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Essai test du Renault Twizy

Essai complet du Renault Twizy : autonomie, prix, confort et sensations de conduite de ce quadricycle électrique révolutionnaire.

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Découverte du Renault Twizy en essai

Après avoir croisé un exemplaire en Bretagne (comme beaucoup d’entre vous, je ne pensais pas que cet OVNI était réellement sorti), j’ai voulu l’essayer. Pour cela, rien de plus simple : il suffit de se rendre sur la page www.renault.fr/essai-gamme-ze/ (pas d’attente, j’ai réservé le matin pour l’après-midi). Le centre Renault Z.E. se trouvant proche de chez moi à Boulogne-Billancourt, j’ai pu l’essayer sur leur piste privée, située sur l’île Seguin, à l’emplacement de leurs anciennes usines.

Après un accueil très convivial et une présentation de la gamme électrique (puisque le Twizy n’est disponible qu’en version électrique), nous voici embarqués à bord de cet engin singulier. Le Twizy ne ressemble à rien de ce que vous connaissiez, à mi-chemin entre une voiture et un scooter. De la voiture, il récupère un habitacle, un volant, un pédalier, une boîte automatique et des ceintures de sécurité. Du scooter, il emprunte l’absence quasi-totale de coffre, deux places en tandem (le passager s’installe derrière le conducteur avec ses jambes de part et d’autre du siège avant) et surtout un habitacle ouvert (les portes sont en option et ne ferment pas à clé, sans vitres dans la partie haute). Le Twizy est ainsi environ 30 cm moins long et 30 cm moins large qu’une Smart !

Qu’est-ce qu’un quadricycle exactement ?

Le Twizy n’est PAS une voiture, mais un quadricycle à moteur. Il existe deux versions :

  • Version 80 : quadricycle lourd nécessitant un permis B voiture
  • Version 45 : quadricycle léger limité à 45 km/h, pilotable dès 16 ans (voiture sans permis)

Les deux versions offrent une puissance ressentie comparable et sont physiquement identiques, à l’exception des organes moteurs.

Sensations de conduite du Twizy

Première surprise : le vent n’est pas du tout dérangeant, même dans la version sans portes. Le conducteur est bien protégé (le passager l’est beaucoup moins).

L’engin est moyennement réactif, mais suffisant pour la ville. La technologie électrique délivre un couple constant quelle que soit la vitesse. Avec un centre de gravité très bas, le Twizy est extrêmement agréable à conduire, avec des sensations plus proches d’un kart que d’une voiture ou d’un scooter. Aucun risque de retournement, mais si vous prenez les virages vigoureusement (la route semblant très large, c’est tentant !), vous sentirez rapidement le sous-virage et les crissements de pneus. À bord d’un véhicule électrique, on s’attend à ne pas entendre le moteur, or le bruit du réducteur est assez présent, sans être réellement dérangeant.

Comme dans un kart, même en roulant doucement, vous avez l’impression d’aller très vite, surtout dans la version sans portes puisque vous avez le nez sur la route. La maniabilité est exceptionnelle (rayon de braquage de 3,4 m !), ce qui renforce le plaisir de conduite et le sentiment de sécurité. La ville devient presque un terrain de jeu tellement la conduite est simple : vous passez absolument partout.

Sécurité du Twizy

Les sièges conducteur et passager sont équipés d’une ceinture trois points classique. Le conducteur reçoit en plus une sangle à passer autour de son épaule droite pour être bien maintenu en cas de retournement. Un airbag conducteur est également présent. La sécurité est très bonne, largement supérieure à tout deux-roues. Le crash test à 50 km/h (voir la vidéo) le prouve, avec un résultat honorable, même pour une voiture.

Autonomie et recharge électrique du Twizy

Le Twizy se branche sur une prise de courant normale (comme votre ordinateur) et consomme environ 2 000 W, soit l’équivalent d’un aspirateur. La charge totale prend 3 h 30. Le câble intégré de 3 m suffit dans la majorité des situations. Le rechargement coûte aux alentours de 0,80 € !

L’autonomie annoncée est de 100 km (un peu plus pour la version 45), mais elle est plutôt de 80 km en situation réelle (voire 50 km si vous adoptez une conduite sportive).

Finition et rangements du Twizy

La finition est médiocre : les plastiques sont bas de gamme et ça se sent. Mais ce n’est pas grave, car c’est une voiturette de plaisir toujours ouverte, impossible d’y mettre des éléments haut de gamme.

La planche de bord est équipée de deux vides-poches, l’un fermant à clé et l’autre non (cachant la prise allume-cigares). Derrière le siège passager se trouve un petit coffre mal agencé permettant d’y caser un iPad mais guère plus. Contrairement aux photos du siège passager retourné pour former un coffre, ceci n’est en réalité pas (encore ?) possible. En option, vous pouvez vous procurer un sac s’attachant au siège passager pour y caser vos courses (prix inconnu).

