dans sa lettre à Ménécée, il exprime la « non-peur » de la mort. Pour Épicure, c'est simple : il ne faut pas avoir peur de la mort car :

  1. Les sensations n'existent que dans la vie, il n'y a donc pas de sensations dans la mort : pas de souffrance, et donc pas de peur à ressentir.
  2. Avoir peur de la mort alors que l'on est en vie ne peut qu'envenimer et rendre amer notre existence.
  3. Quelle importance de mourir jeune ? La vie, c'est comme (une boîte de chocolats) un banquet : que faut-il préférer ? Un long repas exécrable ou un seul mets raffiné ? Il vaut mieux avoir une vie courte mais très bonne, qu'une longue et inintéressante, non ?

L'Homme est donc une créature bien intéressante car elle est paradoxale : consciente de la mort, mais essayant de ne pas la connaître ou l'apprivoiser !

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Les excès : pourquoi l'homme cherche-t-il sa perte ?

Là encore, l'Homme se montre bien paradoxal.

À la fin d'un bal, avec une amie, nous regrettions d'avoir tant bu et pourtant nous ressentions le « plaisir » d'être éméchées et d'avoir abusé !!!

Et pourtant, j'ai remarqué que seules les « mauvaises choses » nous rendaient momentanément « heureux ».

L'homme sait que c'est mal de :

  1. boire de l'alcool
  2. fumer (quoi que ce soit)
  3. trop manger

...Pourtant il le fait, et avec joie.

Conscient de sa chute annoncée avec les mauvaises choses et les excès, il fonce tête baissée... Pourquoi ?

De la même manière que pour l'argent, l'homme est une créature téméraire qui scie ou vend la branche sur laquelle il est assis et qui finit toujours par perdre.

Fumer, boire sont (pour moi) des plaisirs de la vie... Mais à quel prix ? Et pourtant, le nombre de fumeurs reste plus ou moins constant.

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ginger_bread_woman
Clochette La rétameuse @ginger_bread_woman
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