
Un Grand Guerrier de l'époque avait beaucoup d'amour pour sa femme et une jalousie illimitée. Étant un guerrier redoutable, sa présence constante au combat était quasi obligatoire. De son côté, il acceptait de laisser sa très charmante, belle et exceptionnelle épouse avec beaucoup d'amertume. Alors, il eut l'idée de faire confectionner une espèce de culotte en acier avec un gros cadenas – pour des déplacements moins faciles et surtout pour la protection infaillible de son intimité – qui ne laissait d'ouverture que pour les secrétions nécessaires et obligatoires.
À chaque départ pour le combat
Sa protection sérieusement conçue, à chacun de ses départs pour le combat, le Grand Guerrier fermait hermétiquement son trésor entre les belles jambes de sa charmante épouse et remettait sans aucune crainte, en toute confiance, la clé à son cher Monseigneur, archevêque, patron de l'Église de son pays. Pour lui, Monseigneur était digne de toute confiance, portrait de la chasteté, ennemi du sexe.
Il en a procédé ainsi plusieurs fois, en partant, en laissant la vie de son trésor à son homme de confiance, en sécurité pensait-il.

La trahison de Monseigneur
Or c'était une occasion en or pour notre Monseigneur : à chaque absence du Grand Guerrier, notre Grand Homme de l'Église partait précipitamment, ouvrait et savourait tranquillement le trésor hautement sécurisé par Sa Majesté.
L'expérience était tellement agréable que Monseigneur en voulait toujours. Finalement, au lieu de prier pour sauver les âmes, il priait pour le maintien non seulement de la guerre, mais pour que le Grand Guerrier reste à jamais Grand Guerrier et lui satisfasse toujours ses besoins égoïstes et insatiables.
La clé et le châtiment fatal
Au tout dernier départ du Grand Guerrier (du moins en présence du Monseigneur), dans l'urgence de l'appel, le Grand Guerrier confondit la clé remise à son homme digne de confiance. Notre Grand Homme, voulant bien se servir aussitôt, partit pour renouveler son expérience exceptionnelle. Constatant que la clé n'était pas la bonne, oubliant le Grand Guerrier, il le poursuivit à une distance considérable pour lui annoncer la nouvelle : « La clé n'est pas la bonne, mon cher Grand Guerrier ! »
La foudre... Le Grand Guerrier entra au combat avec, à l'extrémité de son épée, la tête – avec une longue barbe blanche – du Grand Homme de CONFIANCE.
Leçon finale du Grand Guerrier
Quelle leçon pour le Grand Guerrier ! Un prêtre, c'est un homme comme les autres, et il a toujours son sexe sous la robe.