Confort à l’usage du Twizy

Le plaisir de conduite est indéniable. Cependant, les sièges sont assez durs et le passager assez mal traité : il ne peut voir la route et la place arrière est incompatible avec tout type de jupe (jambes écartées de part et d’autre du siège conducteur oblige). L’habitacle est réduit à sa plus simple expression, avec seulement deux boutons (marche avant, marche arrière, appuyer sur les deux pour le neutre) et deux commodos. Les vides-poches et le coffre sont de taille anecdotique, mais bien pratiques pour caser ses clés, portefeuille, téléphone ou iPad le temps du trajet.

La finition est moins que médiocre, bien pire qu’une Dacia Logan. Les couvercles des vides-poches sont très fins et semblent peu solides. L’ouverture permettant d’accéder aux 31 litres du coffre est trop petite pour pouvoir l’utiliser correctement. À noter que le vide-poche droit et le coffre ferment à clé, mais je n’y laisserais rien d’important.

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Prix du Renault Twizy à l’achat

Tarif de base :
- Twizy 45 (Urban) sans portes : environ 7 000 €
- Twizy 80 : environ 7 500 €

Le Twizy est disponible en trois finitions (Urban, Color et Technic), apportant uniquement des améliorations esthétiques (peinture métal, bicolor, jantes, etc.).

Options à prévoir :
- Portes : 600 € (non amovibles, la caisse et les rétros étant différents)
- Jantes (versions Urban et Color) : 600 €
- Kit Bluetooth : environ 200 €

Bref, à peine plus cher qu’un Segway et 3 000 € moins cher qu’une Smart (qui démarre à 10 000 €). La Smart est certes plus confortable, mais le Twizy est plus pratique pour la ville.

Coûts à l’utilisation du Renault Twizy

Le coût à l’utilisation est annoncé comme inférieur à celui d’un scooter trois-roues dès 3 500 km/an.

Budget mensuel :
- Assurance : 15 € (avec un bonus 50)
- Électricité : 5 € pour 600 km/mois (30 km par jour ouvré)
- Location de batterie : 50 € pour 7 500 km/an

La batterie ne peut pas être achetée, ce qui est tant mieux : c’est Renault qui se charge de la remplacer en cas de problème. Ils la changent dès qu’elle ne tient plus 75 % de sa capacité normale. À ce prix, vous avez droit à une assistance gratuite en cas de panne, y compris d’énergie, dans un rayon de 80 km autour de chez vous.

Recharge gratuite :
Vous pouvez recharger le Twizy sur les bornes Autolib équipées d’une prise “tiers” (le site/application “Chargemap” recense quasi exhaustivement les endroits où vous pouvez vous brancher). Comme le Twizy est équipé d’une prise normale et que c’est en réalité un scooter à quatre roues, il ne vous en coûtera que 15 € par an, vous permettant de vous charger 2 h 15 par jour totalement gratuitement (stationnement inclus) !

Conclusion : le Twizy, un succès urbain

Avec son air de prototype arrivé de l’espace, le Twizy bénéficie d’un capital sympathie exceptionnel. Vous vous faites plus remarquer à son bord qu’en Ferrari : les passants le photographient constamment, se retournent, viennent le toucher comme s’ils pensaient rêver ! Bref, vous ne passez pas inaperçu.

Pourtant, le Twizy est déjà sorti et disponible à la commande (livraison sous 15 jours selon certains acheteurs). Il s’en est vendu presque 1 500 exemplaires en France dans les trois semaines suivant sa sortie. C’est un succès !

Points forts :
- Coût à l’usage très raisonnable (moins de 100 € par mois tout compris)
- Avantages électriques : carte grise gratuite, coût d’utilisation réduit
- Plaisir de conduite indéniable
- Sécurité supérieure aux deux-roues

Points faibles :
- Autonomie limitée (80 km en réalité)
- Confort réduit, surtout pour le passager
- Interdiction des autoroutes (sauf périphérique parisien et N118)
- Pas d’aide gouvernementale en 2012

Pour qui ?
Ne considérez pas le Twizy comme une voiture à part entière. Si vous avez besoin d’une voiture, orientez-vous plutôt vers la Zoé. En revanche, si vous possédez déjà une voiture, le Twizy sera parfait pour aller travailler en semaine, votre voiture restant pour les week-ends un peu plus loin et/ou plus encombrés.

La cible annoncée est clairement les jeunes urbains, pour qui le plaisir d’utilisation est un critère majeur et qui sauront se contenter de son confort (ou plutôt, de son absence de confort). Les parents inquiets seront ravis de savoir leur progéniture beaucoup plus en sécurité que sur un scooter. Sans compter la classe à rouler à bord de ce bolide futuriste !

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