
Quels sont les risques d'erreurs judiciaires ?
Tout d'abord, certains diront être contre la peine de mort en raison d'erreurs judiciaires possibles et de l'impossibilité de revenir en arrière avec une telle procédure. Le pourcentage d'erreurs, bien qu'il soit assez bas, est tout de même présent. C'est facile de dire qu'il n'y a pas beaucoup d'erreurs et que nous devrions, de ce fait, accepter que la peine de mort soit rétablie. Mais que feriez-vous si l'erreur en question concernait l'un de vos proches ? Nous pensons tous que ça concernera toujours les autres et jamais nous, mais qu'en savons-nous ? Ce n'est pas le meurtrier qui sera victime d'une erreur, mais bien l'innocent exécuté à tort. De plus, ces méprises coûtent une fortune à l'État concerné, puisqu'il doit compenser financièrement, par des millions de dollars, les familles des exécutés.
La peine de mort coûte-t-elle vraiment moins cher ?
Ensuite, les États qui pratiquent encore la peine de mort dépensent des sommes faramineuses en coûts de procédures. Prenons, par exemple, les États-Unis. Trente-quatre des cinquante États américains appliquent encore, à ce jour, cette sentence. Les États qui pratiquent la peine de mort sont cependant beaucoup plus endettés que les autres puisque, contrairement à ce que pense la majorité des gens, cette procédure coûte une fortune. Par exemple, en Californie, des sommes faramineuses sont dépensées en coûts de procédures liés à la peine de mort. Ainsi, chaque année, les prisonniers condamnés à cette peine capitale coûtent à l'État de la Californie 137 millions de dollars. Si ces mêmes condamnés avaient été enfermés à perpétuité, ils coûteraient alors 11,5 millions de dollars par année. On peut donc comprendre d'où vient, en partie, la dette américaine. Ainsi, ceux qui souhaitent réinstaurer la peine de mort au Canada en pensant que cela coûterait moins cher que d'enfermer nos criminels à vie ont maintenant la preuve que ce n'est pas le cas.
Conclusion
Ainsi, en considérant les possibles erreurs judiciaires qui coûtent une fortune en compensation aux familles concernées, on peut commencer à douter de la rentabilité de la pratique de la peine de mort. Lorsque, par la suite, on prend conscience que le budget alloué à une telle procédure se calcule en centaines de millions de dollars, on peut véritablement penser que la réinstaurer au Canada causerait quelques problèmes budgétaires.