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Keep Cool : la forme sans la frime... Et sans ambiance ?

Keep Cool promet « la forme sans la frime ». Mais cette salle de sport intimiste peut-elle vraiment motiver ses adhérents sur la durée ?

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Fondée en 2002 à Avignon, Keep Cool joue la carte du contre-pied face aux salles de sport traditionnelles. Toute sa politique tient en une formule : « La forme sans la frime ». Mais au-delà du slogan accrocheur, comment cette volonté se matérialise-t-elle concrètement ? Décryptage d'une petite chaîne en pleine ascension.

La première impression n'est pas toujours la bonne. Au moment de signer mon contrat d'un an chez Keep Cool, une pensée m'a traversé : « Et voilà, je me suis encore fait piéger ! » Une jeune coach venait de me convaincre que j'avais eu raison de franchir la porte de son club. Elle m'avait expliqué qu'un abonnement d'un mois était trop coûteux et peu pertinent, qu'un engagement de six mois ne suffirait pas non plus. Me voilà donc engagé pour un an, avec la perspective de retrouver tous les facteurs agaçants qui m'avaient fait quitter mes clubs précédents au bout de trois mois maximum.

Pourquoi les installations Keep Cool privilégient l'intimité

Puis j'ai découvert le cadre de mes sessions musclées : aucun miroir, pas d'haltères traditionnels, mais des machines sophistiquées éliminant le risque de mauvaise exécution, une séparation nette de chaque activité, des portes qu'on ferme derrière soi. Le concept ne ment pas, ce qui s'avère déstabilisant les premiers temps.

Quand vous courez sur un tapis face au mur, alors que la convention voudrait qu'il soit orienté pour observer les allées et venues de la salle. Idem quand vous devez contourner les différents panneaux de séparation pour passer du Cardio-Training à la zone Trek ou à l'espace Abdos. Les hommes doivent même composer avec une « zone 51 », sorte de territoire interdit appelé Lady Corner, réservé aux exercices ciblés. Pas étonnant que tant de femmes adhèrent au principe. Ajoutez à cela la flexibilité des horaires (le club ne ferme qu'entre 23 h et 6 h du matin), l'absence de cours collectifs, les détails soignés comme l'éclairage tamisé et les diffusions régulières de senteurs agréables : toutes les conditions d'un environnement calme sont réunies.

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L'auto-motivation : suffisante pour progresser ?

Malgré ce cadre idéal, Keep Cool ne peut pas contourner les défauts inhérents à ses qualités. Suivre les recommandations filmées d'un coach peut sembler ridicule. Comment trouver de l'énergie quand on sait que l'entraîneur devant nous réciter les mêmes consignes, indépendamment de notre capacité à les respecter ?

La présence physique des coachs n'est pas permanente : leur rôle se limite à celui de conseillers, tous les cours étant enregistrés en vidéo. Une fois votre programme établi, vous devez vous prendre en mains. Cette responsabilisation du pratiquant est à double tranchant : elle permet de se fixer ses propres limites et d'avancer à son rythme sans la pression de la comparaison, mais elle exclut la dynamique de groupe et la motivation qu'apporte un coach en chair et en os.

De plus, combien de personnes franchissent les portes d'une salle de sport uniquement pour la performance ? En supprimant les cours collectifs, en remplaçant les vestiaires spacieux et les douches communes par des cabines individuelles verrouillées, Keep Cool ne favorise pas les rencontres. Or à long terme, au bureau comme à la maison, il est plus facile de « rester cool » quand on a quelqu'un avec qui échanger des sourires.

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